Dès le départ, Kibali Gold Mine est un projet construit avec une vision à long terme. Et cette approche s’illustre constamment à travers ses résultats en matière de production, de partenariats et de croissance de ses réserves minières. En plus de 15 ans d’exploitation, Kibali reste un modèle de croissance économique durable en RDC. La mine est construite sur des bases solides du point de vue technique, social et écologique, reflétant la vision à long terme de la société.
Depuis que Kibali a coulé son premier lingot d’or en 2013, la société a réussi à remplacer chaque once extraite et même au-delà, et le corridor ARK-KCD montre que les perspectives restent meilleures pour la société. En effet, au regard des résultats des recherches géologiques, la mine souterraine devrait bénéficier d’une grande rentabilité à long terme et d’une optimisation de ses performances grâce aux améliorations effectuées dans les opérations actuelles, qui mettent l’accent désormais sur les gains matériels de productivité.
En plus de 15 ans d’exploitation, Kibali continue de contribuer de manière significative à l’économie congolaise, avec des investissements dans le pays dépassant désormais les 6.3 milliards de dollars, dont 3.1 milliards de dollars ont été versés à des entrepreneurs et partenaires locaux non sans compter des gains substantiels captés par le pays en termes de paiement d’impôts, taxes et redevances.
Kibali, principal moteur de l’économie du nord-est de la RDC
Une réalité indéniable est que la mine de Kibali reste le principal moteur de l’économie de la région du Nord-Est de la RDC, couvrant les provinces du Haut-Uélé et de l’Ituri. Les carrières satellites de Kalimva, Ikamva et Ndala sont exploitées dans un cadre contractuel avec des entreprises locales, témoignant ainsi de l’engagement ferme de Kibali en faveur du développement du contenu local. La population de la zone du projet est d’environ 65 000 habitants, Durba étant la principale agglomération. La population du territoire de Watsa est d’environ 300 000 habitants.
La région ne dispose d’aucune infrastructure importante, hormis celles construites par Kibali Gold Mine pour soutenir les opérations minières. D’autres infrastructures existantes permettent l’agriculture de subsistance et à petite échelle. Les principales infrastructures de Kibali comprennent les réseaux routiers d’accès à la mine et les routes internes, une usine de traitement, des installations de stockage des résidus miniers (TSF), des terrils (WRD), un village d’hébergement, des bâtiments administratifs, des magasins, des entrepôts, un laboratoire, des ateliers, des postes de sécurité, des installations médicales et d’intervention d’urgence, des réseaux de communication et de transmission de données, une piste d’atterrissage, des installations de stockage et de distribution de carburant.
Il sied de préciser que la mine n’est pas raccordée au réseau électrique national et Kibali dépend entièrement de sa propre production d’électricité. L’alimentation électrique actuelle provient d’une combinaison de groupes électrogènes diesel à grande vitesse sur site, de trois centrales hydroélectriques (Ambarau, Azambi et Nzoro), d’une centrale solaire photovoltaïque et de deux systèmes de stockage d’énergie par batterie (BESS). L’eau brute est collectée à partir des eaux de pluie, des sources, du drainage des bassins et de la rivière Kibali, puis stockée.
Concernant la mise en service de la centrale solaire de 16MW équipée d’un système intégré de stockage d’énergie par batterie (BESS), elle a été achevée, augmentant à 85% l’utilisation de l’énergie renouvelable. Le site pouvait déjà fonctionner, depuis juillet 2025, avec 100% d’énergie renouvelable pendant six mois de l’année. Autant dire que Kibali a pu réussir sa transition énergétique et s’érige en référence non seulement pour l’Afrique, mais aussi pour l’industrie minière dans le monde.
« Kibali est bien plus qu’une mine. C’est un partenariat qui cimente l’économie régionale. Dirigée par des Congolais, approvisionnée par des Congolais et construite pour durer, elle incarne le modèle de l’économie locale. Nous sommes fiers du modèle que nous avons créé ici, un modèle qui offre une valeur ajoutée à chaque étape du processus », aime déclarer le staff dirigeant ce géant minier d’or.
Bien plus, en matière de conservation de la biodiversité, Kibali est en train de laisser une empreinte indélébile avec son projet lancé en 2023 de réintroduction de 72 rhinocéros dans le Parc de la Garamba dans la province du Haut-Uélé. A ce jour, 40 rhinos ont été transférés de l’Afrique du Sud au Parc de la Garamba, en partenariat avec l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) et African Parks (AP). D’ici peu, Kibali entend boucler ce projet avec la translocation des 32 rhinocéros restants.

Soutien à l’émergence de l’entrepreneuriat local
L’exploitation minière de Kibali impacte favorablement les activités économiques de la région et plus spécialement le secteur entrepreneurial. Les activités de Kibali contribuent au développement d’une économie locale florissante grâce à de multiples partenariats avec des entreprises de la RDC. A ce jour, plus de 700 entreprises congolaises bénéficient d’initiatives de Kibali en matière de passation de marchés et de renforcement des capacités. Ici, tous les appels d’offres sont publiés conjointement par la mine et l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé en RDC (l’ARSP), selon les meilleures pratiques en matière de transparence.
Kibali Gold Mine garantit une prospérité partagée en injectant chaque année plus de 325 millions de dollars dans l’économie locale. Grâce à sa politique de sous-traitance, elle a versé plus de 3,1 milliards de dollars aux entrepreneurs et fournisseurs congolais, soutenant ainsi l’émergence d’un pôle économique régional dans le Haut-Uélé.
Pour appuyer l’autonomisation locale, la politique de l’entreprise privilégie la promotion des entrepreneurs congolais, favorisant également l’emploi local avec un effectif composé à près de 94 % de Congolais dont 54 % originaires de la région. Des entreprises congolaises sont également employées pour les projets de construction. Kibali collabore étroitement avec les acteurs locaux pour améliorer la qualité et l’efficience des prestations fournies, stimulant la création de valeur durable. C’est dans cette perspective que la société a financé d’importants projets d’infrastructures locales, notamment la construction de la route Kokoro-Awilaba et des ponts.
Les récents investissements et projets de l’entreprise s’articulent autour de plusieurs axes majeurs notamment les infrastructures de base et de développement communautaire. Plus 3,2 millions USD ont été affectés pour la construction et la réhabilitation de ponts (Kibali, Lanza) et d’axes routiers pour désenclaver la région.
Sur le plan communautaire, 41 des 44 projets relevant de la dotation pour le développement communautaire de 0,3% ont été achevés depuis le premier semestre 2025, apportant un soutien essentiel en matière d’infrastructures, d’éducation et de soins de santé. Parallèlement, l’exécution du Cahier des Charges progresse normalement.

En somme, Kibali Gold Mine reste un modèle de croissance économique durable en RDC. La mine est construite sur des bases solides du point de vue technique, social et écologique, reflétant la vision à long terme de la société.
A savoir que la mine d’or de Kibali est située au nord-est de la République démocratique du Congo, à environ 220 kilomètres à l’est d’Isiro, capitale de la province du Haut-Uélé, à 150 kilomètres à l’ouest d’Arua, ville frontalière ougandaise, et à 1 800 kilomètres du port kényan de Mombasa. La mine appartient à Kibali Gold Mine SA (Kibali), une coentreprise détenue à 45 % par Barrick et AngloGold Ashanti, et à 10 % par la Société Minière de Kilo-Moto (SOKIMO). L’exploitation de la mine est assurée par Barrick.
Amédée Mwarabu
