Dans le cadre de sa mission d’assister le Gouvernement dans la mise en œuvre de sa politique d’approvisionnement régulier du pays en produits de base, le Fonds de Régulation Économique (FOREC), établissement placé sous la tutelle du Ministère de l’Économie nationale, a signé, le vendredi 28 août 2026, avec la Régie des Voies Fluviales (RVF), établissement placé sous la tutelle du Ministère des Transports, Voies de Communication et Désenclavement, un protocole d’accord portant sur le financement d’un programme d’aménagement et d’entretien des voies navigables.

D’un montant de 2.423.310 dollars américains, ce financement vise à réhabiliter et à sécuriser des corridors fluviaux stratégiques afin de désenclaver les bassins de production et de faciliter l’acheminement des produits agricoles vers les grands centres de consommation.

Ce projet, porté conjointement par le FOREC et la RVF, part du constat effectué par le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, lors de ses différentes missions économiques à l’intérieur du pays.

Ce constat révèle que la RDC dispose d’environ 16.000 km de voies navigables, constituant un axe essentiel d’intégration économique, mais dont l’exploitation est fortement affectée par la dégradation des conditions de navigabilité, l’insuffisance du balisage et la présence d’obstacles physiques.

Le projet prévoit l’aménagement prioritaire d’un linéaire global de 2.299 km, réparti sur deux grands corridors. Le premier, l’axe Nord-Ouest : Kinshasa-Mogalo par le fleuve Congo (600 km), la rivière Ubangi (356 km) et la rivière Lua (142 km), jusqu’à proximité de Gemena.

Le second est l’axe Centre-Sud : Kinshasa-Ndomba, comprenant le fleuve Congo jusqu’à Kwamouth (193,5 km), la rivière Kasaï (605 km), la Sankuru (464,5 km) et la Lubi (131,5 km), jusqu’à Ndomba, à environ 83 km de Mbuji-Mayi.

Au total, près de 2.300 kilomètres de voies navigables sont concernés par cette première intervention.

D’après le Secrétaire Exécutif du Fonds de Régulation Économique, Jean-Paul Nemoyato, l’enjeu dépasse donc le simple balisage. Il s’agit de rétablir des corridors logistiques entre les zones de production agricole, notamment du Sud-Ubangi et de l’espace Kasaï, et les marchés de consommation.

À ce sujet, il souligne : « L’amélioration de la navigabilité devrait ainsi contribuer à faciliter l’évacuation des produits agricoles, à fluidifier les échanges commerciaux et à réduire les coûts logistiques, notamment sur les axes reliant les zones productives du Sud-Ubangi et de l’espace Kasaï aux grands circuits de commercialisation. »

Par ailleurs, le programme est assorti d’un dispositif spécifique de suivi destiné à garantir la traçabilité des ressources, le contrôle de leur utilisation ainsi que la bonne exécution des travaux.

Un comité de suivi réunira notamment les représentants du Ministère de l’Économie nationale, du Ministère des Transports, Voies de Communication et Désenclavement, du Ministère du Développement rural, ainsi que ceux de la Cellule de Redressement Productif (CEREP), du FOREC et de la RVF.

À cette occasion, la Direction générale de la RVF a salué la portée stratégique de cet appui financier : « Ce financement constitue une étape importante dans notre volonté commune de sécuriser la navigation, d’améliorer la navigabilité et de renforcer la connectivité entre les différents territoires de la RDC, au bénéfice des populations et des opérateurs économiques. », a-t-il déclaré.

Cette initiative s’inscrit dans la stratégie gouvernementale visant à améliorer la circulation des biens, rapprocher les zones de production des marchés, soutenir les activités économiques locales et contribuer à la sécurité de l’approvisionnement des grands centres urbains.

Finances & Entreprises

By amedee

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