Réagissant à un article de l’agence de presse britannique Reuters publié le 6 août 2026 annonçant l’interdiction des exportations des concentrés de cuivre et de cobalt en provenance de la République démocratique du Congo (RDC), Ivanhoe Mines a tenu à préciser qu’une interdiction d’exporter des concentrés non valorisés est en vigueur et appliquée en RDC depuis près de dix ans.
« Depuis le début de la production à Kamoa-Kakula en 2021, de nombreuses dérogations ont été accordées au complexe, autorisant l’exportation des concentrés de cuivre issus de l’exploitation. Actuellement, le concentré de cuivre produit par Kamoa-Kakula est traité soit dans l’usine de fusion située sur le site, soit à la fonderie de cuivre de Lualaba, à Kolwezi », rapporte un communiqué de presse de la société canadienne parvenu à Finances & Entreprises.
Par ailleurs, la mine de Kipushi, une autre filiale d’Ivanhoe Mines, bénéficie d’une dérogation autorisant l’exportation de ses concentrés de zinc.
Le concentré de cuivre est une poudre fine et riche en cuivre (généralement entre 25 % et 30 %) obtenue après avoir broyé et enrichi le minerai brut extrait de la mine. Il sert de matière première principale pour alimenter les fonderies qui produisent le cuivre métallique pur. Quant au concentré de zinc, c’est aussi un produit intermédiaire obtenu après l’extraction et le traitement mécanique du minerai brut de zinc (généralement de la sphalérite ou blende). Il se présente sous forme de poudre riche en zinc (souvent 50 à 60 % de teneur métallique), prête à être acheminée vers les usines de métallurgie pour produire du zinc pur.
A noter qu’Ivanhoe Mines est une société minière canadienne qui se consacre au développement de ses trois principaux projets en Afrique australe : le complexe de cuivre de Kamoa-Kakula en RDC ; la mine de zinc, cuivre, germanium et argent de Kipushi, également en RDC, caractérisée par sa très haute teneur ; et la mine de platine, palladium, nickel, rhodium, or et cuivre de Platreef en Afrique du Sud, un projet de premier plan.
Ivanhoe Mines mène des activités d’exploration du cuivre sur des permis à fort potentiel qu’elle détient à hauteur de 54 % à 100 % dans la région de Western Forelands ; cette zone couvre une superficie plus de six fois supérieure à celle du complexe de cuivre adjacent de Kamoa-Kakula et inclut les découvertes à haute teneur du district de Makoko. La société recherche également de nouveaux gisements de cuivre sédimentaire dans d’autres régions, notamment en Angola, au Kazakhstan et en Zambie.
Amédée Mwarabu

