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Hydroliennes, centrales flottantes, Zongo, Nsanga et Inga : sortir des polémiques pour comprendre la crise électrique et préparer des solutions durables

PAR JOSE M. BAKIMA

À Kinshasa, l’électricité n’est plus seulement une question de confort. Elle conditionne le fonctionnement des hôpitaux, la conservation des aliments, l’activité des petites entreprises, l’approvisionnement en eau, les communications, la sécurité et la vie quotidienne de millions d’habitants.

Lorsque l’électricité disparaît pendant plusieurs heures, parfois plusieurs jours, ce ne sont pas seulement les lampes qui s’éteignent. Ce sont des activités qui s’interrompent, des revenus qui diminuent, des équipements qui se détériorent et des possibilités de travail qui se referment.

La crise actuelle mérite donc mieux qu’une succession de polémiques.

Elle exige une explication publique fondée sur les faits, une évaluation des solutions proposées et une réflexion sur les causes profondes de notre fragilité énergétique.

Le débat suscité par l’annonce d’une centrale flottante destinée à renforcer provisoirement l’alimentation de Kinshasa offre précisément l’occasion de poser les bonnes questions.

Il ne s’agit ni de condamner par principe une solution d’urgence ni de considérer qu’une installation supplémentaire suffira à résoudre durablement le problème.

La véritable question est de savoir pourquoi un pays disposant d’un potentiel hydroélectrique aussi important demeure incapable de garantir à sa capitale une alimentation électrique suffisamment régulière.

  1. Comprendre d’abord ce qui se passe

Les informations rendues publiques par la SNEL mettent en évidence une difficulté hydrologique importante.

La rivière Inkisi, dans le Kongo Central, connaît une baisse de débit qui affecte les centrales de Zongo I, Zongo II et Nsanga.

Selon les indications communiquées en septembre, trois des cinq groupes de Zongo I ont dû être arrêtés faute d’un débit suffisant. À Zongo II, un groupe de 50 MW a également été mis à l’arrêt, réduisant alors la production à environ 100 MW sur une puissance installée de 150 MW.

Ces chiffres décrivent une situation observée à cette période, non une mesure permanente de la production.

Une distinction est ici essentielle.

Une centrale peut être techniquement en état de fonctionner et ne pas produire toute sa puissance lorsque la ressource hydrique devient insuffisante.

Inversement, une rivière peut disposer d’un débit satisfaisant alors que des équipements défectueux empêchent la centrale de produire.

Il faut donc distinguer la disponibilité de l’eau et la disponibilité des équipements.

Mais il existe une troisième difficulté : même lorsque l’électricité est produite, elle doit encore être transportée, distribuée et livrée dans des conditions acceptables aux consommateurs.

Ces trois dimensions doivent être examinées ensemble.

  1. Une confusion fondamentale : potentiel, puissance installée et électricité disponible

Le débat public utilise souvent plusieurs notions comme si elles étaient interchangeables.

Elles ne le sont pas.

Le potentiel hydroélectrique désigne une possibilité de production liée aux caractéristiques d’un cours d’eau et aux aménagements envisageables.

La puissance installée correspond à la capacité nominale des équipements de production.

La puissance disponible dépend de l’état réel des installations et des conditions d’exploitation.

La puissance effectivement injectée dans le réseau dépend encore des contraintes techniques du système.

Enfin, l’électricité reçue par les consommateurs dépend de la capacité des réseaux à transporter et distribuer cette énergie.

Un pays peut donc posséder un potentiel considérable sans disposer d’une puissance équivalente immédiatement mobilisable.

Il peut également posséder des centrales importantes sans parvenir à assurer une alimentation régulière à tous les quartiers.

La SNEL indique, sur son propre site, que les installations d’Inga I et II totalisent 1 775 MW de puissance installée. Ce chiffre ne signifie pas que toute cette puissance soit disponible à chaque instant pour Kinshasa. <Cite ref= »turn551490search0″/>

Voilà pourquoi les chiffres doivent toujours être accompagnés de leur signification.

Annoncer une puissance sans préciser s’il s’agit de puissance installée, disponible, produite ou livrée entretient la confusion.

  1. Avant Inga, il existait déjà une histoire électrique congolaise

Il est utile de rappeler un fait souvent oublié.

L’histoire de l’approvisionnement électrique de Kinshasa n’a pas commencé avec Inga.

Les aménagements de Nsanga, également désignés dans certaines documentations sous le nom de Sanga, et de Zongo appartiennent à une histoire plus ancienne de la mise en valeur hydroélectrique de l’Inkisi.

Ces installations ont participé à l’alimentation de Léopoldville, devenue Kinshasa, à une époque où la population et les besoins énergétiques étaient très différents de ceux d’aujourd’hui.

