C’est avec conviction que le ministre de l’Entrepreneuriat et PME, Justin Kalumba Mwana Ngongo, est intervenu le mercredi 26 novembre au Briefing Presse, pour faire la restitution de la Table ronde nationale sur l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes en République démocratique du Congo tenu la semaine dernière, sous le haut patronage du président Félix Tshisekedi.
Au côté du ministre de la Communication et Médias Patrick Muyaya, le ministre Justin Kalumba, a rappelé qu’il avait amorcé, lors de son premier mandat (au gouvernement Ilunkamba 2019-2012), un vaste chantier consacré au développement de l’entrepreneuriat en RDC.
Ce programme structurant avait alors vu le jour : Pronadec. Celui-ci reposait sur trois « C » :
- Capacitation. « Pour entreprendre, il faut disposer de certaines capacités acquises par la formation. » Le ministre a ainsi proposé d’introduire l’enseignement de l’entrepreneuriat dès l’école de base. Dans ce cadre, l’OPEC a été transformé en ANADEC, l’Agence nationale de développement de l’entrepreneuriat au Congo.
- Crédit. Face aux difficultés rencontrées par de nombreuses femmes pour accéder au financement, le gouvernement a créé le Fogec, Fonds de garantie de l’entrepreneuriat au Congo.
- Contrat de marché. « Nous voulons attribuer des marchés aux jeunes. » Grâce à la collaboration avec l’ARSP, les jeunes entrepreneurs peuvent désormais, via leurs PME, accéder plus facilement aux marchés publics.
Évoquant la Table ronde nationale sur l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes, Justin Kalumba a souligné qu’elle avait été convoquée par le Chef de l’État en personne. Ces assises ont drainé 475 jeunes durant trois jours et ont produit 305 recommandations et identiofié 12 fléaux majeurs.
Cette Table ronde a permis de dégager trois axes prioritaires et deux pieds : l’emploi, l’entreprise et la formation professionnelle. Selon lui, « si une cohérence parfaite est établie entre ces composantes, les résultats seront mécaniquement garantis ».
Pour répondre aux besoins du pays en main-d’œuvre qualifiée et soutenir son développement, le ministre a insisté sur la nécessité pour l’État d’ériger une grande école de formation professionnelle dans chaque province, en fonction des filières les plus porteuses. Une telle politique rapprocherait, selon lui, l’entrepreneuriat des compétences techniques essentielles et contribuerait durablement à créer de l’emploi en République démocratique du Congo.
Le Gouvernement congolais entend ainsi démontrer une volonté renforcée de faire de l’emploi et de l’entrepreneuriat des jeunes un levier central du développement national.
Au nombre des propositions novatrices, Justin Kalumba a évoqué l’idée d’organiser tous les trois ans des élections des “champions entrepreneurs”, synchronisées avec les cycles politiques. Ce mécanisme vise à permettre aux citoyens de choisir celles et ceux qui incarnent réellement la création de richesse dans leurs communautés. Pour lui, c’est un levier majeur pour « redonner de la dignité à la production locale » et rétablir un narratif trop longtemps déformé par la politique.

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