Au titre de l’exercice 2025, les prévisions budgétaires de la Cour des comptes se sont chiffrées à CDF 109 157 151 858,00 contre CDF 117 250 447 657,00 en 2024, dégageant une diminution de CDF 8 093 295 799, soit 7,41 %. Ces prévisions sont constituées de : 58 706 479 368,00 de CDF pour le Fonctionnement ; de 26 330 724 310,00 de CDF pour les investissements ; et de 24 119 948 180,00 de CDF pour les Rémunérations, selon le rapport public annuel des exercices 2024 et 2025 présenté le 8 juin 2026 par le Premier président de la Cour des Comptes à l’Assemblée nationale.
Cependant, l’exécution de ces crédits budgétaires au 31 décembre 2025 s’est élevée à 47 583 253 171,00 de CDF, soit 43,59 %, répartis comme suit :
- Fonctionnement : 19 886 345 427 CDF, soit 33,87 % ;
- Investissement : 1 061 138 704 CDF, soit 4,03 % ;
- Rémunérations : 26 635 769 040 CDF, soit 110,43 %.
« Le niveau d’exécution en baisse des crédits de fonctionnement de 33,87 % en 2025 n’a pas permis à la Cour des comptes de réaliser correctement et intégralement son programme annuel. Pour les dépenses d’investissements, il est observé un taux d’exécution de 4,03%. Pour ce qui est des crédits de rémunérations, le dépassement constaté de l’ordre de 110,43 % résulte de la non-prise en compte par le Gouvernement des implications financières liées aux nominations, aux promotions et aux mises en retraite des Magistrats de la Cour des comptes depuis l’exercice 2022 », note le rapport de la Cour des Comptes.
Dans ses recommandations faites à la suite de la publication de ce rapport, pour ce qui est des ressources financières, la Cour des comptes a exprimé « un besoin pressant » de voir le Gouvernement de la République lui allouer des crédits conséquents pour la couverture des charges salariales et rehausser le niveau d’exécution des crédits de fonctionnement et d’investissements.
Sur le plan des ressources humaines, la Cour des comptes dit être confrontée au problème majeur d’effectifs tant des magistrats que des cadres techniques et administratifs, ce qui hypothèque son déploiement dans les Provinces. En effet, les effectifs des membres du personnel de la Cour des comptes s’élèvent à 277 unités, dont 17 % de Magistrats, membres de la Cour, et 83 % de membres du personnel administratif et technique.

Pour autant, cette institution supérieure de contrôle, suite aux avancées enregistrées ces deux dernières années notamment avec des prononcés des jugements, la Cour des comptes entend continuer, inlassablement, à poursuivre son ambition d’être une institution de référence en matière de contrôle tant juridictionnel qu’extra-juridictionnel des finances publiques.
Haute juridiction financière et institution supérieure de contrôle des finances et des biens publics, la Cour des comptes est chargée, aux termes de l’alinéa premier de l’article 180 de la Constitution, d’assurer le contrôle, dans les conditions fixées par la loi, de la gestion des finances de l’Etat et des biens publics ainsi que des comptes des provinces, des entités territoriales décentralisées et des organismes publics.
Le présent Rapport public annuel tire son fondement juridique des alinéas 2 et 3 de l’article 180 sus évoqué, qui disposent que la Cour des comptes publie, chaque année, un rapport remis au Président de la République, au Parlement et au Gouvernement. Le rapport est publié au Journal officiel.
Amédée Mwarabu