Un document technique historique consacré à Zongo évoquait déjà les solutions étudiées pour répondre à l’accroissement des besoins de la capitale, notamment les aménagements de Sanga et de Zongo.

Cet héritage mérite d’être étudié. Non par nostalgie. Non pour prétendre que les solutions du passé suffiraient aux besoins actuels. Mais parce qu’il nous rappelle une réalité : le Congo possède une histoire d’ingénierie, d’exploitation et de maintenance de ses systèmes électriques.

Cette histoire contient des connaissances.

Des choix techniques.

Des expériences.

Des réussites.

Des limites.

Des enseignements.

La question devient alors : qu’avons-nous conservé de cette expérience et qu’avons-nous laissé se dégrader ?

  1. Le problème de la maintenance : ce que l’on ne voit pas derrière les grands ouvrages

L’opinion publique retient facilement les inaugurations.

Une nouvelle centrale.

Un barrage.

Une ligne à haute tension.

Un transformateur.

Mais elle voit moins les fonctions qui permettent à ces installations de continuer à fonctionner.

Les inspections.

Les pièces de rechange.

Les réparations.

Les essais.

La formation du personnel.

La conservation des plans.

La gestion des équipements.

La surveillance des ouvrages.

Le renouvellement des composants.

Or, sans ces fonctions, un investissement peut perdre progressivement sa valeur opérationnelle.

La maintenance n’est pas une dépense secondaire.

Elle fait partie intégrante de la capacité de production.

Le patrimoine énergétique congolais doit donc être apprécié non seulement selon sa puissance nominale, mais selon sa capacité à fonctionner, à être entretenu et à être renouvelé.

La SNEL reconnaît d’ailleurs cette exigence dans ses propres orientations, qui comprennent la réhabilitation d’installations, la gestion informatisée de la maintenance, les stocks de pièces et la formation technique.

Le véritable débat devrait porter sur la mise en œuvre effective de ces fonctions, leur financement et leurs résultats.

  1. L’étiage explique-t-il toute la crise ?

La baisse du débit de l’Inkisi constitue une contrainte réelle.

Mais une contrainte hydrologique ne suffit pas, à elle seule, à expliquer l’ensemble des difficultés électriques de Kinshasa.

Il faut également examiner l’état des réseaux.

Les pertes techniques.

Les équipements de transformation.

Les possibilités de transfert entre sources de production.

La disponibilité des centrales.

La demande réelle.

Les capacités de distribution.

Les mécanismes de délestage.

Lors du briefing du 1er octobre, les propos du directeur général de la SNEL rapportés par la presse faisaient état d’une puissance injectée pour Kinshasa passée d’un pic de 700 MW à une moyenne de 390 à 450 MW. Ces valeurs méritent d’être accompagnées de séries de mesures, de périodes de référence et d’explications sur les autres contraintes du réseau.

Il serait donc insuffisant d’opposer ceux qui invoquent l’étiage à ceux qui dénoncent la mauvaise gestion.

Les deux questions peuvent être examinées.

La première concerne les contraintes physiques.

La seconde concerne la capacité du système à les anticiper, à les absorber et à en limiter les conséquences.

Une entreprise électrique ne maîtrise pas la pluie.

Mais elle doit pouvoir étudier les variations saisonnières, préparer ses équipements, évaluer les risques et organiser des solutions adaptées.

  1. Une centrale flottante peut-elle aider Kinshasa ?

La proposition présentée publiquement au début du mois d’octobre porte, selon les informations rapportées, sur une centrale flottante d’environ 134 MW destinée à renforcer provisoirement l’offre électrique.

Cette proposition mérite un examen sérieux.

Il faut d’abord préciser la technologie.

Une centrale flottante de production thermique, installée sur un bateau ou une barge, n’est pas la même chose qu’une hydrolienne.

La première utilise généralement des groupes de production alimentés par un combustible.

La seconde exploite l’énergie cinétique d’un courant d’eau au moyen de turbines immergées.

Les conditions d’installation, les coûts, les contraintes techniques et les effets environnementaux ne sont pas identiques.

Cette distinction doit être clairement expliquée au public.

Si la solution envisagée est une centrale flottante thermique, les questions portent notamment sur son combustible, son coût d’exploitation, son raccordement et ses conditions contractuelles.

S’il s’agit d’hydroliennes, il faut étudier les vitesses de courant, les profondeurs, les variations hydrologiques, les conditions de navigation et la puissance réellement garantie.

Aucune de ces technologies ne doit être rejetée simplement parce qu’elle est nouvelle ou provisoire.

Mais aucune ne doit être adoptée sans démonstration technique et économique.

  1. Le vrai problème d’une solution provisoire : son coût et sa place dans le système

Une centrale provisoire peut être utile si elle réduit rapidement une pénurie importante.

