Le plus grand crible à talents de la planète (COMMENT LA CHINE PRÉPARE SES ELITES À GOUVERNER)
La semaine prochaine, les 3,4 millions de diplômés universitaires chinois les plus brillants, avec un QI moyen de 114, passeront le guokao, l’examen national de la fonction publique, qui se déroulera sur trois jours et pour lequel ils se disputeront 39 700 postes. Leur QI les place parmi les 15 à 20 % les plus intelligents de la population, et parmi eux, 40 000 possèdent un QI exceptionnel, supérieur à 140. À l’extrémité supérieure de la courbe, 650 d’entre eux affichent un QI de super-génie de 160, contre seulement 220 personnes de leur âge aux États-Unis et dans l’Union européenne réunis.
Une élite permanente issue de l’extrême droite
Les 39 700 admis n’obtiennent pas simplement un emploi ; ils entrent dans une compétition de performance qui durera des décennies. Leurs carrières sont suivies de près, les meilleurs sont promus sans relâche, les autres sont mis à l’écart. À la quarantaine, les 2 % les plus performants gouverneront des provinces plus vastes que la France ou l’Espagne. À la cinquantaine, certains intègrent le Politburo. La Chine identifie systématiquement la fraction la plus productive et dotée du QI le plus élevé parmi ses 1,4 milliard d’habitants, la soumet à une concurrence féroce et lui confère un pouvoir réel et durable. Les plus brillants et les plus performants de la population qui a bâti Huawei, CATL et le TGV sont directement intégrés à la bureaucratie.
L’asymétrie croissante des capacités étatiques
Les gouvernements occidentaux n’ont rien de comparable. Les États-Unis recrutent 200 000 fonctionnaires fédéraux par an, principalement par mutation et sans concours national. Le Royaume-Uni recrute moins de 1 000 diplômés par an ; l’ENA française, 80. Aucun n’égale l’ampleur, la rigueur et la capacité de sélection cognitive du guokao, ni ses résultats concrets. Le QI médian des fonctionnaires occidentaux se situe entre 105 et 110, soit un écart-type¹ inférieur à celui de leurs homologues chinois et deux de moins que celui des lauréats chinois.
La méritocratie fait toute la différence
Les bureaucraties occidentales produisent des politiques fragmentées, à courte vue ou contradictoires, qui s’effondrent sous le poids de leur propre complexité (Pacte vert pour l’Europe contre fiabilité du réseau électrique ; politique américaine en matière de terres rares et d’industrie contre dépendance persistante). Avec un QI supérieur d’un écart-type, le fonctionnaire chinois moyen est capable de gérer une complexité cognitive bien plus importante, de repérer plus rapidement les effets de second ordre et de maintenir des stratégies sur 20 à 50 ans sans en perdre la cohérence.
Les hauts fonctionnaires occidentaux, dont le QI est inférieur de deux écarts-types à celui des lauréats chinois, se situent dans la moyenne chinoise. Lorsque des erreurs surviennent (ce qui est inévitable), le système chinois dispose d’un nombre bien plus important de personnes à haut QI capables de diagnostiquer et de corriger rapidement les problèmes, tandis que les systèmes occidentaux s’appuient sur une couche de talents plus restreinte et moins performante, ce qui a tendance à aggraver les erreurs : 15 ans et 11 milliards de dollars plus tard, les États-Unis dépendent encore à 90 % de la Chine pour leurs aimants en terres rares.
L’honnêteté est la meilleure politique (nationale)
Les institutions et l’honnêteté d’une nation sont déterminées par l’intelligence de ses citoyens : les plus brillants perçoivent les avantages à long terme de l’honnêteté et des institutions qui encouragent les comportements honnêtes. Toute institution dotée d’un code de conduite incite ses membres à la probité et indique aux candidats potentiels les normes attendues. Il existe un lien de causalité entre le développement intellectuel et la conscience morale : le développement individuel représente un progrès de l’égocentrisme cognitif vers une pensée décentrée, de l’égocentrisme éthique vers la prise en compte des intérêts et des droits d’autrui. Les capacités cognitives ont l’influence causale la plus forte sur l’honnêteté d’une société, et l’intelligence explique pourquoi certaines sociétés trichent aux jeux et dans la vie réelle².
Réserver l’accès au gouvernement à ses seuls citoyens les plus brillants confère un avantage supplémentaire à la République populaire de Chine : les personnes brillantes sont, par nature, moins enclines à la corruption.
Renforcement des capacités de l’État
Tandis que Washington et Bruxelles se contentent de nommer des responsables politiques de passage et de gérer des bureaucrates généralistes, Pékin forge une classe administrative permanente, composée des esprits les plus brillants et les plus compétents de l’humanité. Sans institutions capables de recruter les talents avec la même intensité, le fossé administratif avec l’Occident ne cessera de se creuser – et le XXIe siècle sera décidé par ceux qui considèrent la gouvernance d’une superpuissance comme une profession à haut risque plutôt que comme un simple exercice politique temporaire. Autrement dit, nous sommes condamnés !
Tiré de la page du professeur (physique quantique) , Jean Bricmon de l’université de Louvain-la-Neuve.
(China’s Smartest 3.4 million Fight for 40.000 Government Jobs)

