José BakimaJosé Bakima

Le défi du dialogue national congolais : transformer l’appel à la paix en garanties pour les populations

Tribune — Contribution au dialogue national

PAR JOSE M. BAKIMA

 À propos de l’intervention du cardinal Fridolin Ambongo Besungu à la rencontre internationale « Paix désarmée et désarmante », organisée par la Communauté de Sant’Egidio, le 26 octobre 2026.

 La paix ne peut plus demeurer une promesse

Le 26 octobre 2026, à la Domus Pacis, le cardinal Fridolin Ambongo Besungu, archevêque de Kinshasa, a pris la parole dans le cadre d’une rencontre internationale consacrée à la paix désarmée et désarmante.

Son intervention nous invite à réfléchir à une contradiction qui traverse depuis plusieurs décennies l’histoire de la République démocratique du Congo : notre pays a connu des négociations, des accords, des médiations et des engagements internationaux, sans que les populations de ses régions meurtries aient toujours pu bénéficier d’une sécurité durable.

Cette contradiction mérite d’être examinée au-delà des appartenances politiques, des sensibilités religieuses et des divergences sur les modalités du dialogue.

Car la question essentielle n’est pas seulement de savoir comment obtenir un accord de paix.

Elle est de savoir comment construire une République capable de rendre la paix effective, vérifiable et durable.

Une paix proclamée n’est pas nécessairement une paix vécue.

Une paix négociée n’est pas nécessairement une paix garantie.

Et une paix garantie par des dispositifs de sécurité ne devient véritablement durable que lorsque les conditions politiques, économiques, sociales et institutionnelles qui alimentent les violences sont également transformées.

C’est à cette transformation que devrait contribuer un dialogue national digne de ce nom.

  1. La paix désarmante : une exigence qui dépasse le silence des armes

L’expression « paix désarmée et désarmante » introduit une distinction importante.

Une paix désarmée refuse de considérer la menace permanente comme le fondement normal des relations humaines.

Une paix désarmante cherche à transformer les relations qui entretiennent la peur, la haine et la violence.

Elle ne se satisfait donc pas de l’interruption des combats.

Elle interroge les conditions qui rendent leur reprise possible.

Cette perspective possède une portée particulière pour notre pays.

Les conflits qui affectent l’est de la RDC ne se réduisent pas à des affrontements militaires. Ils s’inscrivent dans une histoire complexe de tensions régionales, de déplacements de populations, de contestations territoriales, de défaillances institutionnelles et d’intérêts économiques.

La cessation des hostilités constitue une nécessité immédiate.

Mais elle ne résout pas automatiquement les problèmes de sécurité, de justice, de citoyenneté, de gouvernance et de développement.

Il faut donc distinguer trois objectifs : faire cesser la guerre, garantir la sécurité et reconstruire les conditions d’une coexistence durable.

Ces objectifs sont complémentaires.

Ils ne sont pas interchangeables.

Un accord peut suspendre les combats sans rétablir la confiance.

Une présence militaire peut protéger temporairement un territoire sans résoudre les causes de son instabilité.

Une proclamation de réconciliation peut demeurer sans effet lorsque les victimes ne disposent d’aucune garantie de justice ou de réparation.

La paix désarmante constitue ainsi une exigence de transformation.

Mais cette transformation appelle une autre dimension : la capacité institutionnelle.

  1. La paix capable : une responsabilité de l’État

La République démocratique du Congo ne souffre pas uniquement d’un déficit de déclarations en faveur de la paix.

Elle souffre également de difficultés persistantes à transformer les décisions publiques en résultats effectifs pour les populations.

C’est pourquoi nous proposons d’introduire dans le débat national la notion de paix capable.

La paix capable désigne une situation dans laquelle l’État et les institutions disposent des moyens, des compétences, des règles et des mécanismes de contrôle nécessaires pour assurer durablement la sécurité, protéger les droits et garantir les conditions essentielles de la vie collective.