Elle peut contribuer à protéger les services essentiels.

Limiter certaines pertes économiques.

Réduire les délestages.

Mais elle peut également créer des obligations coûteuses.

Il faut donc connaître les conditions de son utilisation.

Combien coûtera la puissance effectivement disponible ?

Combien coûtera chaque kilowattheure produit ?

Quel combustible sera nécessaire ?

Qui le fournira ?

Qui assurera le raccordement ?

Quels travaux supplémentaires seront indispensables ?

Quelle sera la durée du contrat ?

Quelles obligations subsisteront si la production hydroélectrique augmente de nouveau ?

Quelles garanties protègent les finances publiques ?

Une puissance annoncée de 134 MW ne signifie pas que 134 MW seront disponibles à tout moment, ni que cette puissance pourra être distribuée sans contrainte à tous les quartiers.

L’intérêt de l’installation doit être apprécié selon le service réellement rendu.

La question ne doit donc pas être : sommes-nous pour ou contre la centrale flottante ?

Elle doit être :

Cette solution apporte-t-elle, dans des délais crédibles et à un coût justifiable, une amélioration vérifiable de l’alimentation électrique, sans compromettre les investissements nécessaires à la reconstruction durable du système ?

  1. Pourquoi l’urgence ne doit pas faire oublier Zongo, Nsanga et Inga

Les installations existantes représentent un patrimoine technique et financier important.

Elles doivent faire l’objet d’une évaluation rigoureuse.

Il faut connaître l’état de chaque groupe.

Les travaux nécessaires.

Les coûts de réhabilitation.

Les délais.

Les besoins de maintenance.

Les contraintes hydrologiques.

Les performances attendues.

Mais il faut éviter une autre simplification.

Réhabiliter une turbine ne permet pas de produire davantage lorsque le débit disponible ne suffit pas à la faire fonctionner.

La réhabilitation peut améliorer la fiabilité et le rendement des équipements.

Elle ne crée pas automatiquement de l’eau.

Il faut donc distinguer les mesures permettant de restaurer la disponibilité technique des mesures permettant de gérer les contraintes hydrologiques.

Les investissements dans les centrales existantes doivent être accompagnés d’études sur les régimes des cours d’eau, la gestion des installations, les connexions entre sources et les possibilités de diversification.

L’avenir énergétique ne doit être réduit ni à Inga, ni à Zongo, ni aux centrales flottantes.

Il exige une vision du système dans son ensemble.

  1. La diversification : réduire la vulnérabilité sans multiplier les projets dispersés

Un système électrique fortement dépendant de quelques sources peut devenir vulnérable lorsqu’une perturbation affecte l’une d’elles.

La diversification mérite donc d’être examinée.

Mais diversifier ne signifie pas multiplier indistinctement les projets.

Il faut étudier les complémentarités.

Les périodes de production.

Les coûts.

Les capacités de raccordement.

Les besoins de stockage ou de réserve.

Les contraintes territoriales.

Les possibilités de maintenance.

Les solutions solaires, hydroélectriques, thermiques ou autres doivent être appréciées selon leurs fonctions.

Certaines peuvent renforcer des réseaux existants.

D’autres peuvent alimenter des services ou des installations localisées.

D’autres encore peuvent assurer une réserve de secours.

La meilleure solution n’est pas nécessairement la plus spectaculaire.

C’est celle qui répond à une fonction clairement définie, dans des conditions maîtrisées.

  1. Ce que la SNEL devrait expliquer publiquement

Dans une crise aussi importante, la transparence ne doit pas être considérée comme une concession faite à l’opinion.

Elle constitue une fonction du service public.

La SNEL devrait pouvoir publier régulièrement un tableau compréhensible indiquant la production disponible par centrale, les principales contraintes, la puissance effectivement injectée, les perturbations du réseau et les mesures de rétablissement.

Les consommateurs n’ont pas besoin de connaître tous les détails techniques.

Mais ils ont besoin d’informations fiables.

Pourquoi leur quartier est-il délesté ?

Quelle difficulté explique l’interruption ?

Quelle intervention est prévue ?

Quel délai peut raisonnablement être annoncé ?

Comment les services essentiels sont-ils protégés ?

Lorsque ces informations ne sont pas suffisamment accessibles, les explications contradictoires se multiplient.

La transparence permettrait également de distinguer les difficultés dues aux contraintes naturelles, celles liées aux équipements et celles résultant de problèmes d’organisation.

Il ne s’agit pas de désigner un coupable avant d’avoir établi les faits.

Il s’agit de rendre les responsabilités intelligibles.

  1. La crise électrique est aussi une crise de continuité

Le Congo n’est pas dépourvu d’expérience énergétique.

Il a construit des centrales.

Formé des ingénieurs.

Développé des réseaux.

Organisé des services.

Accumulé des connaissances.

