Une fois de plus, la Banque mondiale s’allie aux efforts continus menés par les gouvernements et les institutions régionales pour endiguer l’épidémie d’Ebola, protéger les agents de santé de première ligne ainsi que les communautés affectées, maintenir les services de santé essentiels et sauver des vies. A cet effet, un nouveau décaissement de 93 millions USD vient d’être disponibilisé dont 80 millions de dollars pour renforcer la riposte nationale du gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) et 13 millions de dollars pour aider les pays voisins et les institutions régionales à renforcer la préparation, la coordination et la sécurité sanitaire transfrontalière à l’échelle régionale, dans le cadre du programme régional en cours, Préparation, Riposte et Résilience face aux Urgences Sanitaires (HEPRR), selon un communiqué de presse de la Banque mondiale.
« Les urgences sanitaires n’attendent pas, et nous non plus », a déclaré Albert Zeufack, Directeur des opérations de la Banque mondiale pour la République démocratique du Congo. « Dès les tout premiers jours de cette épidémie, nous avons mobilisé l’ensemble de nos instruments financiers et de notre assistance technique pour travailler aux côtés du gouvernement congolais et soutenir sa population — en mettant rapidement des ressources à disposition, en restant présents sur le terrain et en intensifiant notre soutien à mesure que la situation évoluait. Ce nouveau financement s’inscrit dans la continuité de cet engagement. »
À ce jour, le Groupe a engagé 426,6 millions de dollars pour la riposte globale à l’urgence Ebola, à travers une combinaison de dons existants et nouveaux et de financements concessionnels.
Les 80 millions de dollars de financement additionnel permettront à la RDC de renforcer la surveillance des maladies, les capacités des laboratoires, la prise en charge clinique des cas, la prévention et le contrôle des infections, ainsi que l’engagement communautaire dans les zones touchées.
« Le projet HEPRR produit déjà des résultats tangibles, en s’appuyant sur des années d’investissements dans la préparation, la surveillance, les laboratoires et des systèmes de santé résilients. Les délais de détection sont passés de 10 jours au début de l’épidémie à un ou deux jours en septembre 2026 », note la Banque mondiale dans son communiqué.
De plus, le projet a déployé des experts techniques nationaux à Bunia, là où les besoins sont les plus critiques, pour renforcer la riposte provinciale. Il a également permis de livrer 104 plateformes de diagnostic Radione et 70 000 tests pour la maladie à virus Ebola de souche Bundibugyo, de fournir 340 tonnes de médicaments et d’équipements médicaux pour améliorer les soins aux patients et maintenir les services de santé essentiels, et de financer des véhicules pour renforcer la surveillance épidémiologique.
La protection des personnes vulnérables reste au cœur de ce soutien. Les financements aideront également à maintenir les services de santé maternelle et infantile en Ituri, épicentre de la maladie, afin que l’épidémie n’aggrave pas les risques pour les femmes et les nouveau-nés. Ils contribueront aussi à protéger les moyens de subsistance dans les communautés touchées et à permettre aux enfants de continuer à fréquenter l’école en toute sécurité.
À l’échelle régionale, le financement additionnel de 13 millions de dollars s’appuiera sur le soutien existant du Groupe via l’Africa CDC et renforcera la préparation, la riposte et la résilience face aux urgences dans les 11 pays du programme HEPRR. Ce financement permettra à la Communauté de santé d’Afrique orientale, centrale et australe (ECSA-HC) et à l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) d’intensifier leur appui technique et la coordination transfrontalière. Les investissements cibleront le renforcement des systèmes de surveillance et de laboratoires, le développement des compétences du personnel de santé, le déploiement de dispositifs numériques de contrôle sanitaire aux principaux points d’entrée, ainsi que des mesures visant à réduire le risque de propagation transfrontalière d’Ebola.
« Le Groupe de la Banque mondiale continuera de travailler aux côtés du gouvernement de la RDC, des pays voisins vulnérables à l’épidémie, des institutions régionales, des communautés affectées et d’autres partenaires pour endiguer la maladie, répondre à l’évolution des besoins et renforcer la préparation face aux futures urgences sanitaires », indique le communiqué.
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