Les données de la DGDP (Direction générale de dette publique) renseignent qu’à fin décembre 2024, la dette publique intérieure de la RDC s’élève à 5 milliards 561,08 millions USD et représente 7,81% du PIB (Produit Brut Intérieur). De cet encours, 3.476,7 milliards de CDF, (environ 1,222 milliard USD) représentent l’encours des Obligations du Trésor et Bons du Trésor.
Le reste de la dette publique intérieure de la RDC est constitué uniquement d’arriérés budgétaires, qui sont regroupés en trois catégories, à savoir : (i) la créance de la Banque Centrale du Congo sur le Gouvernement congolais ; (ii) les protocoles d’accords d’arriérés intérieurs signés entre le Gouvernement et les créanciers intérieurs ; (iii) le stock d’arriérés budgétaires certifiés et validés après audit initié par le Ministre des Finances.

Quant à la dette extérieure de la RDC, est à 7 milliards 607,18 millions USD à fin 2024, l’encours de la dette extérieure est constitué uniquement de la dette contractée directement par l’Administration centrale. Il représente 57,77% de la dette publique, soit 10,68% du PIB. Il est constitué de la dette courante, c’est-à-dire, celle disposant d’un échéancier, de l’ordre de 7 milliards 450,28 millions USD, et des arriérés techniques s’élevant à 156,90 millions USD.
En termes de créanciers, les plus importants bailleurs de fonds de la RD Congo sont respectivement les institutions multilatérales avec 81,24% de la dette extérieure, les partenaires bilatéraux avec 16,59%, les commerciaux avec 0,89% et les autres créanciers avec 1,78%, dont la quasi majorité représente les arriérés techniques.

Amédée Mwarabu
