Une réunion du Conseil des ministres du GouvernementUne réunion du Conseil des ministres du Gouvernement Suminwa

Présentement, plus de 500 créances échues et impayées du Fonds de promotion de l’industrie peinent à être recouvrées. Alors que les  bénéficiaires de ces crédits et subventions rechignent à honorer leurs engagements contractuels, le président de la République sollicite le concours des instances judiciaires pour aider le FPI à recouvrer les 300 millions de dollars prêtés aux entrepreneurs et opérateurs économiques nationaux. Ceci appelle également à une transparence totale dans ce dossier pour savoir qui sont ces créanciers véreux qui bloquent aujourd’hui l’élan de financement des projets du FPI. Il y a lieu aussi de s’interroger si l’octroi de ces crédits a été fait dans les conditions de rigueur qui s’imposent. 

Le Président de la République, Félix Tshisekedi, dans sa communication lors du Conseil des ministres du 26 juin 2026, a instruit le Ministre de l’Industrie ad intérim, en étroite collaboration avec le Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, d’élaborer un plan renforcé de recouvrement des créances du Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI). Ce Plan de recouvrement devra bénéficier du concours des juridictions et des autres instances judiciaires compétentes en vue d’accélérer le recouvrement effectif des créances échues destinées au financement du développement industriel du pays.

Dans  cet ordre, cette opération, a insisté le président de la République, doit être conduite avec « rigueur, dans le strict respect de la Loi, des engagements contractuels et des intérêts supérieurs de la Nation ».

Actuellement, le portefeuille du Fonds de Promotion de l’Industrie demeure grevé par plus de cinq cents (500) créances échues et impayées, représentant un encours de plus de 300 millions de dollars américains à recouvrer.

« Cette situation préoccupante affecte sensiblement les capacités d’intervention de cet établissement dans le financement et l’accompagnement du développement industriel.  Le non-respect des engagements contractuels par certains bénéficiaires prive le Fonds de ressources considérables, réduit sa capacité d’intervention et compromet le financement de nouveaux projets industriels indispensables à la transformation économique de notre pays », note le compte rendu du Conseil des ministres.

Le Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI) doit jouer son rôle en tant que l’un des principaux instruments de financement de la politique nationale d’industrialisation. A ce titre, il est appelé à soutenir la création, la modernisation et l’expansion du tissu industriel national, afin de renforcer notre autonomie productive, de créer des emplois et de réduire notre dépendance vis-à-vis de l’extérieur.

 « Le Président de la République attache une importance personnelle à ce dossier de recouvrement dans le contexte actuel notre pays s’emploie à accélérer sa diversification économique, à promouvoir la transformation locale de nos matières premières, à créer davantage d’emplois pour notre jeunesse et à renforcer notre souveraineté économique. Car, chaque dollar recouvré doit être réinvesti au service de l’industrialisation nationale et de la prospérité collective », peut-on encore lire dans le compte rendu du gouvernement.

Par ailleurs, Félix Tshisekedi a salué les initiatives déjà entreprises par le Fonds de Promotion de l’Industrie en vue du recouvrement de ces créances et lui a exprimé tout son soutien pour garantir l’exécution effective des obligations contractuelles des bénéficiaires des crédits accordés.

Finances & Entreprises

By amedee

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