Elle suppose une administration présente.

Une justice accessible et impartiale.

Des forces de défense et de sécurité organisées, responsables et soumises au droit.

Des mécanismes crédibles de prévention des conflits.

Des collectivités territoriales disposant de moyens effectifs.

Des services publics capables de fonctionner.

Des institutions dont les décisions peuvent être contrôlées.

La paix capable ne se mesure donc pas seulement au nombre d’accords signés.

Elle se mesure à la possibilité, pour une famille, de vivre sans craindre d’être déplacée.

À la possibilité, pour un agriculteur, de cultiver sa terre.

À la possibilité, pour un commerçant, de circuler sans subir des prélèvements arbitraires.

À la possibilité, pour un enfant, de fréquenter une école.

À la possibilité, pour un malade, d’accéder aux soins.

À la possibilité, enfin, pour un citoyen, de faire reconnaître ses droits sans devoir recourir à la violence ou à des protections particulières.

La paix capable est celle dont les effets deviennent visibles dans la vie quotidienne.

Elle transforme la paix d’une promesse politique en une responsabilité publique.

  1. Dialoguer avec les adversaires ne signifie pas légitimer la violence

L’intervention du cardinal Ambongo soulève également une question sensible : celle de l’inclusivité du dialogue.

Cette question ne peut être résolue par des slogans.

Il faut distinguer la nécessité pratique de négocier avec les acteurs capables de poursuivre les hostilités et la reconnaissance d’une légitimité politique ou institutionnelle.

Ces deux réalités ne sont pas identiques.

Dans certains conflits, obtenir une cessation effective des combats exige de discuter avec les responsables des forces engagées.

Mais leur participation à une négociation ne saurait constituer, par elle-même, une reconnaissance de leur droit à gouverner.

Elle ne doit pas davantage effacer les responsabilités relatives aux violations des droits humains.

Autrement, la négociation pourrait produire une conséquence dangereuse : faire de la prise des armes une voie privilégiée d’accès à la représentation politique.

Le dialogue doit donc être inclusif dans la recherche des solutions, sans devenir indifférent aux moyens employés par les participants.

Il doit distinguer les questions négociables des principes qui fondent la République.

Les modalités du cessez-le-feu peuvent être négociées.

Les garanties de sécurité peuvent être discutées.

Les mécanismes de désarmement, de démobilisation et de réintégration peuvent être élaborés.

Les conditions du retour des populations déplacées doivent faire l’objet d’engagements précis.

Mais l’intégrité territoriale, l’indivisibilité de l’État, la protection des populations et les obligations fondamentales de justice ne peuvent devenir de simples monnaies d’échange.

La RDC est un État unitaire et indivisible.

Sa souveraineté et son intégrité territoriale doivent être préservées.

Un dialogue national ne saurait être conçu comme une procédure permettant de contourner ces principes.

Il doit, au contraire, contribuer à leur donner une traduction effective.

 

  1. Les victimes ne peuvent être les absentes du dialogue

Les négociations de paix accordent souvent une place centrale aux acteurs disposant d’une capacité de nuisance.

Ceux qui possèdent des armes sont considérés comme indispensables.

Ceux qui peuvent perturber les accords sont invités à participer à leur élaboration.

Mais les populations qui subissent les conséquences de la guerre risquent de demeurer à la périphérie du processus.

Cette situation soulève une question fondamentale de justice.

Pourquoi la capacité de faire la guerre devrait-elle donner davantage de poids à une parole que l’expérience de ceux qui en supportent les conséquences ?

Un dialogue national ne peut être réduit à une rencontre entre détenteurs de pouvoir politique et responsables de forces armées.

Il doit également faire entendre les victimes.

Les personnes déplacées.

Les familles endeuillées.

Les femmes et les enfants affectés par les violences.

Les communautés privées de leurs moyens d’existence.

Les autorités locales.

Les organisations de la société civile.

Les acteurs économiques dont les activités ont été détruites.

