Une autoroute. Photo d'illustrationUne autoroute. Photo d'illustration

Les dépenses en capital (ou dépenses d’investissement) ont atteint 1.926,0 milliards de CDF (675,078 millions USD au taux budgétaire moyen de 2853 FC le dollar américain) à fin aout 2025 sur des prévisions annuelles arrêtées à 17.980 milliards de CDF (5,9 milliards USD), soit un taux d’exécution de 11,4%, selon les données de la Banque centrale du Congo.  Autant dire que les dépenses d’investissement connaissent un déficit criant dans leur exécution en 2025.

En finances publiques, les dépenses en capital (ou dépenses d’investissement) sont les fonds attribués par l’État à l’acquisition et au développement de biens durables et d’actifs qui améliorent le patrimoine public et contribuent à la croissance économique à long terme. Ces dépenses incluent les investissements dans les infrastructures (routes, bâtiments), l’acquisition d’équipements, de machines, de terrains, ou encore les transferts de capital vers des bénéficiaires pour l’acquisition de biens de capital. Elles se distinguent des dépenses courantes ou de fonctionnement, qui sont des dépenses de consommation répétitive.

Prévisions financières pour le mois de septembre 2025

Au cours du mois de septembre 2025, le Trésor table sur une mobilisation de 3.317,2 milliards de CDF, avec l’encaissement du 3ème acompte de l’impôt sur le bénéfice et profit pour l’exercice fiscal 2025.

Les dépenses publiques devraient s’établir à 3.401,2 milliards de CDF, portées  par  les  charges  courantes  et  exceptionnelles,  dont  celles  liées  aux  opérations sécuritaires et les dépenses humanitaires.

Exécution du Plan de trésorerie de l’Etat (PTR) à fin août 2025

La balance des opérations financières de l’Etat, en cumul annuel, affiche un déficit de 3.265,0 milliards de CDF contre un excédent de 662,5 milliards à la période correspondante de 2024. Ce gap a été entièrement financé par les ressources tirées des émissions des titres publics et autres moyens de financement.

Le graphique ci-dessus renseigne une forte consommation des dépôts de l’Etat contrairement à l’exercice 2024 qui était marqué par la constitution des marges de trésorerie par le Trésor.

Evolution des recettes publiques

A fin août 2025, les recettes de l’État ont totalisé 18.159,2 milliards de CDF, soit un taux de réalisation de 103,8 %. Les performances des régies financières demeurent dominées par la DGI,  dont  les  recettes  se  sont  élevées  à  10.638,7  milliards  de  CDF,  enregistrant  un dépassement de 34,3 % par rapport à la programmation.

De  même,  les  recettes  parafiscales  encadrées  par  la  DGRAD  ont  été  collectées  en dépassement de 1,1 % par rapport aux prévisions, pour un total de 3.157,7 milliards de CDF.

En revanche, les recettes douanières et accises mobilisées par la DGDA ont accusé une moins-value de 5,9 %, se chiffrant à 4.362,8 milliards de CDF.

Evolution des dépenses publiques

Sur un montant prévisionnel de 20.710,3 milliards de CDF, les dépenses de l’Etat se sont établies à 21.86 9,2 milliards de CDF, soit un taux d’exécution de 105,6 %. Comparées aux décaissements effectués à la période correspondante de 2024, évalués à 16.883,7 milliards de CDF, elles affichent une hausse de 29,5 %.

Cette évolution s’explique principalement par l’expansion des dépenses exceptionnelles (sécuritaires et humanitaires) ainsi que par le  doublement de la masse salariale.

Les  dépenses  courantes  ont  totalisé  13.443,7  milliards  de  CDF.  Elles  se  composent  pour l’essentiel de :

  • Salaires des agents et fonctionnaires de l’État (7.736,0 milliards de CDF);
  • Frais de fonctionnement des institutions et ministères (2.689,5 milliards);
  • Subventions (2.050,8 milliards).

Finances & Entreprises 

By amedee

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