Tribune de Fernandez MURHOLA, Acteur et Icône de la Société Civile Congolaise / Breveté en Défense et Stratégies de Résilience
« On envahit un Pays avec des chars, on l’annexe avec des Instituteurs. »
INTRODUCTION GÉNÉRALE : ON NE VOUS PREND PAS VOS TERRES, ON VOUS PREND VOS ENFANTS
Pendant que la Nation a les yeux rivés sur les collines de Sake, de Minembwe et de Minova, le Rwanda qui occupe le Kivu de 1996 à nos jours, a déplacé le centre de gravité de la guerre. Il a compris que la guerre des armes fait du bruit, mais que la guerre des diplômes fait des États.
La nomination des animateurs de l’Enseignement Supérieur et Universitaire (ESU) au Nord et Sud-Kivu par le Rwanda sous le label de l’AFC-M23/RDF n’est pas un acte de gestion. C’est la mise en service de LA FABRIQUE DE L’ANNEXION.
Ce n’est pas de la bureaucratie, c’est une manœuvre de guerre hybride au sens le plus strict de la doctrine Gerasimov : substituer la souveraineté légale de Kinshasa par une légitimité de fait à Goma.
Dans cette tribune, nous allons essayer de démontrer que cette bataille est plus dangereuse que celle des armes, car une colline perdue se reprend en une offensive mais une génération d’élite perdue ne se reprend jamais !!!
CHAPITRE I : LA FABRIQUE DE L’ANNEXION – ANATOMIE D’UNE GUERRE HYBRIDE
I.1. Le basculement de Clausewitz à Gerasimov
La guerre moderne ne vise plus la destruction de l’armée ennemie, mais la capture de son administration. Selon la doctrine Gerasimov, le conflit est gagné à 80% par des moyens non-militaires. L’armée ne fait que sanctuariser ce que l’administrateur a déjà conquis.
En nommant des Recteurs dans les villes Congolaises de Goma et Bukavu, le Rwanda ne gère pas une pénurie, il proclame un proto-État.
I.2. La Séquence des 3D : Le manuel de la partition.
Toute sécession réussie suit le même modèle, de la Crimée au Somaliland :
I.2.1. Disloquer : Rendre l’État central incapable d’assurer l’éducation par la pression militaire.
I.2.2. Déployer : Remplacer l’État défaillant par une structure parallèle qui rend des services visibles.
I.2.3. Déposséder : Couper le cordon ombilical. L’étudiant de Goma et de Bukavu ne dépend plus de Kinshasa pour son avenir, mais du Rwanda occupant.
Nous avançons donc vers le stade final : la dépossession.
CHAPITRE II : LA SÉCESSION ÉPISTÉMIQUE – LE CRIME SUPRÊME CONTRE LA NATION.
J’introduis ici le concept qui doit devenir notre doctrine d’État : la SÉCESSION ÉPISTÉMIQUE.
II.1. Définition
La sécession épistémique est le processus par lequel une entité rebelle s’arroge le monopole de la production du savoir légitime, du droit et de l’histoire sur un territoire occupé, afin de rendre la population intellectuellement incompatible avec le reste de la Nation.
La sécession territoriale coupe une terre tandis que la sécession épistémique coupe une conscience.
II.2. Conséquences : La création de deux Peuples Congolais
C’est l’objectif final visé par le Rwanda agresseur. Si vous laissez l’ennemi délivrer une Licence en Droit aujourd’hui, il vous fabrique dans 5 ans le Juge qui déclarera que l’occupation était légale. S’il délivre une Licence en Histoire, il fabrique le professeur qui enseignera à vos enfants que le Kivu n’a jamais été Congolais.
On ne divise plus le Congo avec un mur, on le divise avec deux systèmes de diplômes non-convertibles. On crée un Citoyen de Kinshasa avec un diplôme reconnu par le CAMES et l’UNESCO, et un citoyen des villes occupées de Goma-Bukavu avec un parchemin qui ne vaut que dans l’administration rebelle. C’est la définition sociologique de la balkanisation.
CHAPITRE III : DE LA NULLITÉ ABSOLUE À LA HAUTE TRAHISON.
III.1. En Droit International : L’illégalité absolue.
Le droit est formel. L’article 47 de la IVème Convention de Genève de 1949 et l’article 54 du Protocole additionnel I interdisent à la puissance occupante de modifier le statut des fonctionnaires et des institutions. L’ESU est une institution régalienne. Sa capture est un crime de guerre par usurpation de souveraineté.
III.2. En Droit Interne : La Haute Trahison constituée.
La Constitution est sans appel :
Article 64 : « Tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force… »
Article 193 du Code Pénal Militaire : Qualifie de haute trahison tout acte d’intelligence avec une rébellion de nature à porter atteinte à l’intégrité territoriale.
Entre la nullité absolue de l’acte et la haute trahison de l’acteur, il n’y a aucune zone grise.
CHAPITRE IV : LA DOCTRINE DE LA SOUVERAINETÉ ACADÉMIQUE.
Face à une tentative d’annexion académique, l’attentisme diplomatique est une capitulation.
Nous devons opposer la DOCTRINE DE LA SOUVERAINETÉ ACADÉMIQUE ACTIVE, fondée sur 4 piliers.
IV.1. Pilier 1 – La Rupture Juridique.
