De la translocation en vue de la réintroduction des rhinocéros blancs dans le parc de la Garamba à la réduction de son empreinte énergétique en passant par la gestion environnementale de son site minier ou encore la constitution d’un Fonds pour l’environnement et les projets de durabilité communautaire, Kibali Gold Mine est pleinement engagée dans le développement durable de la Grande Orientale.  

Jamais dans l’histoire récente de la République démocratique du Congo une entreprise minière s’est engagée dans un projet aussi ambitieux pour reconstituer la biodiversité en République démocratique du Congo. Kibali Gold Mine s’est fait le pari de réintroduire 72 rhinocéros blancs dans le Parc de la Garamba, dans le nord-est du pays. Un projet d’importance capitale pour repeupler cette aire protégée jadis victime de braconnage contre ce grand mammifère.

La réintroduction des rhinocéros dans la Garamba a un impact socio-économique

Pour concrétiser sa promesse, le géant minier de l’or dans la Grande Orientale a ramené 16 rhinocéros en juin 2023 et 24 autres au mois de décembre 2025. Désormais, le Parc National de la Garamba abrite 39 rhinocéros (une femelle du premier lot était morte). Les animaux proviennent d’une réserve privée du KwaZulu-Natal en Afrique du Sud. Pour totalement concrétiser ce pari de 72 rhinocéros, Kibali Gold Mine entend ramener au cours de cette année 2026 les 32 autres rhinos afin de boucler ce projet.

Il sied de préciser que les opérations de translocation de ces grands mammifères constituent des opérations très complexes qui nécessitent des évaluations approfondies des risques et des études de faisabilité avant leur mise en œuvre. La réintroduction de ces rhinos est l’un des plus importants mouvements transfrontaliers d’animaux sauvages enregistrés ces dernières années sur le continent africain. Ce projet est piloté par l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) et African Parks, et s’inscrit dans le programme continental « Rhino Rewild », qui vise à redéployer plus de 2 000 rhinocéros vers des zones protégées et sûres.

A noter qu’au-delà de la réintroduction de ces animaux, Kibali s’assure également d’une surveillance renforcée du parc pour éviter le sort tragique de cette espèce. En effet , le Parc de la Garamba a bénéficié d’une profonde restructuration sécuritaire. Les rhinocéros sont équipés de colliers de repérage par satellite et suivis au quotidien par des équipes de rangers dédiées et des vétérinaires spécialisés.

Il s’en suit un impact socio-économique enregistré depuis le repeuplement du parc. Au-delà de l’équilibre écologique du parc (la Garamba étant un site du patrimoine mondial de l’UNESCO), ce projet commence à redynamiser le tourisme de vision dans la province du Haut-Uélé et à créer des emplois indirects pour les communautés locales qui soutiennent le projet.

« Notre soutien à la Garamba reflète notre conviction que la biodiversité est le fondement du développement durable. Nous sommes fiers de contribuer à cet effort historique aux côtés de nos partenaires », indiquait Barrick Gold Corporation, actionnaire gérant de Kibali, dans une déclaration transmise à la presse à propos de ces réintroductions des rhinocéros.

Ainsi donc, grâce à un engagement financier à long terme et un soutien logistique constant, la mine de Kibali est devenue l’un des piliers de la restauration écologique du parc de la Garamba en RDC.

Cap vers l’énergie verte

Pour réduire son empreinte carbone et protéger les écosystèmes forestiers de la Grande Orientale contre la pollution industrielle, Kibali s’est positionnée comme l’une des mines les plus écologiques d’Afrique. La société a opté pour une mix énergétique à 85 % renouvelable. Ici, la mine est alimentée par trois centrales hydroélectriques (Ambarau, Azambi et Nzoro).

Dans la même optique, de nouveaux investissements solaires ont été effectués. Kibali a récemment investi dans la construction d’une centrale solaire de 16 mégawatts adossée à un système de stockage par batteries, permettant de maintenir l’approvisionnement en énergie propre même durant la saison sèche.

Un site minier géré durablement

En ce qui concerne la gestion environnementale de son site minier, Kibali utilise un circuit fermé de traitement des eaux industrielles qui neutralise et réduit la concentration de cyanure à un niveau sans danger pour l’écosystème local.

Bien plus, pour assurer une meilleure protection de la faune aviaire, l’entreprise a installé des dispositifs technologiques spécialisés (Birds Canons) autour de ses bassins de rétention pour repousser automatiquement les oiseaux et empêcher la faune sauvage de s’abreuver dans les zones industrielles.

Des projets de durabilité communautaire

Kibali a dédié tout un Fonds pour l’environnement et les projets de durabilité communautaire. En parallèle à la stricte conservation de la faune, Kibali finance des alternatives agricoles durables pour réduire le braconnage et la déforestation par les populations locales.

Par le Fonds de développement communautaire (Dotation de 0,3% du chiffre d’affaires), ce mécanisme financier légal génère régulièrement des budgets conséquents (allant de 8,3 à 8,7 millions USD par campagne). Bien qu’une part soit allouée aux infrastructures de base (écoles, hôpitaux), une partie importante finance le développement durable dans la Grande Orientale.

C’est ainsi qu’on dénombre des projets d’agro-durabilité gérés par les communautés locales. Dans ce cadre, il y a le financement d’une ferme aqua-ponique et de projets d’encadrement agricole pour fournir des sources de revenus et de protéines durables aux communautés entourant le domaine de chasse de la Garamba.

A ceci s’ajoute le projet d’énergie communautaire par le financement de centrales photovoltaïques destinées à alimenter les foyers locaux pour freiner la dépendance au bois de chauffe (makala), protégeant ainsi le couvert forestier de la région.

A savoir que le rhinocéros blanc, plus gros mammifère terrestre après l’éléphant, était l’espèce emblématique et endémique au parc de la Garamba avant que le dernier spécimen ne disparaisse à la suite du braconnage. Voilà le mérite de Kibali Gold Mine, qui a adopté le rhinocéros comme son animal totem, de repeupler cette aire protégée.

Amédée Mwarabu 

 

By amedee

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