Les banques commerciales opérant en République démocratique du Congo ont accordé 2 milliards 53,260 millions USD de crédit aux ménages, aux entreprises et aux institutions publiques au cours de l’année 2025. Dans la même période, les agents économiques (ménages, entreprises et institutions publiques) ont fait des dépôts bancaires de l’ordre de 1 milliard 656,592 millions USD, selon les chiffres communiqués par la Banque centrale du Congo. Dans l’hypothèse où la RDC compte 100 millions d’habitants, ces chiffres indiquent que chaque congolais n’a reçu à peine 20 dollars de crédit et déposé comme épargne 16 dollars dans le circuit bancaire. Autant dire que l’impact du secteur bancaire est faible dans l’économie congolaise et ne peut significativement stimuler la croissance économique par la consommation des agents économiques.
L’encours global des dépôts bancaires a enregistré une hausse mensuelle de 3,4 %, se situant à 16.241,1 millions USD à fin décembre 2025. En rythme annuel, ce dernier s’est accru de 10,2 %. Cette évolution est principalement attribuable à l’augmentation des dépôts en dollars des ménages et des entreprises privées.
Les dépôts en devises et ceux en monnaie nationale se sont accrus respectivement de 2,9 % et 6,6 % des dépôts. La structure de l’épargne demeure largement dollarisée, les devises étrangères représentant 87,2 % du total des dépôts.
Au 30 décembre 2025, la part des dépôts effectués en monnaie nationale a connu une légère hausse, s’établissant à 12,82 % contre 12,43 % le mois précédent. Cette légère progression représente une augmentation de 0,4 point de pourcentage de leur poids dans l’ensemble des dépôts bancaires.

Les dépôts auprès des banques restent largement dominés par les ménages et les entreprises privées. Ils représentent respectivement 35,8 % et 31,8 %. En termes de répartition par espace géographique, il s’observe respectivement une forte concentration des dépôts bancaires à Kinshasa (65,2 %), au Haut-Katanga (22,9 %), au Lualaba (4,0 %) et au Nord-Kivu (2,7 %).
Sur le plan sectoriel, les dépôts proviennent essentiellement des autres secteurs hors administration publique (39,2 %), du commerce (21,7 %) et de l’industrie extractive (14,5 %).

A fin décembre 2025, les crédits bruts se sont chiffrés à 10.266,3 millions de USD, en hausse de 2,5 % par rapport au mois précédent et en hausse de 20,2 % par rapport à fin décembre 2024. Cette situation s’explique essentiellement par la hausse des crédits accordés aux PME et aux administrations publiques centrales.
S’agissant de la ventilation par monnaie, les crédits libellés en devises ont enregistré une hausse de 2,5 % alors que ceux en monnaie nationale, ont connu une baisse de 1,7 %. En 2024, les crédits bancaires avaient enregistré une croissance de 17,3 %, soutenue par l’augmentation des financements accordés aux entreprises privées, aux ménages et à l’administration centrale. Leur répartition géographique reflétait une concentration à Kinshasa (47,5 %), au Haut-Katanga (35,7 %), au Lualaba (9,6 %) et au Nord-Kivu (2,6 %).
Sur le plan sectoriel, les crédits étaient dominés par l’industrie extractive (35,4 %) et les autres services hors administration publique (27,1 %).
Finances & Entreprises
