Les données de la Banque Centrale du Congo (BCC) renseignent qu’en cumul annuel, au 14 novembre 2025, l’exécution du plan de trésorerie de l’Etat s’est soldée par un déficit de 4.356,7 milliards de CDF, résultant des recettes de l’ordre de 24.507,4 milliards de CDF et des dépenses de 28.864,0 milliards de CDF.
Jusqu’à fin octobre 2025, la balance des opérations financières de l’Etat a affiché un déficit de trésorerie de 3.477,8 milliards de CDF, couvert avec des moyens de financement sains, dont les ressources d’émissions des titres publics et les marges de trésorerie. Les recettes publiques ont totalisé 23.801,9 milliards de CDF, soit un taux de mobilisation de 104,8 % par rapport aux assignations contenues dans le plan trésorerie. De même, les dépenses de l’Etat ont été exécutées avec un léger dépassement. En effet, sur un montant prévisionnel de 27.168,5 milliards de CDF, les décaissements de l’Etat se sont établis à 27.279,7 milliards de CDF, selon les chiffres de la BCC.
Pour ce mois de novembre 2025 en cours, les dépenses de l’Etat se sont établies à 1.584,3 milliards de CDF à la date du 14 novembre. Ces décaissements ont concerné pour l’essentiel les rubriques ci-après: -Salaires des agents et fonctionnaires de l’Etat : 1.000,2 milliards de CDF; -Frais de fonctionnement des institutions et ministères: 149,7 milliards de CDF ; -Subventions : 72,5 milliards de CDF. Quant aux dépenses exceptionnelles constituées principalement des opérations sécuritaires, elles se sont chiffrées à 146,0 milliards de CDF. Alors que les dépenses en capital, elles se sont établies à 123,5 milliards de CDF.
A noter que pour ce mois de novembre 2025, le plan de trésorerie prévisionnel projette les recettes à mobiliser à hauteur de 2.937,3 milliards de CDF, en raison principalement de l’échéance fiscale consacrée au paiement de la dernière tranche au titre d’acompte provisionnel de l’impôt sur les bénéfices et profits. Les dépenses de l’Etat sont estimées à 2.379,6 milliards de CDF, dont 1.374,6 milliards de l’enveloppe salariale, 435,4 milliards des dépenses exceptionnelles et 316,0 milliards au titre des subventions du Gouvernement.

Amédée Mwarabu

