Lors de la 53eme réunion du Conseil des ministres du 25 juillet 2025, le président de la République, Félix Tshisekedi, avait taper du poing sur la table pour dénoncer l’insalubrité inquiétante dans la capitale Kinshasa. A cet effet, le président de la République avait engagé le Gouvernement provincial de Kinshasa, en collaboration avec le Ministre Délégué près le Ministre de l’Urbanisme et Habitat en charge de la Politique de la Ville, sous la coordination du Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières à prendre, sans délai, les mesures suivantes : – Responsabiliser chaque niveau de gouvernance locale, du bourgmestre au chef d’avenue, pour faire respecter la discipline de propreté dans chaque entité de la ville ; – Redynamiser la Brigade de salubrité, la doter des moyens humains, matériels et juridiques nécessaires, y compris les mesures de coercition, pour faire respecter les normes d’hygiène et ramener tous les citoyens à une culture de propreté ; – Lancer une réflexion sur la création d’une unité spécialisée (ou société), avec pour mission prioritaire de débarrasser les avenues de Kinshasa des véhicules abandonnés et épaves qui y sont stationnés inutilement.
Plus de trois mois après ces instructions, rien n’a été fait pour assainir la ville province de Kinshasa. C’est ainsi qu’au cours du dernier Conseil des ministres, le chef de l’État est revenu sur cette problématique d’assainissement de la capitale soulignant que « la situation actuelle demeure non seulement préoccupante, mais atteint désormais un niveau profondément alarmant, voire catastrophique ».
Ainsi, Félix Tshisekedi, ayant promis une réunion d’évaluation sur la question d’assainissement de Kinshasa, a prévenu que « toute défaillance avérée fera l’objet de sanctions exemplaires, sans aucune forme d’indulgence ».
Voici, l’extrait du compte rendu du Conseil des ministres sur la communication du président de la République autour de la problématique de l’assainissement de la ville de Kinshasa.
Le Président de la République est à nouveau revenu sur l’impérieuse nécessité de renforcer les mesures d’assainissement dans la ville de Kinshasa. Pour une énième fois, il s’est vu dans l’obligation d’y revenir, tant que la situation actuelle demeure non seulement préoccupante, mais atteint désormais un niveau profondément alarmant, voire catastrophique.
Les amas d’immondices qui jonchent nos avenues, les marchés insalubres, les caniveaux obstrués et les déchets plastiques qui envahissent nos cours d’eau traduisent un manque de suivi manifeste dans la gestion de la salubrité publique. Les conséquences sont multiples et graves : la pollution de l’environnement et la propagation des maladies hydriques, la dégradation accélérée des routes transformées en dépotoirs, les inondations récurrentes qui sont des sources d’accidents et de désordres urbains, les embouteillages monstres causés par l’état déplorable de certaines artères principales, paralysant la mobilité et affectant la productivité économique de la capitale.
Face à cette situation qui ternit gravement l’image de notre capitale, met en péril la santé de nos concitoyens et compromet le fonctionnement harmonieux de la cité, le Président de la République convoquera, sous peu, une réunion d’urgence. Celle-ci réunira l’ensemble des acteurs concernés, membres du Gouvernement central, autorités de la ville de Kinshasa, ainsi que les Services techniques intervenants, afin d’évaluer sans complaisance l’exécution des mesures déjà instruites sur cette épineuse question et d’arrêter, le cas échéant, des décisions immédiates et contraignantes.
Il a prévenu que toute défaillance avérée fera l’objet de sanctions exemplaires, sans aucune forme d’indulgence. Et qu’il n’est plus question de tolérer la négligence, l’inaction, ni encore moins la complicité dans un domaine aussi essentiel que la salubrité publique.
Et de préciser : « Chacun devra assumer pleinement ses responsabilités, car la protection de la population, la dignité de notre capitale et le respect des instructions données ne sauraient souffrir d’aucune déviation. Le droit de nos concitoyens à vivre dans un environnement sain constitue un impératif constitutionnel auquel nul ne peut se soustraire. »
Le Président de la République entend veiller personnellement à ce qu’il soit pleinement respecté, car il en va de la responsabilité de l’Etat d’assurer un cadre de vie digne et sécurisé pour tous.
Amédée Mwarabu