Les populations qui vivent quotidiennement les conséquences de l’absence de l’État.

Leur participation ne doit pas être symbolique.

Elle doit contribuer à identifier les besoins prioritaires, à définir les garanties et à contrôler les engagements.

Une paix négociée sans les victimes risque de devenir un arrangement entre ceux qui disposent du pouvoir de décider et ceux qui disposent du pouvoir de détruire.

La reconstruction de la confiance exige que les populations retrouvent leur place au centre des décisions.

  1. La richesse du territoire ne suffit pas à faire vivre la Nation

Le cardinal Ambongo a également attiré l’attention sur les contradictions économiques qui accompagnent les conflits congolais.

Notre pays possède des ressources naturelles considérables.

Pourtant, une grande partie de sa population demeure confrontée à la pauvreté, à la précarité des infrastructures et aux insuffisances des services publics.

Cette contradiction ne peut être expliquée uniquement par l’existence d’intérêts extérieurs.

Elle engage également la responsabilité des institutions nationales.

La question fondamentale est celle de la transformation des ressources en capacités collectives.

Posséder des minerais ne signifie pas disposer d’une industrie capable de les valoriser.

Posséder des terres agricoles ne signifie pas garantir la sécurité alimentaire.

Posséder un potentiel hydroélectrique considérable ne signifie pas fournir effectivement de l’électricité aux ménages et aux entreprises.

Disposer de recettes publiques ne signifie pas nécessairement les convertir en écoles, en hôpitaux, en routes et en services administratifs.

La richesse naturelle ne devient une richesse nationale que lorsqu’elle contribue à améliorer durablement les conditions d’existence de la population.

La paix capable exige donc une transformation économique et territoriale.

Elle suppose que les territoires cessent d’être considérés principalement comme des espaces d’extraction ou de prélèvement.

Ils doivent devenir des espaces de production, d’équipement, d’emploi, de formation et de développement.

Une paix durable dans l’est du Congo ne pourra être séparée de cette transformation.

Les populations doivent pouvoir constater que la fin des violences ouvre des possibilités réelles de vivre, de produire et de transmettre.

 

  1. La corruption est aussi une atteinte à la paix

L’évocation de Floribert Bwana Chui dans l’intervention du cardinal Ambongo mérite une attention particulière.

Son refus de céder à la corruption rappelle qu’une décision administrative peut engager la sécurité et la vie d’autrui.

La corruption ne constitue pas seulement un problème de détournement financier.

Elle peut compromettre la qualité des médicaments.

Elle peut faciliter la circulation de produits dangereux.

Elle peut affaiblir les dispositifs de sécurité.

Elle peut détourner les ressources destinées aux infrastructures.

Elle peut priver les populations de services essentiels.

Elle peut également détruire la confiance dans les institutions.

Une société dans laquelle l’accès aux droits dépend de paiements illicites ou de protections particulières ne dispose pas des conditions nécessaires à une paix durable.

Mais il ne suffit pas d’exhorter les agents publics à l’intégrité.

L’exemple individuel doit être prolongé par des garanties institutionnelles.

Il faut protéger ceux qui refusent les pratiques illégales.

Il faut rendre les procédures contrôlables.

Il faut identifier les responsabilités.

Il faut sanctionner les abus selon des règles impartiales.

Il faut empêcher que les personnes chargées de protéger l’intérêt général soient abandonnées lorsqu’elles résistent à des intérêts puissants.

Une République capable ne doit pas dépendre exclusivement du courage exceptionnel de quelques citoyens pour assurer le respect de la loi.

Elle doit rendre l’intégrité praticable et la corruption effectivement sanctionnable.

  1. La souveraineté doit devenir une capacité de protection

La souveraineté constitue un principe fondamental de l’existence de l’État.

Mais elle ne peut être réduite à une affirmation diplomatique.

Elle doit posséder une traduction concrète.

Un État souverain doit être capable de protéger son territoire.

