José BakimaJosé Bakima

PAR JOSE M. BAKIMA

Théoricien est concepteur du paradigme kongo

Il existe des moments où une civilisation produit elle-même les instruments intellectuels qui permettent de comprendre sa propre crise. Les deux textes récents de l’économiste Michael Hudson — l’un consacré à la Réserve fédérale, à la Constitution américaine et à la fin de l’hégémonie des États-Unis, l’autre à la longue trajectoire historique de la dette, des aristocraties, du financement de la guerre et de la destruction de la richesse — appartiennent à cette catégorie.

Hudson ne décrit pas seulement une crise financière. Il met en évidence une dynamique historique : la concentration de la richesse, la domination croissante du secteur financier, la transformation du crédit en instrument d’extraction, la désindustrialisation, l’endettement, la militarisation et, finalement, la fragilisation de la puissance qui avait permis au système de fonctionner.

Dans son analyse avec Steve Keen, Hudson soutient notamment que la financiarisation américaine a progressivement déplacé le centre de gravité de l’économie productive vers les actifs financiers, immobiliers et boursiers. Le crédit, au lieu de financer prioritairement l’investissement productif, peut ainsi alimenter la hausse des actifs et la concentration patrimoniale. Il relie cette évolution à la transformation du système politique et à la montée d’intérêts financiers, monopolistiques et militaires capables d’influencer la décision publique.

Mais une question demeure.

Que se passe-t-il lorsque nous cessons de regarder cette crise uniquement avec les catégories de l’économie politique occidentale et que nous la lisons à partir d’une autre grammaire du réel?

C’est ici que le paradigme Kongo devient particulièrement fécond.

Il ne prétend pas remplacer Hudson. Il permet de pousser son diagnostic plus loin.

  1. De la crise financière à la crise de continuité

La thèse que nous proposons est simple :

  • une civilisation entre en crise lorsque les forces qui devraient assurer la continuité du vivant se détachent progressivement du vivant lui-même.

La monnaie, le crédit, l’État, la connaissance, la puissance militaire, la technologie et le droit ne sont pas en eux-mêmes destructeurs.

Ils deviennent destructeurs lorsqu’ils cessent d’être reliés à la finalité qui justifie leur existence.

C’est précisément ce que le paradigme Kongo permet de formuler.

Dans notre lecture, Nzambi Mpungu Tulendo désigne le principe originaire à partir duquel le réel se manifeste, se déploie et se renouvelle. Cette manifestation n’est pas chaotique : elle obéit à des relations structurantes que nous avons formalisées à travers cinq triptyques matriciels.

Ces cinq matrices permettent de lire autrement les phénomènes historiques.

La crise américaine apparaît alors non seulement comme une crise du capitalisme financier, mais comme une désarticulation des relations entre puissance, matière, connaissance, histoire, vie et communauté.

  1. DIKENGA – NKODIA – MBONGI : lorsque le nœud capture le commun

Le premier triptyque nous donne la géométrie politique du phénomène : Dikenga – Nkodia – Mbongi.

  • Le Dikenga exprime le mouvement, la trajectoire, le cycle et la transformation.
  • Le Nkodia désigne le nœud, le point de concentration.
  • Le Mbongi est l’espace où la communauté délibère, partage, arbitre et transforme son destin collectif.

Or l’une des observations les plus fortes de Hudson concerne précisément la concentration progressive du pouvoir autour de certains nœuds financiers et politiques.

Dans son entretien avec Steve Keen, il décrit un système politique américain dans lequel le financement électoral, les intérêts financiers, les monopoles et l’immobilier auraient progressivement réduit l’autonomie de la décision politique. Il parle d’un système de type « pay-for-play » et estime que les mêmes groupes économiques exercent une influence déterminante sur les deux grands partis.

Le paradigme Kongo permet de condenser cette dynamique dans une formule :

Le Nkodia a capturé le Mbongi.

Le problème n’est donc plus simplement celui de la corruption.

