Siège de la BCC à KinshasaSiège de la BCC à Kinshasa

Pour répondre à tous les jets d’eau déversés depuis Kinshasa pour éteindre l’incendie ISYS-Régies, il suffit de confronter le communiqué de la BCC aux propres archives de l’État. En mars 2021, la DGI créait formellement une commission chargée de l’encadrement, du suivi et de l’évaluation du fonctionnement d’ISYS-Régies. Trois mois plus tard, une nouvelle note de service appelait les services de la DGI à participer à l’amélioration de son fonctionnement.

Le rapport annuel 2021 donne lui-même la raison de cette mobilisation en évoquant la recherche de solutions aux « écueils constatés dans le fonctionnement de cette plateforme ». Les difficultés n’ont donc pas été inventées en septembre 2026 pour embarrasser André Wameso. Elles dormaient depuis cinq ans dans la paperasse de l’État congolais.

Et André Wameso pense réellement pouvoir solder cinq années de questions avec un communiqué alignant quelques puces comme si l’on répondait à une panne de photocopieuse, sans même juger nécessaire d’organiser un « briefing à la Muyaya » à la hauteur de la gravité du sujet.

Les Congolais sont pourtant en droit d’attendre mieux qu’une série d’affirmations administratives. Ils méritent une chronologie des problèmes identifiés, les corrections entreprises, les responsabilités établies, les contrôles effectués et les garanties apportées aujourd’hui. Un communiqué à puces ne remplace ni une explication sérieuse, ni une reddition des comptes.

Dans ces conditions, l’appel demeure entier et se renforce encore davantage. André Wameso, Doudou Fwamba et Christophe Bitasimwa Bahii doivent rendre le tablier.

Jo M. Sekimonyo, PhD

Chancelier de l’Université Lumumba

Économiste politique hétérodoxe

Membre du Think Tank AkiliMali-Institute

By amedee

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