Il doit également protéger les personnes qui y vivent.

Il doit administrer ses ressources.

Il doit faire respecter ses lois.

Il doit organiser ses institutions.

Il doit disposer des connaissances et des moyens nécessaires pour conduire sa trajectoire.

La souveraineté ne se mesure donc pas seulement à la reconnaissance internationale.

Elle se mesure également aux capacités effectives de l’État.

Cette distinction rejoint une interrogation essentielle de notre réflexion sur la refondation de la République congolaise.

La force peut être nécessaire à la protection.

Mais elle ne doit pas devenir une finalité autonome.

La souveraineté exige la puissance.

Elle exige également le discernement.

Elle exige enfin une responsabilité envers les populations.

Dans le langage de notre paradigme Kongo, cette articulation peut être examinée à travers le triptyque Ngangu – Ngolo – Zola/Lendo.

Ngangu renvoie au discernement.

Ngolo désigne la force ou la puissance.

Zola/Lendo introduit la dimension relationnelle de la responsabilité.

La force privée de discernement peut devenir destructrice.

Le discernement privé de moyens d’action peut demeurer impuissant.

Et tous deux perdent leur finalité humaine lorsqu’ils se détachent de la responsabilité envers autrui.

Une paix durable exige leur articulation.

  1. Du témoignage moral à l’obligation institutionnelle

Le cardinal Ambongo intervient en tant que responsable religieux.

Sa parole relève d’abord du témoignage moral et de l’interpellation des consciences.

Elle ne constitue pas un programme institutionnel complet.

Mais elle peut ouvrir une réflexion sur les obligations de l’État.

Cette articulation peut être éclairée par un autre triptyque du paradigme Kongo : Kimbangi – Kimfumu – Kinyadi.

Kimbangi renvoie au témoignage.

Kimfumu concerne la souveraineté et la dignité de l’autorité.

Kinyadi désigne la dimension de gouvernance et d’administration.

Le témoignage révèle une exigence.

La souveraineté engage une responsabilité.

La gouvernance doit transformer cette responsabilité en décisions et en résultats.

Ces trois dimensions ne peuvent être dissociées.

Une parole morale peut éveiller les consciences.

Mais elle ne remplace pas les institutions.

Une souveraineté peut être proclamée.

Mais elle demeure incomplète lorsqu’elle ne protège pas les populations.

Une administration peut posséder des structures.

Mais elle manque sa finalité lorsqu’elle ne sert pas effectivement l’intérêt public.

La paix doit donc parcourir tout le chemin qui conduit du témoignage à la responsabilité, puis de la responsabilité à l’action institutionnelle vérifiable.

 

  1. Le dialogue national doit déboucher sur des engagements contrôlables

Le dialogue national ne devrait pas devenir une conférence supplémentaire dont les résolutions rejoindraient les archives des engagements inexécutés.

Il doit être conçu comme un processus de transformation.

Cela suppose de définir clairement ses objectifs.

De distinguer les questions relevant de la sécurité immédiate de celles qui concernent les réformes de longue durée.

D’identifier les responsabilités.

De prévoir les moyens nécessaires.

De fixer des échéances.

D’organiser des mécanismes indépendants de suivi.

De rendre compte publiquement des résultats.

Les engagements relatifs à la protection des populations doivent pouvoir être vérifiés.

Les mécanismes de désarmement doivent être contrôlés.

Les dispositions concernant le retour des déplacés doivent être accompagnées de garanties concrètes.

Les réformes institutionnelles doivent être traduites en obligations précises.

Les ressources financières affectées à la reconstruction doivent faire l’objet d’une traçabilité effective.

Le dialogue ne doit pas se limiter à produire un consensus verbal.

Il doit établir les conditions de sa propre exécution.

Cette exigence concerne également la durée.

Les transformations nécessaires ne pourront pas toutes être réalisées immédiatement.

Elles demanderont une programmation cohérente, des priorités et des mécanismes de continuité.