Il est structurel.

Lorsque le nœud de concentration des richesses devient également le nœud de concentration de la décision politique, le lieu du commun cesse progressivement d’être véritablement commun.

Le Mbongi devient l’instrument du Nkodia.

Et lorsque cela se produit, le Dikenga collectif est dévié.

La société continue à bouger, mais elle ne se dirige plus nécessairement vers la reproduction de sa propre vitalité.

III. MUELA – MOYO – NITU : lorsque le souffle financier ne nourrit plus le corps

Le deuxième triptyque permet de comprendre la transformation économique :

  • Muela – Moyo – Nitu.
  • Le Nitu représente la matérialité, le corps, les infrastructures, les machines, les territoires, les ressources et les capacités productives.
  • Le Moyo représente la vie.
  • Le Muela désigne le souffle, la dynamique qui anime et met en mouvement.

Une économie saine doit maintenir une relation féconde entre ces trois dimensions.

Or c’est précisément cette relation que la financiarisation peut rompre.

Hudson et Keen soulignent que les banques ne consacrent pas nécessairement leur crédit à la construction d’usines, à l’achat de machines ou à l’embauche de travailleurs. Hudson affirme au contraire que le crédit bancaire est largement garanti par des actifs et peut alimenter l’immobilier, les actions et les obligations.

Le résultat est paradoxal :

  • la masse financière peut augmenter tandis que la capacité productive se détériore.

La monnaie circule.

Les actifs montent.

Les fortunes augmentent.

Mais le corps productif peut s’affaiblir.

Dans la grammaire du paradigme Kongo :

  • Le Muela circule, mais il ne nourrit plus suffisamment le Nitu ; le Moyo en subit les conséquences.

Cette distinction est essentielle.

Elle oblige à séparer deux phénomènes que la comptabilité financière tend souvent à confondre l’augmentation de la valeur des actifs et l’augmentation de la richesse réelle.

Une société peut devenir financièrement plus riche tout en devenant matériellement plus fragile.

  1. KINDOKI – NDOKI – KIMFUNIA : lorsque le savoir produit l’effet inverse de sa finalité

Le troisième triptyque concerne le savoir :

  • Kindoki – Ndoki – Kimfunia.
  • Le Kindoki est la science, la connaissance, la capacité de comprendre.
  • Le Ndoki est le porteur de cette connaissance.
  • Le Kimfunia est l’effet produit par son utilisation.

Cette distinction permet de poser une question rarement formulée dans l’économie contemporaine :

une science peut-elle être sophistiquée et néanmoins produire des effets destructeurs ?

La réponse est évidemment oui.

Hudson et Keen attaquent précisément ce qu’ils considèrent comme les limites de la théorie économique néoclassique appliquée à la politique monétaire. Ils soutiennent notamment que la hausse des taux d’intérêt ne traite pas nécessairement les causes matérielles d’une inflation provenant de l’énergie, des matières premières, des tarifs ou des contraintes productives.

Il ne suffit donc pas de posséder une théorie.

Il faut que la théorie soit capable de reconnaître le réel auquel elle prétend s’appliquer.

Le paradigme Kongo introduit ici une distinction fondamentale :

le savoir n’est pas jugé uniquement par sa sophistication, mais par le Kimfunia qu’il produit.

Un savoir économique qui comprend parfaitement les marchés financiers mais ignore la fertilité des sols, l’énergie, les infrastructures, le travail, la démographie, la cohésion sociale ou la transmission intergénérationnelle peut être techniquement brillant et civilisationnellement aveugle.

Le problème n’est alors pas l’absence de Kindoki.

C’est la séparation du Kindoki d’avec le Moyo.

  1. MAHAMBA – ZINGA – MUNTU : la dette comme problème de transmission

Le quatrième triptyque nous conduit dans la longue durée :

Mahamba – Zinga – Muntu.

C’est ici que l’analyse historique de Hudson devient particulièrement intéressante.

