Formuler une vision commune n’est pas écrire un poème national – c’est trancher. C’est dire ce que nous ferons en priorité, ce que nous différerons, ce que nous refuserons, avec des objectifs chiffrés et mesurables. Voici dix propositions concrètes — discutables et ajustables — mais claires, chiffrables et vérifiables. Elles pourraient constituer les briques d’une vision partagée par une majorité de Congolais :
- Une « règle d’or » des ressources minières – Allouer une part fixe et non négociable des revenus miniers (par exemple 30 %) à trois fonds d’investissement dédiés : éducation de base, santé primaire et infrastructures interprovinciales. Concrètement, chaque année, près d’un tiers des redevances, taxes et dividendes miniers irait alimenter ces fonds spéciaux. Pour garantir la confiance, ils seraient gérés avec des mécanismes de transparence stricte : rapports trimestriels publiés, audits indépendants, listes des projets financés accessibles en ligne. Cette règle d’or créerait un lien direct entre notre richesse minière et l’amélioration visible du vécu quotidien (des écoles, des hôpitaux, des routes). Pourquoi 30 % ? C’est un ordre de grandeur ambitieux mais réaliste – certains pays riches en ressources consacrent déjà une fraction comparable de leurs revenus à des fonds souverains ou sectoriels. Surtout, c’est un signal fort que l’on sacralise l’investissement dans l’avenir. Exemple concret : en 2022, les exportations minières de la RDC ont atteint environ 22 milliards USD ; appliquer une telle règle d’or aurait signifié plus de 6 milliards USD injectés dans l’éducation, la santé et les routes cette année-là. Sur quelques années, le changement serait palpable.
- Un pacte éducatif national – Faire de l’achèvement du cycle primaire de qualité la cause numéro 1 de la nation. Aucun enfant congolais ne devrait sortir de l’école sans savoir correctement lire, écrire, compter et raisonner. Pour cela, il faudra un programme d’urgence éducative : formation et recrutement massif d’instituteurs (avec incitations pour les zones rurales), mise à disposition de manuels et de matériels didactiques en nombre suffisant, dédoublement des classes surpeuplées, cantines scolaires dans les zones vulnérables pour lutter contre la malnutrition et l’absentéisme. L’objectif n’est pas seulement moral ou social : c’est économique. Un pays qui sait lire et compter capture davantage de valeur ajoutée et innove plus. La bonne nouvelle, c’est que des progrès sont possibles rapidement. Depuis l’instauration de la gratuité de l’enseignement primaire en 2019, 4 millions d’enfants supplémentaires ont retrouvé le chemin de l’école. Le taux d’achèvement du primaire est ainsi passé d’environ 32 % en l’an 2000 à plus de 70 % en 2020. Continuons sur cette lancée jusqu’à 100 %. Fixons-nous la cible que d’ici 2030, au moins 90 % des enfants achèvent le primaire (filles et garçons à parité). C’est ambitieux, mais faisable si on y consacre une part prioritaire du budget. Investir dans chaque écolier congolais, c’est semer la renaissance économique de demain.
- Un corridor logistique Est–Ouest et Nord–Sud – Prioriser quelques corridors de transport stratégiques qui désenclavent de vastes bassins de production et relient les provinces entre elles, autant qu’aux ports et pays voisins. Plutôt que de saupoudrer les efforts, concentrons les moyens sur deux axes majeurs : par exemple un grand corridor Est-Ouest (de l’Atlantique au Kivu, reliant Kinshasa–Kisangani–Goma, combinant route fluviale sur le Congo et routes/rails de complément) et un corridor Nord-Sud (du Katanga aux provinces du centre puis aux deux Kivu). L’objectif est de permettre à terme le transport de marchandises d’un bout à l’autre du pays sans devoir passer par l’étranger. La mesure du succès ? Une baisse documentée du coût et du délai du fret intérieur. On pourrait suivre, par exemple, le coût moyen pour transporter une tonne de marchandise de Lubumbashi à Kisangani, ou le délai pour acheminer du maïs du Kasaï vers Kinshasa. Aujourd’hui, ces coûts/délais sont prohibitifs (il faut souvent des semaines et de multiples ruptures de charge) – on viserait de les réduire de moitié en 5 ans. Concrètement, cela implique de bitumer des tronçons critiques, de remettre en état certaines voies ferrées et d’améliorer la navigabilité du fleuve et des lacs. Un corridor logistique, c’est aussi des zones économiques le long du trajet : marchés de gros, entrepôts, services aux transporteurs, etc., qui créeront de l’activité locale. Ce faisant, l’immensité congolaise cessera d’être un handicap pour devenir un atout, irrigué par des artères fiables.
