Réunie à Yaoundé, au Cameroun, du 13 au 15 octobre 2026, la 42ᵉ session du Comité intergouvernemental des hauts fonctionnaires et experts de l’Afrique centrale met l’accent sur l’accélération des réformes du climat des affaires, la diversification économique et le développement du secteur privé. La République Démocratique du Congo (RDC), représentée notamment par l’ANAPI, y a obtenu le poste de rapporteure du bureau entrant, confié à sa Directrice Générale, Madame Rachel PUNGU LUAMBA.
La République Démocratique du Congo participe à la 42ᵉ session du Comité intergouvernemental des hauts fonctionnaires et experts de l’Afrique centrale, organisée par la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA). Placées sous le thème « Accélérer la mise en œuvre des réformes pour dynamiser le secteur privé à mi-parcours de la décennie de la diversification (2021-2030) », ces assises réunissent les représentants des gouvernements, du secteur privé, du monde scientifique, de la société civile et des partenaires techniques et financiers.
Les travaux visent à identifier les réformes prioritaires susceptibles de renforcer la compétitivité des économies de la sous-région, d’améliorer l’environnement des affaires et de stimuler l’investissement privé. Ils s’inscrivent dans la dynamique de la décennie de la diversification économique 2021-2030, qui encourage les pays d’Afrique centrale à réduire leur dépendance aux ressources naturelles en développant la transformation locale, l’industrialisation et des activités économiques plus diversifiées.
Les échanges portent notamment sur l’amélioration du climat des affaires, l’accès au financement pour les micros, petites et moyennes entreprises (MPME), le développement des chaînes de valeur régionales et la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). L’inclusion économique, l’autonomisation des femmes, l’emploi des jeunes et le développement durable figurent également parmi les préoccupations abordées.
L’objectif est de favoriser des réformes concrètes et coordonnées, capables de dynamiser le secteur privé et lever les obstacles à l’entrepreneuriat, de renforcer la confiance des investisseurs et de créer davantage d’emplois durables. A l’issue des travaux, une feuille de route opérationnelle afin de traduire les recommandations formulées en actions prioritaires et réalisables.
La RDC représentée au bureau entrant
C’est dans ce contexte que la République Démocratique du Congo a été désignée membre du bureau entrant du Comité intergouvernemental, pour un mandat d’un an, en qualité de rapporteure. Cette responsabilité est confiée à Madame Rachel PUNGU LUAMBA, Directrice Générale de l’Agence Nationale pour la Promotion des Investissements (ANAPI).
Le bureau sera présidé par le Cameroun, pays hôte de la session, tandis que la République centrafricaine en assurera la vice-présidence.Cette désignation constitue une reconnaissance de la participation de la RDC aux réflexions régionales sur les réformes économiques et le développement du secteur privé. Elle permettra au pays de contribuer aux travaux de coordination, à la consignation des délibérations et au suivi des orientations issues de cette instance, conformément aux attributions du bureau.
Elle offre également à la RDC une occasion de renforcer son implication dans les initiatives régionales visant à promouvoir un environnement des affaires plus attractif, à faciliter la mobilisation des investissements et à soutenir une croissance économique inclusive.
L’ANAPI engagée pour l’attractivité économique de la RDC
La participation de l’ANAPI à ces assises s’inscrit dans le cadre de ses missions de promotion de l’image économique de la RDC, de valorisation des opportunités d’investissement, d’accompagnement des investisseurs et de plaidoyer en faveur de l’amélioration du climat des affaires.
A travers sa Directrice Générale, Rachel PUNGU LUAMBA, l’Agence contribue aux réflexions sur les réformes susceptibles de renforcer l’attractivité des économies de la sous-région et de favoriser le développement des initiatives entrepreneuriales. Les échanges constituent également un cadre de partage d’expériences et de recherche de solutions communes aux difficultés rencontrées par les investisseurs et les entreprises.
Pour la RDC, les enjeux consistent notamment à poursuivre l’assainissement de l’environnement des affaires, à stimuler l’investissement privé, à encourager la transformation locale des ressources naturelles et à consolider les bases d’une économie diversifiée et créatrice d’emplois.
La désignation de la Directrice Générale de l’ANAPI comme rapporteure du bureau entrant renforce ainsi la participation congolaise aux mécanismes régionaux de concertation économique. Elle s’inscrit dans une dynamique de coopération entre les pays d’Afrique centrale pour accélérer les réformes, valoriser le potentiel économique de la sous-région et faire du secteur privé un moteur de croissance et de développement durable.
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