Il s’observe un faible volume des crédits bancaires en République démocratique du Congo. Au cours des onze premiers mois de l’année 2025, à peine 975 millions USD ont été accordés aux entreprises, aux ménages comme aux administrations publiques. A fin décembre 2024, le volume des crédits bancaires étaient chiffrés à 14, 773 milliards USD contre 15, 709 milliards USD à fin novembre 2025. Il s’en suit que l’économie de la RDC est faiblement soutenue par l’activité bancaire. Pour un pays ayant plus de 100 millions d’habitants et un PIB de l’ordre de 72 milliards USD, un volume de crédits bancaires de 975 millions USD est insignifiant.

Au 30 novembre 2025, la part des dépôts effectués en monnaie nationale a connu un léger repli, s’établissant à 12,4 % contre 12,8 % le mois précédent. Ce recul représente une diminution de 0,4 point de pourcentage de leur poids dans l’ensemble des dépôts bancaires.

Les dépôts auprès des banques restent largement dominés par les ménages et les entreprises privées. Ils représentent respectivement 35,8 % et 31,2 %.

En termes de répartition par espace géographique, il s’observe respectivement une forte concentration des dépôts bancaires à Kinshasa (65,2 %), au Haut-Katanga (22,9 %), au Lualaba (4,0 %) et au Nord-Kivu (2,7 %).

Sur le plan sectoriel, les dépôts proviennent essentiellement des autres secteurs hors administration publique (39,2 %), du commerce (21,7 %) et de l’industrie extractive (14,5 %).

Les crédits bruts, à fin novembre 2025, se sont chiffrés à 10.015,14 millions de USD, en baisse de 0,8 % par rapport au mois précédent et en hausse de 17,3 % par rapport à fin décembre 2024. Cette régression s’explique essentiellement par la baisse des crédits accordés aux entreprises privées et aux administrations publiques centrales.

S’agissant de la ventilation par monnaie, les crédits libellés en monnaie nationale et en devises ont enregistré des replis mensuels respectifs de 3,2 % et 0,8 %.

En 2024, les crédits bancaires avaient enregistré une croissance de 17,3 %, soutenue par l’augmentation des financements accordés aux entreprises privées, aux ménages et à l’administration centrale. Leur répartition géographique reflétait une concentration à Kinshasa (47,5 %), au Haut-Katanga (35,7 %), au Lualaba (9,6 %) et au Nord-Kivu (2,6 %). Sur le plan sectoriel, les crédits étaient dominés par l’industrie extractive (35,4 %) et les autres services hors administration publique (27,1 %).

Amédée Mwarabu

By amedee

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