Lors de son discours du haut de la tribune des Nations Unies pour la 80e session de l’Assemblée générale, Félix-Antoine Tshisekedi, Président de la République Démocratique du Congo (RDC), a réaffirmé le rôle de sa nation en tant que « pays-solution » dans la lutte contre le changement climatique, en s’appuyant sur son immense potentiel naturel et ses initiatives nationales, soulignant l’urgence d’agir dans le cadre de l’Accord de Paris.
A en croire le Chef de l’Etat congolais, le gouvernement s’est ainsi engagé à « arrêter et inverser la perte de forêts et la dégradation des terres d’ici 2030 ». Parmi les mesures phares, le programme « Jardin scolaire », qui vise la plantation d’un milliard d’arbres d’ici 2030, est présenté comme un levier essentiel pour renforcer la séquestration du CO2 et la résilience des écosystèmes.
Pour Félix Tshisekedi, son pays salue l’adoption de nouveaux mécanismes de financement, notamment le Fonds pour pertes et préjudices, jugé nécessaire pour apporter « des réponses concrètes aux pays les plus exposés ». Toutefois, la RDC conditionne la pleine mobilisation de ses atouts naturels à des « engagements financiers prévisibles, accessibles et à la hauteur des impératifs écologiques et humains ».
Dans son allocution, le Président de la RDC a également mis en lumière les menaces qui pèsent sur le bassin du Congo, abritant la deuxième plus grande forêt tropicale du monde, qualifiée de « premier puits de carbone terrestre ». Face aux activités destructrices comme la déforestation et l’exploitation illégale, souvent exacerbées par les conflits armés, la RDC soutient l’initiative portée par le Vanuatu, Fidji et Samoa visant à ériger l’écocide en crime international.
ODD et transition écologique
« Le bilan demeure contrasté — seuls les ODD 12 et 13 paraissent encore atteignables d’ici 2030 — mais des progrès tangibles sont enregistrés : la gratuité de l’enseignement a permis à plus de cinq millions d’enfants de retourner à l’école ; la Couverture santé universelle élargit l’accès à des soins de qualité ; les politiques d’autonomisation des femmes réduisent les disparités socio-économiques. Ces acquis restent toutefois fragilisés par l’insécurité persistante dans l’Est du pays et par la vulnérabilité de notre économie face aux chocs exogènes », a déclaré le Chef de l’Etat congolais.
En ce qui concerne le projet hydroélectrique du Grand Inga, Félix Tshisekedi laisse entendre qu’il est présenté comme la pierre angulaire de la transition énergétique du pays. Pour lui, ce projet incarne l’ambition de la RDC de « fournir une énergie propre et compétitive » pour électrifier le territoire, décarboner l’industrie et soutenir l’intégration régionale.
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