Dans son travail sur la longue trajectoire de la dette, il ne considère pas la dette contemporaine comme un phénomène isolé. Il la replace dans une histoire beaucoup plus ancienne, où l’endettement, la concentration de la propriété, les aristocraties créancières, la guerre et la redistribution de la richesse ont régulièrement produit des crises sociales.

La dette devient ainsi un phénomène historique et institutionnel, et non un simple instrument comptable.

Le paradigme Kongo permet d’ajouter une dimension : la dette est aussi une question de transmission.

Une dette n’est pas seulement une relation entre deux agents présents.

Elle peut devenir une relation entre générations.

Lorsqu’une société emprunte pour construire une infrastructure productive, elle transmet à la génération suivante un capital accru.

Lorsqu’elle emprunte pour maintenir artificiellement une consommation improductive, une spéculation ou une rente, elle peut transmettre à la génération suivante une obligation sans capacité productive correspondante.

Dans le premier cas : la dette augmente la capacité de manifestation du Moyo.

Dans le second : la dette prélève sur le Moyo futur pour maintenir une manifestation présente.

La différence est civilisationnelle.

  1. NGANGU – LENDO – ZOLA : lorsque la puissance devient prédation

Le cinquième triptyque est peut-être celui qui permet d’aller le plus loin :

Ngangu – Lendo – Zola.

Ngangu : la puissance.

Lendo : la relation, l’alliance, la circulation entre les êtres.

Zola : l’amour, entendu comme principe d’unification et de cohésion.

Toute civilisation possède de la puissance.

La question n’est donc pas de savoir si elle est puissante.

La question est : que fait-elle de sa puissance ?

Une puissance reliée produit de la coopération.

Une puissance isolée produit de la domination.

Une puissance qui se détache de toute relation devient prédatrice.

On pourrait donc formuler une première loi du paradigme :

Ngangu sans Lendo tend vers la domination ; Ngangu sans Lendo et sans Zola tend vers la prédation.

Cette formule permet de relire la militarisation de l’économie américaine.

Hudson relie étroitement le pouvoir financier au complexe militaro-industriel et soutient que les intérêts économiques liés à l’armement peuvent exercer une influence considérable sur les décisions politiques et stratégiques.

La guerre devient alors plus qu’un instrument géopolitique.

Elle devient un secteur économique.

Et lorsque la guerre devient économiquement rentable pour certains acteurs, une inversion fondamentale se produit :

la puissance qui devait protéger le corps social commence à vivre de la mobilisation permanente de la puissance militaire.

C’est une pathologie de Ngangu.

VII. La Réserve fédérale : indépendante, mais indépendante de quoi ?

Cette question nous conduit au cœur du premier texte de Hudson.

La question classique est :

la banque centrale doit-elle être indépendante du pouvoir politique ?

Le paradigme Kongo oblige à poser une question plus profonde :

Indépendante de qui, mais responsable devant quoi ?

Une banque centrale peut être indépendante du gouvernement du jour.

Mais peut-elle être indépendante :

  • du Moyo collectif ?
  • du Nitu productif ?
  • des générations futures ?
  • de la souveraineté économique ?
  • du territoire ?
  • de la sécurité alimentaire ?
  • de l’énergie ?
  • du travail ?
  • du vivant ?

La réponse devrait être non.

Cela conduit à une conception radicalement différente de la banque centrale.

La question n’est plus simplement :

« Comment stabiliser la monnaie ? »

Mais :

« Comment organiser la circulation monétaire afin qu’elle contribue à la continuité du vivant ? »

C’est précisément là que notre réflexion sur une Banque centrale du Vivant prend une dimension nouvelle.

Il ne s’agirait pas de supprimer la monnaie, le crédit ou les marchés.

Il s’agirait de réinscrire la finance dans une architecture de finalités.

VIII. La véritable richesse : celle qui se reproduit

Le cœur de la pensée de Hudson peut être rapproché ici d’une intuition fondamentale du paradigme Kongo.