La paix capable suppose donc une planification.

Elle ne peut dépendre exclusivement des circonstances politiques ou de la bonne volonté des dirigeants du moment.

 

  1. La paix doit préserver le Vivant

Notre réflexion peut enfin être élargie.

La guerre ne détruit pas seulement des infrastructures.

Elle détruit des vies.

Elle disperse des familles.

Elle compromet la santé.

Elle désorganise la production alimentaire.

Elle interrompt la transmission des connaissances.

Elle dégrade les milieux.

Elle peut priver des générations entières des conditions nécessaires à leur développement.

La paix doit donc être pensée à partir de ses conséquences pour le Vivant.

Elle ne peut se limiter à l’absence de combats.

Elle doit rendre possible la continuité de la vie humaine et des milieux dont celle-ci dépend.

Cette exigence rejoint les enseignements de notre réflexion comparative sur la sagesse des peuples.

Les traditions humaines ont développé des représentations diverses de la puissance, de la justice et de la transmission.

Mais notre époque introduit une responsabilité particulière.

L’humanité possède désormais des capacités capables de transformer profondément les conditions de l’existence.

Elle doit apprendre à les maîtriser.

Pour la RDC, cette responsabilité possède une traduction immédiate.

Il faut protéger les populations.

Il faut restaurer les institutions.

Il faut reconstruire les capacités productives.

Il faut garantir les droits.

Il faut préserver les ressources.

Il faut transmettre aux générations suivantes un pays dont les possibilités d’existence ne soient pas durablement compromises.

La paix n’est pas seulement une condition du développement. Elle est également l’expression d’une responsabilité envers les vivants et ceux qui viendront après eux.

 

CONCLUSION — FAIRE DE LA PAIX UNE CAPACITÉ NATIONALE

L’intervention du cardinal Fridolin Ambongo à Assise nous invite à dépasser une conception de la paix fondée exclusivement sur les rapports de force.

Elle rappelle l’importance du dialogue, de la fraternité et du refus de la déshumanisation.

Mais l’expérience congolaise nous impose une exigence supplémentaire.

La paix ne peut demeurer une aspiration morale.

Elle doit devenir une capacité nationale.

Une capacité de protection.

Une capacité de justice.

Une capacité de production.

Une capacité de gouvernance.

Une capacité de transmission.

Le dialogue national doit contribuer à construire ces capacités.

Il doit reconnaître la nécessité de négocier sans transformer la violence en source de légitimité.

Il doit faire entendre les victimes sans réduire leur participation à une présence symbolique.

Il doit préserver les principes constitutionnels tout en recherchant des solutions politiques aux conflits.

Il doit articuler les engagements de paix avec la reconstruction de l’État et le développement des territoires.

Il doit enfin établir des mécanismes capables de rendre les décisions effectives et contrôlables.

La République démocratique du Congo n’a pas seulement besoin d’une paix annoncée.

Elle a besoin d’une paix dont les populations puissent éprouver les effets.

Une paix qui permette de vivre sans peur.

Une paix qui rende possible le travail.

Une paix qui protège les droits.

Une paix qui restaure la confiance.

Une paix qui donne aux générations futures des raisons de croire en leur pays.

C’est dans cette perspective que nous proposons de prolonger l’appel à une paix désarmée et désarmante par une exigence complémentaire :

UNE PAIX DÉSARMANTE DANS SES FINALITÉS, UNE PAIX CAPABLE DANS SES INSTITUTIONS.

Car la paix ne devient durable que lorsqu’elle cesse de dépendre exclusivement des déclarations, des circonstances et des personnes pour reposer sur des responsabilités publiques, des capacités effectives et des garanties contrôlables.

Le véritable enjeu du dialogue national congolais n’est donc pas seulement de mettre fin à une guerre. Il est de construire une République capable d’empêcher que la guerre redevienne, pour ses populations, une condition ordinaire de l’existence.

 

By amedee

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