Prendre un Arrêté Conjoint ESU-Justice déclarant l’inexistence juridique absolue de tous les actes posés par l’administration rebelle. Tout diplôme est un faux en écriture publique.
IV.2. Pilier 2 – La Rupture Répressive.
Le Parquet près la Haute Cour Militaire doit ouvrir une instruction pour haute trahison. Radiation, déchéance des droits civiques et saisie des biens.
IV.3. Pilier 3 – La Rupture par la Continuité.
Créer l’Université Virtuelle de Résilience du Kivu (UVRK), rattachée à l’UNIKIN. Le seul diplôme valable restera le diplôme Congolais.
IV.4. Pilier 4 – La Rupture Morale.
Créer la Liste Blanche de la Résistance Académique et instaurer le Serment de Lovanium : « Je jure de servir la RDC et la Science, et non une milice. »
CHAPITRE V : PLAN D’URGENCE – LES 12 ACTIONS RÉGALIENNES À PRENDRE EN 30 JOURS.
La doctrine ne vaut rien sans actes. Voici 12 mesures qui ne nécessitent ni guerre ni budget colossal, juste une signature.
Le principe est simple : le coût de la collaboration doit devenir 100 fois supérieur au bénéfice de la trahison.
V.1. BLOC 1 : GUERRE JURIDIQUE, DIPLOMATIQUE ET FINANCIÈRE
Action 1 – L’Ordonnance de Gel Académique : Geler tous les avoirs et biens en zone gouvernementale des individus nommés par l’AFC/M23 et de leurs familles. On ne peut pas être Recteur rebelle à Goma et percevoir ses loyers à Kinshasa.
Action 2 – Le Mandat d’Arrêt International : Émettre via INTERPOL une Notice Rouge pour « Usurpation de fonction régalienne ». Un faux Recteur ne doit plus pouvoir aller à Paris ou à Nairobi.
Action 3 – La Bombe CAMES / UNESCO : Déposer une liste noire officielle et demander la radiation pure et simple de ces institutions de tout classement et équivalence internationale. Un diplôme AFC-M23/RDF ne vaut plus à Dakar ou à Bruxelles.
V.2. BLOC 2 : GUERRE ÉCONOMIQUE ET NUMÉRIQUE
Action 4 – Le Blocus Numérique Souverain : Ordonner à l’ARPTC de couper l’accès au Système LMD national et de faire basculer tous les domaines.cd sous contrôle exclusif de Kinshasa. Sans serveur, pas d’inscription valide.
Action 5 – La Doctrine de l’Extraterritorialité du Salaire : Tout agent qui accepte un salaire de la rébellion perd automatiquement et définitivement son matricule, sa pension et sa CNSS.
Action 6 – La Sanction Secondaire : Toute banque ou télécom qui paie une taxe à l’administration rebelle se verra retirer sa licence sur toute l’étendue de la République.
V.3. BLOC 3 : GUERRE DE LA CONTINUITÉ DE L’ÉTAT.
Action 7 – Le Gouvernement Académique en Exil : Nommer un Comité de Gestion Légitime en exil pour chaque Université occupée, basé à Beni ou Kisangani, seul détenteur du sceau officiel.
Action 8 – Le Pont Aérien Académique : Affréter avec la MONUSCO un pont aérien pour l’exfiltration des étudiants finalistes, des mémoires et des professeurs menacés. Un futur médecin ne peut pas être l’otage d’un Colonel.
Action 9 – La Prime de Résistance : Créer une prime spéciale de Souveraineté de 500$ pour tout Professeur ayant refusé de collaborer. C’est moins cher qu’une balle et 100 fois plus efficace.
V.4. BLOC 4 : GUERRE SYMBOLIQUE ET DE LONG TERME
Action 10 – Le Livre Blanc du Parjure : Créer au Ministère un Livre Blanc public listant avec photos tous les collaborateurs. L’impunité morale est terminée.
Action 11 – La Loi d’Imprescriptibilité : Faire voter une loi déclarant les crimes de collaboration académique imprescriptibles. Même dans 30 ans, ils seront poursuivis.
Action 12 – L’Acte Ultime de Souveraineté : L’Année Blanche Ciblée : Si le Rwanda persiste, décréter l’Année Blanche en zone occupée. Aucun étudiant ne perd son année car l’UVRK prend le relais, mais la rébellion ne pourra se targuer d’aucun diplômé.
Mieux vaut une année perdue qu’une génération invalidée.
CONCLUSION GÉNÉRALE : LE TERRITOIRE SE RÉCUPÈRE, UNE GÉNÉRATION JAMAIS.
Un territoire occupé se récupère avec une offensive militaire. Une génération sacrifiée ne se récupère jamais.
En 1960, l’État sécessionniste du Katanga avait commencé exactement ainsi : en créant sa propre Université d’Élisabethville pour acter sa sécession. Nous avons oublié la leçon ?
La guerre du Kivu ne se joue plus seulement à Sake ou à Kamanyola. Elle se joue dans les auditoires de l’UNIGOM et de l’ISP-BUKAVU.
Car celui qui a le droit de délivrer les diplômes a le droit de dire qui est Congolais demain.
Et ce droit-là n’est pas négociable. Il ne se discute pas. Il se défend.
La République doit frapper fort, frapper vite, et frapper sur le diplôme.