Une richesse véritable est une richesse qui augmente la capacité de la vie à se reproduire.

Une usine productive peut le faire.

Une école peut le faire.

Une infrastructure hydraulique peut le faire.

Une terre fertile peut le faire.

Une forêt préservée peut le faire.

Une population correctement formée peut le faire.

Une infrastructure énergétique peut le faire.

Une connaissance transmise peut le faire.

Une institution juste peut le faire.

En revanche, une hausse purement spéculative de la valeur d’un actif ne constitue pas nécessairement une augmentation correspondante de la capacité collective de production.

Nous pouvons donc proposer une distinction fondamentale :

La richesse financière mesure une valeur détenue ; la richesse du vivant mesure une capacité reproduite.

Cette distinction devrait être au cœur de toute économie du XXIe siècle.

  1. Le problème américain n’est peut-être pas « l’Amérique »

Hudson et Keen parlent de la fin de l’hégémonie américaine. Steve Keen va jusqu’à comparer la période actuelle à la phase terminale des empires.

Il faut cependant introduire une nuance.

Le paradigme du Dikenga nous interdit de confondre la fin d’une forme historique avec la fin du mouvement lui-même.

Ce qui peut être en train de disparaître n’est pas nécessairement l’Amérique.

C’est peut-être une certaine architecture de la puissance américaine :

  • puissance financière ;
  • dollar comme instrument central de circulation mondiale ;
  • suprématie militaire ;
  • extraction de rentes ;
  • financiarisation ;
  • désindustrialisation ;
  • concentration patrimoniale ;
  • dépendance à l’endettement.

Une civilisation peut perdre une forme de puissance sans disparaître.

Le Dikenga n’est pas une théorie de la fin.

C’est une théorie de la transformation.

La question décisive devient donc : que va produire la phase suivante ?

  1. Ce que le paradigme Kongo apporte à Michael Hudson

Hudson donne une remarquable description historique et économique de certaines dynamiques de la crise.

Mais le paradigme Kongo permet de les réunir dans une architecture plus générale.

Nous pouvons alors lire :

  • la financiarisation comme une capture du Nkodia sur les flux du Mbongi ;
  • la désindustrialisation comme une rupture entre Muela, Moyo et Nitu ;
  • l’économie abstraite comme une séparation entre Kindoki et Moyo ;
  • l’endettement intergénérationnel comme une perturbation de Zinga ;
  • la militarisation comme une hypertrophie de Ngangu ;
  • la crise politique comme une décomposition du Mbongi ;
  • la concentration de richesse comme une captation des flux par quelques Nkodia ;
  • la crise civilisationnelle comme une rupture générale de continuité.

Nous obtenons alors une proposition théorique nouvelle :

Une civilisation entre dans une phase pathologique lorsque ses systèmes de puissance, de connaissance et de circulation cessent d’alimenter le corps vivant qu’ils étaient destinés à servir.

  1. De l’économie de l’extraction à l’économie de la continuité

La question véritable n’est donc pas : « Comment sauver le système financier actuel ? »

Elle est : « Quelle architecture économique permettrait de rétablir la continuité entre monnaie, production, territoire, communauté et générations ? »

C’est ici que le paradigme Kongo rencontre directement notre réflexion sur la République enracinée et l’Économie du Vivant.

L’objectif ne serait pas d’abolir la finance.

Il serait de la remettre à sa place.

La monnaie doit servir la production.

La production doit servir la vie.

La puissance doit protéger le collectif.

Le savoir doit augmenter la capacité de manifestation.

Le droit doit protéger la continuité.

L’État doit organiser les relations.

La richesse doit pouvoir être transmise.

Et le développement doit être évalué non seulement par ce qu’il accumule, mais par ce qu’il rend possible pour les générations qui viennent.

C’est là que le paradigme Kongo cesse d’être une simple grille culturelle.

