Dans un post publié sur son compte X, le ministre des Finances, Doudou Fwamba, réagit au discours de l’ancien président de la République Joseph Kabila qui, dans son discours du 9 octobre 2026, a parlé de « l’implosion » de dette publique en RDC.
Assainir la dette publique est une chose ; utiliser celle-ci comme un levier de financement des infrastructures et des priorités du Gouvernement tout en maintenant sa soutenabilité comme nous le faisons depuis 2019, résulte de la cohérence de l’action publique et d’une vision stratégique.
Alors que les pays de l’Afrique Sub-Saharienne affichent en moyenne un niveau d’endettement de 60 % par rapport à leur PIB, insinuer qu’un endettement de moins de 20 % du PIB comme c’est le cas de la RDC, de nos jours, serait un fardeau, résulte soit de la mauvaise foi politique, de la méconnaissance des fondamentaux en matière de gestion économique et financière ou encore d’une absence de vision stratégique en matière du financement de développement.
Quant au fameux héritage économique du passé, on croirait que Monsieur le Sénateur à vie, est tombé à la fois dans un déni et une dénégation psychologique.
On croirait entendre un ange du ciel qui parle du satan. Ironie du sors.
En 2019, il nous laisse un pays avec un PIB nominal d’environ 50 Milliards USD, au terme de ses dix huit (18) ans de gestion ; 1,3 Milliard USD des réserves de change à la BCC ; un budget de 4 Milliards USD ; un déficit du compte courant de la balance commerciale de (-3,2%) du PIB ; aucun accès aux marchés des capitaux internationaux et aucun programme avec le Fonds Monétaire International suite à la mauvaise gouvernance et l’absence de transparence.
En 2026, nous avons un PIB nominal de 120 milliards USD ; 8 milliards USD des réserves de changes ; un budget
de 18 milliards USD ; un déficit du compte courant réduit à (-1,3%) du PIB en 2024 ; un accès aux marchés financiers internationaux et trois programmes formels avec le Fonds Monétaire International.
Entre ces deux périodes de gouvernance, aucune comparaison possible. C’est la nuit et le jour, comme diraient les communs de mortels.
Par manque de transparence et pour avoir refusé de publier des contrats léonins signés avec nos sociétés d’Etat du secteur minier, sous sa gouvernance, la RDC a été privée d’un programme formel avec le FMI.
Et sur le plan social et autres, c’est le même constat.
Comparer la RDC de 2019, sans gratuité de l’enseignement primaire, sans gratuité de la maternité, sans aucun système d’assurance de santé pour les Professeurs des Universités et les Magistrats, sans aucune université moderne construite durant dix huit (18) ans, sans aucune nouvelle piste d’atterrissage d’avion, sans aucun bâtiment administratif territorial construit dans nos 145 territoires, sans aucune route asphaltée à Isiro, Bunia, Kananga, Kikwit, Buta…; à celle de 2026, est la preuve d’une mauvaise foi criante.
La RDC d’aujourd’hui est un pays en pleine transformation économique et sociale. Une économie robuste, résiliente et engagée vers sa diversification. Un pays plus crédible et une nation qui se transforme.
Sous le leadership de SEM, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, nous continuons les efforts de la reconstruction de notre pays et faisons appel à tous ceux qui veulent participer à cette œuvre.
Le processus du dialogue a été lancé, tous les fils et toutes filles de la RDC devront venir exprimer non seulement leurs désaccords, mais également renouveler le serment d’un Congo uni et indivisible.
Et même ceux qui portent les armes, déposez celles-ci, revenez à la raison, et engagez-vous sur le chemin de la paix ainsi que la rédemption à travers un dialogue, sans condition.
Il est possible d’exprimer nos désaccords sans tuer nos compatriotes innocents, comme c’est le quotidien à l’Est de notre pays.
Vivement la Paix.
Doudou Fwamba,
Ministre des Finances
