Des vendeuses au marché de Pompage (Ngaliema).Des vendeuses au marché de Pompage (Ngaliema). Photo d'illustration

La note de conjoncture économique de la Banque centrale du Congo indique qu’au cours de la deuxième semaine de mai 2026, le taux d’inflation hebdomadaire s’est établi à 0,15 %, contre 0,16 % la semaine précédente, traduisant la poursuite du ralentissement du rythme de progression des prix sur le marché des biens et services, en dépit des récents ajustements des prix des produits pétroliers à la pompe.

En termes de contribution, l’analyse des composantes de l’IPC met en évidence une prédominance très marquée de la fonction «Produits alimentaires et boissons non alcoolisées », dont la contribution à l’indice global a atteint 77,5% contre 71,5% la semaine précédente.

Cette évolution traduit les tensions persistantes sur l’offre des denrées de grande consommation, dans un contexte marqué par des perturbations des circuits d’approvisionnement dans plusieurs provinces du pays. A Kananga, la dégradation persistante de la route Kananga-Kalamba Mbuji continue de perturber l’approvisionnement des marchés en produits agricoles, notamment le maïs, accentuant les tensions sur les prix des denrées alimentaires.

A Kindu, les travaux de réhabilitation de la Route Nationale ainsi que les difficultés de circulation des citernes de carburant continuent d’affecter les chaînes logistiques et l’approvisionnement des marchés locaux. Ces contraintes logistiques, combinées aux fortes précipitations enregistrées dans plusieurs régions du pays, entretiennent des pressions sur les prix des produits alimentaires et expliquent la contribution prépondérante de cette fonction à la dynamique inflationniste observée durant la période sous revue.

Par ailleurs, les fonctions «Transport > et << Logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles» représentent les deuxièmes principales contributions à l’IPC, avec respectivement 9,3% et 8,9%. Cette évolution est étroitement liée, d’une part, aux ajustements récents des prix des produits pétroliers à la pompe, et d’autre part, aux tensions persistantes sur les combustibles domestiques ainsi qu’à la hausse des coûts liés au logement. La fonction « Biens et services divers » a contribué à hauteur de 4,1%.

En revanche les autres fonctions de consommation, notamment « Meubles, articles de ménage et entretien courant de la maison », < Santé », << Restaurants et hôtels », << Articles d’habillement et chaussures », « Communications », < Loisirs et culture », < Boissons alcoolisées et tabac » et << Enseignement > ont enregistré des contributions quasi nulles.

En cumul annuel, le taux d’inflation est ressorti à 3,7%, contre 3,2% à la même période de 2025. En glissement annuel, il s’est établi à 2,58%, contre 9,7% une année auparavant.

Cette évolution traduit le maintien d’un rythme modéré de progression des prix, soutenu par la stabilité relative du marché de change et l’orientation prudente de la politique monétaire. Toutefois, des tensions persistent sur certains produits alimentaires de base, en raison des contraintes logistiques et des perturbations des circuits d’approvisionnement observées notamment dans les espaces centre et est du pays.

Néanmoins, en dépit de ces tensions sectorielles, les conditions générales d’approvisionnement du marché intérieur demeurent globalement mieux orientées qu’au cours de la période correspondante de 2025, contribuant ainsi au maintien de l’inflation à un niveau inférieur à l’objectif de moyen terme fixé à 7,0%.

Finances & Entreprises

By amedee

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