En 2020, le budget exécuté, de la Présidence de la République, de la Primature, de l’Assemblée nationale et du Sénat, s’évaluait globalement à 365,4 millions USD, soit trois fois moins que ce qui a été dépensé pour ce même quatuor en 2025.
En 2025, les quatre institutions phares de la République, à savoir la présidence de la République, la Primature, l’Assemblée nationale et le Sénat, ont bénéficié de 3 587 788 895 513 de CDF (1,258 milliards USD au taux budgétaire de 2850 FC le dollar américain) sur les 33 592 598 425 892 de CDF (11,786 milliards USD) décaissés par le Trésor pour les dépenses publiques au cours de l’exercice budgétaire 2025, soit une part équivalant à 10,6% du montant total dépensé pour l’ensemble de la nation congolaise, selon les états de suivi budgétaire publiés par le ministère du Budget.
Tout naturellement, la présidence de la République a été le plus gros bénéficiaire parmi ce quatuor avec des dépenses exécutées à hauteur de 2 372 885 715 893 de CDF (832,5 millions USD) sur des prévisions budgétaires plafonnées à 864 634 125 836 de CDF (303,3 millions USD), soit un taux d’exécution de 274% ou un dépassement de 174%. Les dépenses de la présidence de la République représentent 66% des dépenses totales de ces quatre institutions.
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La deuxième institution budgétivore est l’Assemblée nationale qui a englouti dans ses dépenses de fonctionnement et de rémunérations et autres, la bagatelle de 716 459 163 076 de CDF (251 millions USD) contre des prévisions budgétaires arrêtées à 778 478 015 559 de CDF, soit un taux d’exécution de
La Primature est en troisième position avec des dépenses (Rémunérations, Biens et Matériels et Dépenses de prestation) culminant à 214 023 496 820 de CDF (75 millions USD) contre des prévisions estimées à 146 252 028 334 de CDF (51 millions USD), soit un taux d’exécution de 147%.
Quant au Sénat, ses dépenses exécutées en 2025 ont été de l’ordre de 284 420 519 724 de CDF (99,7 millions USD) sur des prévisions de 304 376 598 440 de CDF (106 millions USD), soit un taux d’exécution de 93%.
Selon la loi sur les finances publiques (la LOFIP), le dépassement budgétaire est une faute de gestion. Et un compte ne peut pas engager des dépenses au-delà des crédits lui accorder dans la Loi de Finances votée au Parlement et promulguée par le chef de l’État.
Rappelons qu’en 2020, il y a six ans, le budget consommé par la présidence de la République était de 164,8 millions USD ; celui de l’Assemblée nationale de 114,1 millions USD ; celui de la Primature de 38,5 millions USD, et celui du Sénat de 48 millions USD. Ce qui faisait un budget de 365,4 millions USD pour ces quatre institutions.
Amédée Mwarabu
