L’équipe de CREFDL (Centre de recherche en Finances publiques et Développement local) (photo) a pris part aux consultations menées par le département des finances publiques (FAD) du Fonds Monétaire International, le 27 janvier 2026 à Kinshasa. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la mission d’assistance technique du FMI au Gouvernement, conduite par Jean-Baptiste Gros, Économiste principal, Chef de la mission et Aminata Michel, membre de la mission.

L’objectif de cette séance de travail était de recueillir les points de vue de la société civile sur le fonctionnement de la chaîne de la dépense publique ainsi que les recommandations pour assister les autorités dans l’optimisation du fonctionnement de cette chaîne.

Les échanges avec la société civile ont porté sur deux volets principaux à savoir :

  •  Évaluer l’exécution du budget : Analyse du comportement des dépenses tant dans le circuit standard que dans le circuit d’urgence. Un accent a également été mis sur l’état des lieux de la déconcentration de l’ordonnancement qui devrait être effectif en février 2026 ;
  • Analyser le niveau de transparence et de reporting du Gouvernement par l’évaluation de la publication des rapports des finances publiques (rapports budgétaires, comptables et statistiques).

CREFDL a saisi cette occasion pour présenter à la mission plusieurs éléments préoccupants sur la gestion des dépenses publiques. En 2024, par exemple, il a été observé que 32 % des dépenses du budget général ont été exécutées sans liquidation et ordonnancement préalable.

De plus, en ce qui concerne l’année 2025, à fin septembre, le Gouvernement a payé 1,5 milliards USD en mode d’urgence. Ces faits soulignent non seulement le non-respect du circuit de la dépense publique, mais aussi le recours fréquent au paiement des dépenses publiques en mode d’urgence, estime CREFDL.

Pour leur part, les membres de la mission ont affirmé au CREFDL être au courant des statistiques, soulignant que, selon le Gouvernement, ce sont les Mises à Disposition des Fonds (MAD). Ils reconnaissent, en outre, que le gap est dépassé, puisque, selon les engagements pris dans le cadre de la réforme, ces dépenses ne devraient pas excéder 10 %. Cependant, à fin septembre 2025, les dépenses payées en mode d’urgence ont atteint 17,36 %.

Finances & Entreprises 

By amedee

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