Les sociétés de la téléphonie mobile, en République démocratique du Congo, ont réalisé un chiffre d’affaires cumulé de 1,297 milliard USD au cours des six premiers mois de l’année, soit 632,2 millions USD au premier trimestre et 665,6 millions USD au deuxième trimestre, selon le rapport de l’Observatoire du marché de la téléphonie mobile, structure relevant de l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC).
« Le chiffre d’affaires global du secteur atteint 665,6 millions USD au T2 2026, en hausse de 5,30 % par rapport aux 632,2 millions USD enregistrés au T1 2026. Cette progression accompagne une transformation plus profonde de la structure du marché : 51,7 % des abonnements mobiles donnent désormais accès à l’Internet mobile. La data ne constitue donc plus un relais périphérique, mais un usage installé au cœur de la consommation mobile en RDC », a indiqué le rapport.
L’Observatoire du marché de la téléphonie mobile note que l’Internet mobile reste le principal moteur de cette croissance, avec des revenus en hausse de 8,25 % franchissant le seuil des 391 millions USD. Une performance qui renforce son poids dans l’économie du secteur : l’Internet représente désormais près de 59 % du chiffre d’affaires total de la téléphonie mobile, un niveau en progression constante.
Orange enregistre la croissance la plus élevée de la période, à 9,25 %, soit près de quatre points au-dessus de la moyenne du marché. Cette hausse s’est aussi fait sentir chez Airtel avec une croissance de 4,07 % au même titre que Vodacom avec une progression de 3,93 %. Africell, malgré le recul de son parc d’abonnés, maintient un chiffre d’affaires quasi stable (+0,03 %).
En ce qui concerne les abonnements, le même rapport indique qu’au deuxième trimestre 2026, le parc mobile atteint 77,0 millions d’abonnements, en progression de 2,76 % par rapport au trimestre précédent, soit 2,07 millions d’abonnements supplémentaires. Le taux de pénétration gagne 1,8 point, passant de 66,8 % au T1 2026 à 68,6 % au T2 2026. La progression est régulière sur les trois mois du trimestre (+0,76 % en avril, +1,02 % en mai et +0,96 % en juin), ce qui traduit un rythme de recrutement soutenu, sans à-coups. La régularité de ce rythme constitue le principal signal à suivre pour apprécier la solidité de la dynamique au trimestre suivant », selon le rapport.
Ces résultats confirment l’hétérogénéité du marché congolais des télécommunications. Les comportements de consommation varient selon la densité de population, la structure économique, le niveau d’urbanisation et la disponibilité des infrastructures. L’analyse nationale doit donc être complétée par une lecture territoriale, afin de mieux identifier les besoins, les contraintes d’accès et les relais de croissance propres à chaque province.
Le marché congolais des télécommunications poursuit ainsi sa croissance, mais sa structure évolue : les usages se déplacent progressivement vers les services de données. Dans cet environnement plus concurrentiel et en mutation rapide, la capacité des opérateurs à accompagner cette demande, par la qualité de service, la couverture et des offres adaptées, devient un déterminant central de leur performance.

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