La troisième édition du Forum économique RDC–Angola s’ouvre ce mercredi 1er avril à Golden Tulip Hôtel de Kinshasa pour des travaux qui s’étendront jusqu’au 3 avril 2026. Organisé par la Cellule du Redressement Productif (CEREP), à l’initiative de la vice-primature en charge de l’économie de la RDC, ces assises ont pour objectif de consolider les acquis des éditions précédentes, d’évaluer les progrès réalisés et de proposer des mesures opérationnelles visant à accélérer l’intégration économique sous-régionale ainsi que le développement du commerce transfrontalier.
Il est attendu de ces travaux notamment de formuler des recommandations appropriées pour faire face aux contraintes persistantes sur le commerce transfrontalier ; d’améliorer les mécanismes de facilitation des transactions financières entre les deux pays ; de promouvoir la formalisation des échanges commerciaux et lutter contre la contrebande ; d’encourager le développement de partenariats entre opérateurs économiques ; d’élaborer des stratégies communes dans des secteurs prioritaires tels que l’énergie, la pêche, le transport et la logistique ; de renforcer la coopération institutionnelle entre les administrations publiques et les organismes de régulation ; de favoriser l’intégration des marchés et améliorer la compétitivité des économies nationales.
Ce Forum est organisé autour du thème central « INTÉGRATION SOUS-RÉGIONALE ET DÉVELOPPEMENT DU COMMERCE TRANSFRONTALIER ». L’atteinte de ce thème central passe par deux sous thèmes à savoir « Facilitation des transactions financières et sécurisation des échanges commerciaux entre l’Angola et la RD Congo » et « Le regard fraternel sur les échanges sectoriels ».
Ces thématiques se déclineront autour des 5 axes suivant :
- Facilitation des échanges commerciaux : Amélioration des transactions financières et sécurisation des paiements ; Rôle des banques centrales ; Réformes financières et innovations.
- Gouvernance commerciale et formalisation : Lutte contre la fraude et la contrebande ; Amélioration de la gouvernance des échanges transfrontaliers ; Protection des économies nationales.
- Secteur de l’énergie : Développement du commerce transfrontalier des produits énergétiques, défis et perspectives ; Gouvernance et commercialisation responsable des hydrocarbures.
- Pêche et économie bleue : Développement d’un marché commun des produits halieutiques.
- Transport, logistique et infrastructures : Stratégie de développement des infrastructures sous-régionales de transport et de communication ; comment renforcer l’intégration logistique et la connectivité afin réduire l’extraversion économique.
Au nombre des participants, ce Forum RDC-Angola regroupe les membres des gouvernements des deux pays ; les responsables des ministères sectoriels ; les gouverneurs de provinces et autorités locales; les Banques centrales et banques commerciales ; les Administrations douanières ; les Guichets uniques du commerce extérieur ; les Agences de régulation ; les Opérateurs économiques ; les Petites, moyennes et grandes entreprises ; les Chambres de commerce et organisations professionnelles ainsi que des partenaires techniques et financiers dont des institutions financières, des Organisations régionales et internationales (FMI, Banque mondiale, PNUD, etc.).
Le Forum économique s’inscrit dans la volonté commune de deux présidents, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo de la République Démocratique du Congo et de João Manuel Gonçalves Lourenço de la République d’Angola, de renforcer la coopération économique bilatérale. Ainsi, le Vice-premier Ministre, Ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba a mandaté la Cellule du Redressement Productif (CEREP) pour l’organisation de ces assises de Kinshasa.
Depuis l’organisation de la première édition du Forum économique RDC–Angola en 2023, placée sous le thème du partenariat pour une croissance partagée, suivie d’une deuxième édition, des avancées significatives ont été enregistrées dans plusieurs domaines. Toutefois, certaines contraintes persistent et continuent d’entraver le plein développement des échanges bilatéraux, notamment : La facilitation des échanges commerciaux ; Le développement des infrastructures transfrontalières ; La promotion des investissements croisés ; Le renforcement de la coopération sectorielle, en particulier dans les domaines de l’énergie du transport et des services ; Les difficultés liées aux paiements et aux transferts financiers ; La persistance de pratiques informelles et de contrebande ; L’insuffisance d’infrastructures logistiques adaptées ; L’existence de barrières tarifaires et non tarifaires.
Amédée Mwarabu