Mais la question centrale concerne la continuité de ces capacités.

Qu’avons-nous maintenu ?

Qu’avons-nous modernisé ?

Qu’avons-nous laissé se dégrader ?

Quelles compétences ont été renouvelées ?

Quelles connaissances ont été conservées ?

Quels investissements ont été accompagnés de moyens suffisants pour leur exploitation ?

Une infrastructure ne représente pas seulement une dépense de construction.

Elle constitue un engagement de longue durée.

Cet engagement comprend l’exploitation, la maintenance, les réparations, le renouvellement et la transmission des compétences.

Une politique énergétique qui finance les ouvrages mais néglige ces fonctions prépare les difficultés futures.

C’est pourquoi la crise actuelle devrait conduire à une véritable archéologie des capacités électriques nationales.

Non pour rechercher indéfiniment des responsabilités dans le passé.

Mais pour comprendre les mécanismes qui produisent les fragilités présentes.

  1. Ce qu’il faudrait faire : trois horizons complémentaires

La réponse à la crise doit distinguer trois horizons.

L’urgence consiste à réduire les interruptions les plus graves, à protéger les services essentiels, à utiliser au mieux les moyens disponibles et à évaluer les solutions temporaires sur des bases techniques et financières vérifiables.

Le redressement consiste à restaurer les équipements récupérables, à renforcer la maintenance, à améliorer les réseaux, à réduire les pertes évitables et à organiser une meilleure coordination des sources de production.

La transformation durable consiste à planifier les capacités futures selon les besoins réels, les contraintes hydrologiques, les perspectives démographiques, les activités productives et les possibilités de financement.

Ces trois horizons doivent être conduits ensemble.

L’urgence sans redressement risque de se prolonger indéfiniment.

Le redressement sans transformation risque de reproduire les mêmes vulnérabilités.

La transformation sans réponse à l’urgence laisserait les populations supporter des difficultés immédiates inacceptables.

  1. De la crise électrique à la responsabilité publique

Le débat sur l’électricité ne doit pas devenir un affrontement entre techniciens, responsables politiques et consommateurs.

Il doit permettre de poser une question nationale.

Comment construire un système électrique capable de fournir durablement un service essentiel ?

Cette question engage plusieurs responsabilités.

La SNEL doit rendre compte de ses fonctions d’exploitation et de gestion.

Les autorités publiques doivent assumer leurs responsabilités de politique énergétique, de régulation et d’investissement.

Les organes de contrôle doivent pouvoir examiner les engagements.

Les experts doivent apporter des analyses vérifiables.

Les citoyens doivent pouvoir accéder à une information compréhensible.

Mais aucune de ces responsabilités ne doit être confondue avec les autres.

La crise ne sera pas résolue par la seule multiplication des déclarations.

Elle exige des décisions fondées sur des connaissances, des moyens et des mécanismes de suivi.

Conclusion — Le Congo n’a pas seulement besoin de mégawatts supplémentaires

Il serait évidemment absurde de nier le besoin de nouvelles capacités de production.

Kinshasa grandit.

Ses activités se développent.

Ses besoins énergétiques augmentent.

Mais produire davantage ne suffit pas si les installations ne peuvent être maintenues, si les réseaux ne permettent pas de distribuer correctement l’énergie ou si les décisions d’investissement ne tiennent pas compte des coûts futurs.

La véritable question est celle de la capacité électrique nationale.

Une capacité qui ne se limite pas aux centrales.

Elle comprend les connaissances.

Les compétences.

Les équipements.

Les réseaux.

Les moyens financiers.

La maintenance.

La planification.

La transparence.

La responsabilité.

L’histoire de Zongo, de Nsanga et d’Inga doit nous servir à comprendre cette réalité.

La proposition d’une centrale flottante doit être examinée à la lumière de cette même exigence.

Elle peut éventuellement contribuer à soulager une situation difficile.

Mais elle ne doit pas devenir un substitut à la reconstruction durable du système électrique.

Car la question fondamentale n’est pas seulement de savoir combien de mégawatts supplémentaires nous pouvons installer.

Elle est de savoir combien de mégawatts nous sommes capables de rendre effectivement disponibles, de transporter, de distribuer, de maintenir et de garantir dans la durée.

Le Congo ne manque pas seulement d’électricité. Il doit renforcer sa capacité à transformer durablement son potentiel énergétique en un service public fiable.

Et c’est à cette condition que la crise actuelle pourra devenir autre chose qu’un épisode supplémentaire de délestage.

Elle pourra devenir le point de départ d’un apprentissage national.

Une République capable n’est pas celle qui promet de grandes puissances installées. C’est celle qui sait faire fonctionner, entretenir, renouveler et transmettre les capacités nécessaires à la vie de ses citoyens.

 

By amedee

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