Devant le corps des ambassadeurs accrédités à Kinshasa, le samedi 31 janvier 2026, le président de la République, Félix Tshisekedi, a décrété l’année 2026 celle « d’un saut qualitatif — à la fois dans la sécurité et dans la transformation structurelle du pays — autour de quatre priorités ».
Au nombre de ces priorités, le président de la République a cité :
- • Sécuriser durablement l’Est et restaurer l’autorité de l’État ;
• Accélérer la gouvernance et l’efficacité publique ;
• Transformer l’économie pour produire, industrialiser et créer de l’emploi ;
• Consolider l’unité nationale et la cohésion sociale.
Dans son allocution, le chef de l’État congolais a mis en exergue les ressources stratégiques de la RDC dans sa coopération avec les différents pays partenaires, à l’ère de la transition énergétique.
RDC : pour 2026, Félix Tshisekedi se fixe 4 priorités pour un « saut qualitatif »
« Les minerais indispensables à la transition énergétique mondiale doivent être, pour nous, un facteur de transformation, d’industrialisation et de stabilité — et non une source de conflits ou de prédation. Notre ambition est claire : rompre avec les logiques d’extraction brute, promouvoir la transformation locale, garantir la traçabilité, développer des chaînes de valeur régionales et bâtir des partenariats équilibrés, fondés sur le respect mutuel et le partage équitable des bénéfices », a-t-il expliqué.
Citant l’exemple du Corridor de Lobito, Félix Tshisekedi a indiqué que ce projet illustre l’intégration moderne tournée vers l’avenir : en reliant zones de pro-
duction, infrastructures de transport, énergie et capacités de transformation, il renforce la coopération
entre États, sécurise les chaînes d’approvisionnement, favorise l’industrialisation régionale et crée des
opportunités économiques durables au bénéfice des populations ».
Dans cette logique, la République Démocratique du Congo entend inscrire, a-t-il insisté, la gestion de ses ressources
dans un environnement d’investissement fondé sur la confiance, la prévisibilité et l’équité.
Dans cette perspective, les dispositifs fiscaux et parafiscaux applicables aux investisseurs s’inscrivent dans la législation
nationale — notamment le Code des investissements, les mécanismes des zones économiques spé-
ciales et bien d’autres textes légaux— conçus pour accompagner le développement dans un esprit d’ouverture et de partenariat, a dit le président de la République.
Il a souligné que c’est aussi la logique qui préside à la reprise des exportations de cobalt et à la mise en œuvre progressive de la politique des quotas. « Une régulation fondée sur des critères clairs et objectifs, destinée
à assurer un fonctionnement équilibré et durable du marché, en conciliant les intérêts de l’État, des opérateurs et des partenaires, dans un esprit de responsabilité partagée, de dialogue constant et de
stabilité à long terme ».
De la communauté internationale, Félix Tshisekedi attend une cohérence tant dans leur discours sur dans leurs actes. « Et parce que la paix ne se décrète pas, la République Démocratique du Congo attend de la communauté internationale non pas des émotions, mais une cohérence d’action : dire la vérité et agir en conséquence lorsque les faits sont établis et que des responsabilités sont reconnues ; renforcer l’appui humanitaire, la protection des déplacés et la prise en charge des victimes, car chacun sait que, dans
l’Est de mon pays, les besoins dépassent encore largement les moyens disponibles ».
Et de poursuivre : « Je compte, enfin, sur chacune et chacun d’entre vous, pour relayer auprès de vos capitales et de vos
institutions le message d’une République démocratique du Congo en mouvement : un pays résolument tourné vers l’avenir, animé par une énergie nouvelle, ouvert aux partenariats et résolument engagé à construire un avenir de paix et de prospérité ».
Amédée Mwarabu