- Une politique “transformer chez nous” – Il s’agit d’identifier trois ou quatre filières prioritaires où la transformation locale de nos ressources est techniquement et économiquement plausible dans les 3 à 5 ans, et de tout faire pour l’encourager. Par exemple :
- Le couple cuivre–cobalt pour nous insérer dans la chaîne de valeur des batteries électriques (fabriquer localement des précurseurs chimiques pour batteries, des alliages, voire assembler des batteries basiques). La RDC est déjà le premier producteur mondial de cobalt et l’un des premiers de cuivre ; plutôt que d’exporter des minerais concentrés ou “blister” de cuivre, poussons jusqu’aux cathodes de cuivre et aux produits semi-finis utilisés dans l’industrie.
- Or – bijouterie légale : structurer une filière d’orpaillage légal et de bijouterie locale. Kinshasa et Lubumbashi pourraient accueillir des ateliers formant des artisans bijoutiers congolais, valorisant ainsi une partie de notre or (au lieu de le voir partir clandestinement dans les pays voisins).
- Bois – panneaux et meubles : au lieu d’exporter des grumes ou quelques grumes débitées, développer des unités locales de fabrication de contreplaqué, de planches traitées, de meubles prêts-à-assembler pour le marché régional. Notre bois tropical a une valeur énorme ; la transformer localement créerait des milliers d’emplois dans l’Industrie du bois.
- Dans l’agroalimentaire, des filières comme l’huile de palme, le maïs ou le riz sont mûres pour une industrialisation locale (huileries modernes, rizeries, minoteries améliorées).
Pour réussir, l’État devrait créer des zones industrielles pilotes avec des incitations ciblées : accès prioritaire à l’énergie (par exemple autour d’Inga pour l’électricité bon marché), guichet unique douanier pour faciliter l’importation de machines et l’export des produits finis, fiscalité allégée durant les premières années, programmes de formation technique adaptés. L’enjeu est de montrer rapidement que oui, on peut produire du “Made in Congo” compétitif. Exemple concret : en 2021, le gouvernement a annoncé vouloir fabriquer localement des précurseurs de batteries à base de notre cobalt et lithium ; si une telle usine voit le jour à Kolwezi ou Likasi, elle devra bénéficier de conditions optimales (électricité, routes, exonérations temporaires) pour prouver la viabilité du concept. De même, réduire progressivement l’exportation de bois brut en augmentant la part de bois transformé localement de, disons, 10 % aujourd’hui à 50 % d’ici 5 ans, serait un indicateur fort. En résumé, choisir nos batailles industrielles et y concentrer nos efforts pour diversifier l’économie et créer des emplois qualifiants.
