Des déplacés internes en RDC. Photo d'illustrationDes déplacés internes en RDC. Photo d'illustration

La Ministre des Affaires Sociales, Actions Humanitaires et Solidarité Nationale, Eve Bazaïba, a présenté, lors du Conseil des ministres du 12 décembre, l’évolution de la situation d’urgence humanitaire principalement dans la province du Sud-Kivu à la suite de l’offensive généralisée des forces rwandaises et de leurs supplétifs qui a aggravé la situation humanitaire.

Ce tournant sécuritaire intervient à peine quelques jours après la validation par le Gouvernement avec les partenaires, le 1er décembre 2025, des statistiques relatives à la situation humanitaire dans le pays, en ce compris, la situation des personnes déplacées internes. Ces statistiques sont destinées à orienter le Plan de réponse humanitaire pour l’année 2026.

Il en ressort que le nombre total de personnes dans le besoin humanitaire en République Démocratique du Congo s’élève à 14,9 millions, l’assistance humanitaire nécessite l’équivalent de 1,4 milliard de dollars américains jusqu’à fin décembre 2025 et le nombre de déplacés internes s’élevait à 5,3 millions.

L’afflux massif de nouveaux déplacés modifie désormais de manière significative les projections initiales. Les besoins réels dépassent largement les scenarii de planification adoptée, rendant indispensable une révision immédiate des populations cibles, des volumes d’assistance et des capacités logistiques mobilisables.

 La présence des forces hostiles à Uvira entraîne la fermeture de la frontière avec le Burundi. Ce qui interrompt un couloir vital d’approvisionnement en vivres, carburants et produits de base laissant craindre une pénurie brusque.

Selon Eve Bazaïba, avec cette détérioration de la situation humanitaire, il a été signalé plus de 35.000 déplacés en un jour à Mboko, 22.000 autres ont pu traverser vers le Burundi tandis que les flux vers Baraka, Sange, Kiliba et Kalemie se poursuivent. Les organisations humanitaires ont évacué le milieu.

Les besoins immédiats portent sur les abris, l’eau et l’assainissement, les soins d’urgence, la sécurité alimentaire, la protection des personnes vulnérables notamment femmes, enfants et personnes vivant avec VIH qui demeurent exposés à de multiples risques.

La Ministre des Affaires Sociales, Actions Humanitaires et Solidarité Nationale a recommandé, « une réponse gouvernementale visible et structurée », conformément à la demande du Président de la République à l’ouverture de cette réunion du Conseil, à travers une mission des Ministères concernés dans l’objectif : – D’évaluer la situation sécuritaire ; – D’activer le mécanisme humanitaire d’urgence pour l’acheminement et la coordination de l’assistance ; – D’accélérer la démarche diplomatique avec le Burundi en vue de l’ouverture d’un corridor humanitaire temporaire ; – De mobiliser les dispositifs nationaux et internationaux de plaidoyer pour soutenir la stabilisation de la région.

Au-delà de cette situation, elle a sollicité une attention particulière pour les communautés de Boma dans le Kongo Central, Bandundu-Ville dans le Kwilu, Buta dans le Bas-Uélé et Mushie dans le Maï-Ndombe frappées par les inondations provoquées par les pluies diluviennes sans oublier les déplacés, victimes de Mobondo.

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By amedee

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