« Notre pays dispose d’un potentiel énergétique exceptionnel qui doit constituer l’un des principaux leviers de son émergence économique, de son industrialisation et de l’amélioration des conditions de vie de notre population », a déclaré le le Président de la République lors du Conseil des ministres du 14 août, avant de souligner la nécessité de « renforcer » la coopération avec la République de l’Ouganda dans le domaine des hydrocarbures, particulièrement pour les ressources pétrolières du bassin transfrontalier du Lac Albert et avec l’Angola, en ce qui concerne la zone d’intérêt commun (ZIC) dans l’océan Atlantique.
Félix Tshisekedi a indiqué que la continuité géologique des réservoirs pétroliers au-delà des frontières impose, lorsqu’un gisement est partagé, une approche concertée permettant d’en assurer une exploitation optimale et équitable.
Il a instruit, à cet effet, la Ministre des Affaires Etrangères, Coopération Internationale et Diaspora Congolaise ainsi que la Ministre des Hydrocarbures, d’approfondir cette question et d’élaborer, en collaboration avec son Cabinet, une feuille de route visant à renforcer la coopération avec l’Ouganda, dans le strict respect de nos intérêts nationaux, de la souveraineté permanente de l’Etat sur ses ressources naturelles ainsi que des exigences environnementales et de protection des communautés locales.
Dans le même ordre d’idées, faisant suite à la récente mission effectuée à Luanda par la Ministre d’Etat, Ministre des Hydrocarbures, concernant la Zone d’Intérêt Commun (ZIC) partagée avec la République d’Angola ainsi que la question de l’accès aux eaux profondes, il a instruit la Ministre des Affaires Etrangères, Coopération Internationale et Diaspora Congolaise et la Ministre des Hydrocarbures de travailler étroitement avec son Cabinet et de lui soumettre un rapport approfondi sur l’état de ces dossiers, leurs enjeux et les options permettant de préserver au mieux les intérêts de la République.
Par ailleurs, la Ministre des Hydrocarbures devra, en collaboration avec la présidence de la République, procéder à un état des lieux exhaustif du secteur pétrolier et gazier national. Celui-ci devra notamment couvrir les actifs et réserves disponibles, les Permis de recherche et d’exploitation, l’état d’avancement des projets, les partenariats en cours, les contraintes au développement du secteur ainsi que les perspectives d’exploration, d’exploitation, de transformation et de valorisation des hydrocarbures. Une attention particulière devra également être accordée aux infrastructures de transport, de stockage, de raffinage et de commercialisation.
Le Président de la République a souligné que les conclusions de cet exercice devront permettre au Gouvernement de disposer d’une vision actualisée et stratégique du portefeuille pétrolier et gazier national, afin d’en améliorer la gouvernance, d’attirer davantage d’investissements, d’accroître la production nationale et de maximiser sa contribution au développement économique et social du pays.
Dans cette perspective, il a instruit la Ministre des Hydrocarbures de mettre en place un cadre permanent de concertation entre les principales parties prenantes du secteur et d’accélérer les réformes nécessaires pour faire des hydrocarbures un véritable levier d’industrialisation, de création d’emplois et de souveraineté énergétique de la République Démocratique du Congo.
Des avancées dans l’opérationnalisation de la ZIC
Le Ministre des Hydrocarbures, Acacia Bandubola, a entretenu le Conseil sur l’opérationnalisation de l’Accord de gouvernance et de gestion de la Zone maritime d’intérêt commun (ZIC). Passant en revue les avancées acquises et la mise en place effective d’institutions, elle a évoqué la ratification de l’ensemble d’instruments juridiques relatifs à la ZIC et leur publication au Journal Officiel, la mise en place des organes de gouvernance mixtes de la ZIC et la signature de l’Avenant au Contrat de Partage de Production.
L’opérationnalisation de la ZIC constitue un levier majeur pour le développement économique et la diversification des recettes publiques, grâce à un partage équitable des revenus (50% pour la RDC et 50% pour l’Angola) couvrant l’ensemble des bonus, impôts, taxes et pénalités générés par l’exploitation pétrolière.
Au-delà des retombées fiscales, elle ouvre la voie à la création d’emplois qualifiés pour les Congolais, au renforcement des capacités techniques nationales, à la diversification des approvisionnements énergétiques et à la réduction de la dépendance aux importations, en phase avec la vision stratégique du Chef de l’État.
Les actions de la prochaine étape ont été également expliquées avant d’atteindre le lancement effectif des travaux d’exploration et le démarrage de la production dans le Bloc 14/23. Ce qui traduit en acte la volonté politique partagée par les deux Chefs d’Etat, plaçant la confiance, le dialogue et le destin commun au cœur des relations bilatérales.
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