Après avoir abaisser son taux directeur de 25% à 17,5% le 7 octobre 2025, le Comité de politique monétaire (CPM) réuni le 8 janvier 2026 sous la direction du Gouverneur de la Banque centrale du Congo, André Wameso, a décidé d’une nouvelle réduction du taux directeur passant de 17,5% à 15,0%.
La BCC justifie cette décision par « une évolution maitrisée du rythme de formation des prix au cours des douze prochains mois , dans un contexte de stabilité de u taux de change et de maintien d’une croissance économique robuste ». La BCC mise aussi sur le fait que l’économie de la RDC devrait bénéficier des effets de l’évolution favorable des cours des métaux , notamment du cuivre et du cobalt.
Pour l’Expert en Haute Finance, Aimé Lambala, avec l’abaissement du taux directeur de seulement 250 point de base, la BCC privilégie une « stabilité précaire » qui n’oriente pas les multiplicateurs monétaires pour relancer le crédit à la consommation et aux investissements.
« Pour relancer la croissance en RDC, la BCC devrait se pencher sur les multiplicateurs monétaires de crédits. Son taux directeur devrait se situer autour de 7%, soit une baisse de 1050 point de base (baisse de 10,5%) », soutient Aimé Lambala.
De son avis, un abaissement de 10,5% du taux directeur de la Banque centrale donnerait les moyens aux investisseurs de recourir aux crédits, à condition que le franc congolais retrouve la stabilité d’une monnaie d’épargne et d’investissement. « Présentement, seul le dollar reste la monnaie d’investissement et d’épargne en RDC. La baisse du taux directeur de la BCC n’aura pas un impact direct sur le plan macroéconomique encore mois en ce qui concerne la croissance économique », tranche-t-il.
Dès lors, en maintenant le taux directeur en hausse (15%), cela montre que les facteurs autonomes restent toujours inférieurs aux prévisions de l’Exécutif. Ce qui montre que les politiques monétaire de la Banque centrale et budgétaire du Gouvernement restent « sous tension », estime Aimé Lambala.