- Une décentralisation qui respire – Appliquer réellement la règle constitutionnelle des transferts financiers aux provinces, de manière transparente et pluriannuelle, en échange d’une obligation de performance. La Constitution de 2006 prévoit que 40 % des recettes nationales soient rétrocédées aux provinces, retenus à la source. En pratique, cette disposition n’a jamais été pleinement respectée : le pouvoir central collecte tout et redistribue partiellement et de façon imprévisible, ce qui asphyxie les provinces. Il faut renverser la vapeur. Chaque année, les provinces devraient connaître à l’avance le montant minimal qui leur reviendra, calculé selon des critères objectifs (population, étendue, niveau de pauvreté). Ces transferts doivent cesser d’être une aumône discrétionnaire et devenir un droit. En contrepartie, introduisons un suivi des performances provinciales : par exemple, conditionner une partie des fonds à des résultats concrets comme l’entretien d’un pourcentage du réseau routier provincial, la présence effective des enseignants et médecins dans les postes locaux, la disponibilité des médicaments essentiels dans les hôpitaux de référence, etc. On peut imaginer un système de bonus où les provinces les plus efficaces reçoivent un surplus l’année suivante. La décentralisation sans moyens crédibles ne produit que frustration et inertie ; la décentralisation avec moyens et redevabilité peut, elle, devenir un moteur de développement local. Un gouverneur qui sait qu’il aura ses ressources garanties, mais qu’il sera jugé sur l’ouverture des écoles et la réparation des routes, travaillera différemment. À terme, cela renforcera l’unité nationale : chaque province se sentira partenaire du succès commun, au lieu de quémander sa survie.
- Une justice qui protège l’investissement productif – Sans justice commerciale fiable, pas d’investisseurs sérieux ni locaux ni étrangers. Il est indispensable de créer des chambres commerciales spécialisées (à Kinshasa, Lubumbashi, Goma par exemple) avec des juges formés en droit des affaires, des procédures adaptées et des délais plafonnés pour les litiges économiques. Actuellement, faire exécuter un contrat en RDC est un parcours d’obstacles : en 2020, le pays se classait 178e sur 190 pour l’exécution des contrats, avec un délai médian de 610 jours (près de 20 mois) et un coût exorbitant équivalent à 80 % de la valeur de la créance en frais de justice. Autant dire que la plupart des PME renoncent à poursuivre en justice et que les créanciers sérieux hésitent à s’engager. En créant des tribunaux de commerce opérationnels, dotés de greffes équipés, en informatisant la gestion des dossiers et en publiant systématiquement les décisions, on envoie un signal rassurant : un investisseur — national ou étranger — ne demande pas l’impunité, il demande la prévisibilité et la protection de ses droits légitimes. Cela inclut aussi la lutte contre la corruption dans les tribunaux : des mécanismes de surveillance et de sanctions contre les magistrats indélicats devront accompagner la réforme. En peu de temps, si un contrat ou une créance peut être réglé en quelques mois dans la transparence, le climat des affaires s’améliorera et l’économie formelle s’étendra. La justice n’est pas seulement un enjeu moral, c’est un outil de développement économique.
- Un “contrat social” pour l’Est – La paix ne se décrète pas par un simple cessez-le-feu sur le papier. Elle se négocie, s’incarne et se finance dans la durée. Il est temps de proposer aux populations et groupes de l’Est un véritable pacte intégré qui articule sécurité, réintégration, justice locale et relance économique. Concrètement, cela signifie :
- Sécurité : poursuivre la réforme de l’armée et de la police pour qu’elles protègent efficacement les civils contre les groupes armés. Cela peut inclure des trêves locales négociées, le cantonnement et le désarmement progressif de milices, et la coopération renforcée avec la MONUSCO (ou sa remplaçante) pour sécuriser les zones clés.
- Réintégration : offrir des programmes DDR (Désarmement, Démobilisation, Réintégration) crédibles aux combattants qui acceptent de déposer les armes, avec des formations professionnelles, des emplois dans des travaux publics ou l’agriculture, et un suivi psychosocial. Il faut donner une alternative de vie à ces jeunes enrôlés dans la violence.
- Justice locale : soutenir les mécanismes de justice transitionnelle au niveau communautaire pour traiter les griefs et crimes de masse (comités locaux de paix, tribunaux coutumiers encadrés, justice restaurative). Sans justice, pas de réconciliation possible ; mais sans réconciliation, pas de paix durable.
