Cette nouvelle société va oeuvrer dans la transformation, le polissage et la taille du diamant congolais et des pierres précieuses localement en RDC avant leur commercialisation sur le marché mondial. Une initiative qui s’inscrit pleinement dans le combat de Louis Watum de développer les chaînes de valeur localement afin de faire profiter au maximum les Congolais des fruits de leurs produits miniers.
Lors du Conseil des ministres du 29 mai 2026, le ministre des Mines, Louis Watum (photo à la Une), a soumis et obtenu l’approbation du Projet de création de la société ADEX RDC SA. Cette société commune est détenue à part égale par le FOMIN ( Fonds Minier pour les générations futures) 50% et ADEX Plateforme 50%. Il s’agit d’un partenariat stratégique visant à moderniser et à valoriser le secteur de diamant en RDC.
Cette initiative tient compte de l’expertise avérée du partenaire suisse ADEX Plateform AG dans le secteur du diamant étant donné il est composé des membres siégeant dans le Conseil mondial de diamant. L’un d’eux est vice-président du Consortium mondial du diamant.
Devant les membres du Gouvernement, le ministre des Mines a passé en revue les détails du Business Plan de ce projet ainsi que ses avantages stratégiques.
En ce qui concerne la valeur ajoutée locale, Louis Watum a indiqué qu’en internalisant la transformation , polissage, taille et la commercialisation internationale, la RDC conserve une part significative de la valeur ajoutée de ce diamant et pierres de valeur provenant de l’exploitation artisanale dont datant de 1936 pourrait se poursuivre, selon les estimations, pour au moins 50 ans, selon le CEEC.
En ce qui concerne les retombées fiscales, le trésor public pourrait générer d’importants revenus au cours des cinq premières années. Le modèle prévoit 30 à 40 emplois locaux directs au sein d’ADEX RDC SA, avec un transfert de technologies de pointe et des compétences depuis la Suisse posant les bases des nouvelles filières en aval : joaillerie, or, autres secteurs à forte valeur ajoutée. De manière indirecte, ce créneau pourrait créer 120 à 150 emplois.
Amédée Mwarabu
