Depuis quelques jours sur les réseaux sociaux, les critiques viennent de partout pour contester l’arrêté interministériel signé par le ministre de l’économie du Numérique, Augustin Kibassa Maliba, et le ministre des Finances, Doudou Fwamba, du 20 juillet 2026 portant fixation des taux des droits, taxes et redevances à percevoir à l’initiative du ministère du Numérique.

Cet arrêté instaure notamment une taxe de 2.000 dollars américains juste pour avoir une autorisation sur la fourniture de service d’hébergement web et d’hébergement d’applications. Désormais, il faudra même déboursé 75.000 dollars pour une demande d’agrément pour un Centre de données de niveau Tier-III.

« Dans un pays où le chômage frappe durement notre jeunesse, l’État devrait soutenir celles et ceux qui innovent, créent des emplois et bâtissent l’économie de demain, plutôt que leur imposer de nouvelles barrières », écrit Martin Fayulu dans un post sur son compte X.

Pour Martin Fayulu, soumettre des startups, parfois encore sans aucun revenu, à des « droits d’autorisation » pouvant atteindre plusieurs dizaines de milliers de dollars est une « aberration économique ». « Une telle mesure risque d’étouffer l’innovation locale, de décourager les entrepreneurs et de pousser davantage d’activités vers l’informel », estime-t-il.

Et de marteler :  » La RDC ne peut pas prétendre promouvoir l’économie numérique tout en adoptant des mesures contraires à l’esprit du Startup Act. Cet arrêté doit être revu sans délai, dans le cadre d’un dialogue sérieux avec les acteurs du secteur. L’innovation ne se décrète pas : elle se libère, s’accompagne et se protège ».

Il a terminé son post par exprimer  son soutien aux innovateurs et entrepreneurs congolais.

By amedee

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