- Emplois rapides : injecter des fonds dans des chantiers à haute intensité de main-d’œuvre pour reconstruire les routes locales, les écoles, les dispensaires dans le Kivu, l’Ituri, etc. et employer ainsi des milliers de jeunes qui sinon seraient vulnérables au recrutement par des groupes armés. Formaliser l’orpaillage et l’exploitation artisanale des mines pour qu’elles créent des revenus légaux, taxés justement, plutôt que d’alimenter les mafias. Développer les filières agro-pastorales (café, thé, bétail, pêche) avec le soutien d’ONG et d’agences internationales, pour redonner un tissu économique licite.
Le succès d’un tel contrat social se mesurerait à la baisse des violences (réduction du nombre d’incidents armés et de victimes civiles) et à la hausse de l’activité économique formelle (nombre d’emplois créés, volume de production locale, etc.) dans ces provinces. L’enjeu n’est rien de moins que de sortir d’une logique de guerre quasi permanente. Aujourd’hui, plus de 100 groupes armés restent actifs dans l’Est de la RDC, alimentant un conflit chronique qui a déplacé un nombre record de populations – 6,9 millions de personnes étaient déplacées internes en 2024, du jamais vu selon l’ONU. On ne “réglera” pas militairement un tel bourbier sans offrir parallèlement aux populations un horizon de développement. Un pacte de sécurité et de développement pour l’Est, négocié avec les communautés locales, serait une pierre angulaire pour enfin refermer la parenthèse de la violence structurelle.
- Une armée républicaine, professionnalisée, inscrite dans le budget – La sécurité est un bien public fondamental qui ne se délègue pas à des arrangements informels ni à des armées étrangères. Pour rétablir la confiance de la population, nos Forces armées (FARDC) doivent devenir professionnelles et républicaines. Cela implique plusieurs chantiers :
- Rémunération et logistique : Assurer le paiement régulier et intégral des soldes des militaires (fini les soldats impayés pendant des mois, qui se “servent” sur la population pour survivre). Doter chaque unité d’une chaîne logistique fiable pour les vivres, le carburant, les munitions. Le budget de la défense doit être transparent et exécuté sans détournements : chaque franc destiné aux troupes doit leur parvenir.
- Formation et discipline : Former les troupes aux droits humains et aux techniques de protection des civils. Intégrer dans la formation de base l’alphabétisation, le civisme, pour faire des soldats de véritables gardiens de la nation et non les nervis d’un régime. Punir fermement les indisciplines et exactions (via un système de justice militaire impartial), tout en promouvant les méritants.
- Équipements et renseignements : Moderniser progressivement les équipements (véhicules, communications, surveillance) pour affirmer la présence de l’État sur l’ensemble du territoire, notamment aux frontières et sur nos sites miniers stratégiques. Investir dans le renseignement pour anticiper les menaces plutôt que subir.
- Doctrine claire : Redéfinir la mission de l’armée en temps de paix : non pas “se débrouiller pour vivre” ou faire du commerce illégal, mais protéger les civils, les frontières et les ressources vitales du pays. À terme, une armée bien payée et bien encadrée n’a aucune raison de racketter la population.
Certes, tout cela a un coût – mais c’est le prix pour sortir du cercle vicieux actuel. Aujourd’hui, malgré un effectif pléthorique annoncé (plus de 100 000 hommes), l’armée congolaise est perçue comme inefficace et souvent indisciplinée, en partie parce que de nombreux soldats ne reçoivent ni salaire correct, ni équipement, ni ordres clairs. Inscrire la réforme de l’armée dans la vision commune, c’est garantir que le monopole de la force redevienne un monopole d’État légitime. C’est aussi envoyer un message aux groupes armés : la République reprend ses droits et protège tous ses citoyens, sans faille.
