La République démocratique du Congo a porté haut sa vision industrielle ce mardi au Prospectors & Developers Association of Canada (PDAC) 2026, le plus grand rendez-vous mondial du secteur minier. En marge de la convention, le Ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a pris part au forum Mining Investment in Africa, considéré comme le principal événement africain sur les investissements miniers en Amérique du Nord.
Devant un parterre d’investisseurs, de dirigeants d’entreprises et de décideurs africains, le Ministre a délivré un message clair : l’Afrique ne veut plus être un simple fournisseur de matières premières.
« La manière dont nous valorisons nos ressources naturelles ne peut plus se limiter à la simple extraction. Elle doit s’étendre à la connaissance, à la transformation et à la souveraineté industrielle et économique », a-t-il déclaré.

Rompre avec le modèle extractif
Dans un discours structuré et stratégique, le Ministre a rappelé que le continent se trouve à « un tournant décisif de son histoire ». Pendant des décennies, a-t-il souligné, les pays africains ont exporté leurs richesses à l’état brut pour ensuite importer à prix élevé des produits transformés.
« Nous devons inverser la tendance d’un modèle économique qui nous condamnait à exporter nos richesses brutes et à racheter des produits finis hors du continent. »
Pour la RDC, première réserve mondiale de cobalt et acteur clé des minerais de transition, l’heure est à la transformation locale, à la création d’emplois qualifiés et au transfert de technologies.
Le rôle clé des prospecteurs
Le Ministre a également mis en lumière un maillon souvent peu visible mais stratégique de la chaîne minière : les prospecteurs et développeurs. « Ces pionniers identifient nos gisements et structurent les projets qui seront les moteurs de notre industrialisation. »
Selon lui, la souveraineté minérale commence bien avant l’ouverture d’une mine, dans la connaissance géologique et la maîtrise des projets.

Une ambition industrielle assumée
La vision congolaise est claire : rompre avec le modèle « mine-au-port » hérité du passé colonial pour faire des minerais un levier de développement durable.
« La République démocratique du Congo a choisi de faire de l’exploitation de ses minerais un levier de développement durable. Notre ambition est de devenir un acteur industriel central dans les chaînes de valeur mondiales des minerais et métaux de transition. » a-t-il insisté
Au PDAC 2026, la RDC n’est donc pas venue uniquement présenter son potentiel minier. Elle est venue défendre une vision : celle d’une Afrique qui transforme ses richesses, contrôle son destin industriel et redéfinit sa place dans l’économie mondiale.
Avec la Celcom Mines
