Des travaux antiérosifs dans la périphérie de Kinshasa. Photo d'illustrationDes travaux antiérosifs dans la périphérie de Kinshasa. Photo d'illustration

C’est le ministre de l’Aménagement du Territoire, Jean-Lucien Bussa, qui a présenté en Conseil des ministres le 29 août, au nom du Ministre des Infrastructures et Travaux Publics en mission, le dossier relatif à la situation de la lutte antiérosive en République Démocratique du Congo.

Afin d’apporter une réponse durable à cette problématique, son Ministère propose une stratégie articulée autour de trois horizons :

  • À court terme (0 – 1 an) : la stabilisation urgente des têtes d’érosion actives, la poursuite et la finalisation des projets déjà engagés, la reprise des chantiers actuellement suspendus, et la construction des collecteurs principaux de drainage ;
  • À moyen terme (1 à 2 ans) : la réalisation des études globales de drainage urbain, l’élaboration des plans directeurs de drainage des principales villes, les études des bassins versants à risque, notamment à Kinshasa et dans les grandes Agglomérations, et la mise à jour du cadre réglementaire de l’occupation des sols ;
  • À long terme (2 à 10 ans) : la mise en œuvre d’un programme décennal de lutte antiérosive, et la construction progressive des grands ouvrages d’assainissement, notamment les bassins de rétention et les réseaux structurants de drainage.

Pour y parvenir, le Ministère des Infrastructures et Travaux Publics a sollicité :

  1. La reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de la problématique des érosions au regard des risques humains, économiques et sécuritaires qu’elle engendre ;
  2. L’autorisation de mobiliser immédiatement un premier financement de afin d’assurer la continuité des travaux sur les sites prioritaires et d’éviter leur aggravation durant les prochaines saisons pluvieuses ;
  3. L’inscription progressive des financements complémentaires nécessaires dans les programmations budgétaires à venir afin de sécuriser les investissements déjà engagés par l’État ;
  4. L’instruction aux administrations concernées de renforcer la coordination intersectorielle en matière de drainage urbain, d’aménagement du territoire et de gestion des risques.

Pour le Gouvernement, la lutte contre les érosions constitue un impératif de sécurité publique, de protection des populations et de préservation des investissements de l’État.

Finances & Entreprises

By amedee

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