Il devient une grammaire politique et économique.

XII. Une autre définition du déclin

Peut-être devons-nous finalement changer notre définition du déclin.

Le déclin d’une civilisation ne commence pas nécessairement lorsque son PIB diminue.

Il commence lorsque :

  • sa puissance augmente mais ne protège plus la vie ;
  • son savoir augmente mais comprend de moins en moins le réel ;
  • sa richesse augmente mais sa capacité productive diminue ;
  • son crédit augmente mais sa capacité de remboursement diminue ;
  • sa puissance militaire augmente mais sa sécurité diminue ;
  • ses institutions se multiplient mais son Mbongi se vide ;
  • ses élites s’enrichissent mais la transmission collective se détériore.

C’est alors que la civilisation peut sembler puissante tout en étant déjà engagée dans une phase de désagrégation.

XIII. Une loi générale du paradigme Kongo

Les deux textes de Michael Hudson nous permettent ainsi de formuler une première proposition que nous pourrions appeler provisoirement :

La loi de désarticulation du vivant

Lorsqu’une fonction de manifestation — puissance, connaissance, monnaie, droit ou institution — se sépare de la relation qui la relie au vivant, elle tend à se transformer d’instrument de continuité en instrument d’extraction.

La séquence devient alors :

séparation → concentration → extraction → déséquilibre → crise → destruction → recomposition.

Mais le Dikenga nous rappelle que cette séquence n’est pas nécessairement terminale.

La crise peut devenir un moment de réarticulation.

C’est ici que réside peut-être la véritable question du XXIe siècle.

Conclusion

Réarticuler la puissance au vivant

Michael Hudson décrit une économie qui a progressivement déplacé son centre de gravité de la production vers la finance, du développement industriel vers la rente, de l’investissement vers l’accumulation d’actifs et, selon son diagnostic, de la puissance productive vers une puissance de plus en plus dépendante de l’endettement et de l’extraction.

Le paradigme Kongo permet de donner à cette description une profondeur supplémentaire.

Il montre que le problème n’est pas simplement financier.

Il est relationnel.

Le problème n’est pas que l’Amérique possède trop de puissance.

C’est que sa puissance risque de devenir séparée de sa fonction vitale.

Le problème n’est pas que la finance existe.

C’est que la circulation financière peut se détacher de la circulation productive.

Le problème n’est pas que la connaissance économique soit sophistiquée.

C’est qu’elle peut devenir incapable de reconnaître le corps réel qu’elle prétend gouverner.

Le problème n’est pas que la dette existe.

C’est qu’elle peut cesser d’être un instrument de transmission pour devenir un mécanisme de prélèvement sur l’avenir.

Et le problème ultime n’est donc pas seulement :

« L’hégémonie américaine touche-t-elle à sa fin ? »

La question plus profonde est :

Que devient une civilisation lorsque sa puissance cesse d’être au service de la continuité du vivant ?

C’est ici que la pensée de Hudson rencontre, peut-être sans le savoir, une intuition fondamentale du paradigme Kongo.

  • Nzambi Mpungu Tulendo ne se manifeste pas dans l’isolement des forces, mais dans leur articulation.
  • Dikenga donne la trajectoire.
  • Muela donne le souffle.
  • Moyo donne la vie.
  • Nitu donne le corps.
  • Kindoki donne le savoir.
  • Zinga donne la continuité historique.
  • Ngangu donne la puissance.
  • Lendo donne la relation.
  • Zola donne l’unification.

Lorsque ces dimensions s’articulent, la puissance devient féconde.

Lorsqu’elles se séparent, la puissance devient prédatrice.

La question de notre temps n’est donc peut-être pas de savoir qui remplacera les États-Unis.

Elle est beaucoup plus radicale :

quelle civilisation sera capable de réarticuler la puissance, le savoir, la richesse, la matière et la relation autour de la continuité du vivant ?

C’est peut-être là que commence véritablement le monde d’après.

 

By amedee

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