Au cours du briefing presse de lundi 9 mars 2026 à Kinshasa, le coordonnateur national du Programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement Communautaire et Stabilisation (P-DDRCS), Pr Jean de Dieu Désiré Ntanga Ntita, a présenté un bilan encourageant des actions menées en 2025. Il avait à ses côtés le ministre de la Communication et Médias Patrick Muyaya.

Il ressort des campagnes menées en 2025 par le staff de P-DDRCS  que plus de 5 000 combattants ont été démobilisés et réinsérés grâce à ce programme national, dans le cadre des efforts visant à restaurer la paix, la sécurité et la stabilité dans les provinces affectées par les conflits armés.

« Depuis que nous avons pris la tête de ce programme (Ndlr : janvier 2025), nous avons accompli un certain nombre d’actions, notamment le désarmement de pratiquement 4. 875 combattants jusqu’à fin février 2026. Nos opérations sont toujours en cours et nous avons déjà dépassé plus de 5. 000 personnes traitées », a déclaré Jean de Dieu Désiré Ntanga, le Coordonnateur national du P-DDRCS, devant la presse.

Le processus du programme commence toujours par le désarmement, c’est-à-dire la récupération des armes détenues par les membres des groupes armés, suivi de leur démobilisation. « Démobiliser ces combattants, c’est leur offrir de nouvelles alternatives socio-économiques afin qu’ils puissent produire des biens et services, répondre aux besoins de leurs communautés et générer un revenu pour subvenir à leurs propres besoins », a-t-il ajouté.

Le Programme DDRCS est actif dans six provinces : Ituri, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Maniema, Tanganyika et la ville province de Kinshasa (zone de Maluku), avec un développement en cours vers la zone de Maï-Ndombe.

Selon les chiffres donnés par le Coordonnateur national, en termes de statistiques, dans la province de ’Ituri, 1.546 clients ont été traités, 838 dans le Nord-Kivu, 653 dans le Tanganyika, et 151 à la frontière entre Kinshasa et Maï-Ndombe. Ce qui donne un effectif total de 3. 188 démobilisés sur l’année. Avec les deux premiers mois de 2026, ce chiffre est monté à 4. 875, dépassant aujourd’hui les 5. 000, a-t-il indiqué.

« La stratégie nationale découle de l’ordonnance 21-038 du 4 juillet 2021, qui définit la méthodologie et la mise en œuvre des programmes. Nous commençons par la sensibilisation et les dialogues avec les groupes armés, qui sont ensuite profilés, identifiés, biométrisés, reçoivent une carte et leurs armes sont tracées et stockées par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) », a expliqué le coordonnateur national du P-DDRCS.

Concernant la gestion des armés récupérées, il noté que «  Nous avons presque 1. 000 armes certifiées et stockées par les FARDC, environ 5.000 munitions de différents calibres, 40 explosifs et plusieurs effets militaires, sans compter les armes traditionnelles et blanches ».

Par ailleurs, le professeur Jean De Dieu Désiré Ntanga a salué l’appui du gouvernement de la République dans ces opérations. A l’en croire, les opérations de démobilisation sont financées entièrement par des ressources nationales. « Le programme est financé à 100 % pour ce qui est des démobilisations avec des fonds de notre pays », a-t-il affirmé.

Finances & Entreprises

By amedee

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