- Un État qui achète congolais quand c’est compétitif – Le premier client de l’économie congolaise, c’est l’État lui-même. Or, aujourd’hui, trop de marchés publics profitent exclusivement à des importations ou à des firmes étrangères, même lorsque le savoir-faire local existe. Il faut mettre en place des procédures de marchés publics simplifiées et accessibles aux PME congolaises, avec des critères de qualité stricts mais des lots adaptés à leur taille. Concrètement, cela signifie par exemple : lorsqu’on commande des bancs scolaires, des uniformes, des médicaments essentiels, des travaux de construction courante (bâtir une école, réhabiliter une route secondaire), on réserve une part aux fournisseurs et entrepreneurs nationaux si leurs prix sont raisonnablement compétitifs. On peut introduire un quota de préférence nationale (par ex. jusqu’à 15 % d’écart de prix admissible en faveur d’un produit local de qualité). Bien sûr, la préférence ne doit pas devenir synonyme de passe-droit ou de moindre qualité – d’où l’importance d’évaluer la performance des fournisseurs. L’idée est de stimuler la création d’entreprises locales et d’emplois à travers la commande publique, qui représente une manne importante. Chaque franc du budget national qui reste dans le circuit économique local génère des effets multiplicateurs (salaires, impôts, consommation) bien plus grands que s’il part aussitôt à l’étranger. En outre, cela renforce le tissu industriel : si nos PME savent qu’il y a un marché captif pour des produits “Made in DRC” dès lors qu’ils tiennent la route, elles investiront pour monter en gamme. Naturellement, cela doit aller de pair avec la lutte contre la corruption dans les marchés publics (publication des appels d’offres, transparence sur les attributions). Mais de nombreuses économies émergentes ont utilisé ce levier du “Buy national” intelligemment pour développer leur secteur privé – faisons de même, sans complexe mais avec rigueur.
- Une transparence qui construit la confiance – L’information n’affaiblit pas l’État ; elle le renforce. Pour restaurer le capital social (la confiance entre gouvernants et gouvernés), rien de tel que la lumière du jour sur la gestion publique. Il est temps d’établir de véritables portails de données ouvertes en RDC, où chacun peut consulter : les contrats miniers et pétroliers signés (et leurs avenants), les flux des transferts aux provinces, les marchés publics attribués (avec les montants et bénéficiaires), l’exécution des grands projets d’infrastructure (avec taux d’avancement, coûts mis à jour), la carte nationale des écoles et centres de santé avec leur dotation en personnel… Bref, rendre visibles les engagements et les réalisations. Publier l’information de manière proactive présente deux avantages : d’une part, cela responsabilise les gestionnaires publics (puisqu’ils savent que leurs actes sont scrutés) ; d’autre part, cela implique les citoyens, les médias, la société civile qui peuvent alors jouer leur rôle de vigie et de contre-pouvoir de manière informée. Concrètement, la RDC a déjà adhéré à des initiatives comme l’ITIE (Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives) et publié certains contrats miniers, mais il faut aller beaucoup plus loin et tout mettre sur la place publique, pas seulement dans des rapports difficiles à trouver. De plus, il faut le faire dans un format accessible au grand public : par exemple, un site web interactif où l’on peut voir le budget de l’État, ministère par ministère, et son état d’exécution ; ou une carte où l’on clique sur sa province pour voir combien elle a reçu du Trésor et comment cet argent a été dépensé localement. Publier aussi les indicateurs de performance de manière régulière. La transparence construit la confiance, car elle prouve qu’on n’a rien à cacher et qu’on accepte d’être jugés sur pièces. À terme, cela peut changer la culture politique : au lieu des promesses floues, on parlera données concrètes. Et plus un pays est transparent, plus il attire des investisseurs sérieux et bénéficie de la confiance de ses propres citoyens.
Texte tiré de l’article de Dr. John M. Ulimwengu « Et si les Congolais écrivaient enfin une vision commune de la RDC? »
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