Le président Félix Tshisekedi lors de la signature de l'Avenant N°5Le président Félix Tshisekedi lors de la signature de l'Avenant N°5

C’est depuis décembre 2025 que le seuil symbolique des 12 000 USD la tonne de cuivre a été franchi pour la première fois de l’histoire, à la Bourse des métaux de Londres (LME). Depuis la veille de noël 2025, les cours du métal rouge a dépassé les 12 000 dollars la tonne pour la première fois. Cette envolée historique était due à des tensions sur les approvisionnements mondiaux et aux craintes de nouvelles barrières douanières américaines. Et depuis, le cuivre a même frôlé les 14.000 USD la tonne il y a quelques jours. Actuellement la tonne de cuivre est autour de 13.500 USD.

Cette embellie du cuivre sur le marché international profite nettement à la RDC dans le cadre du fameux Contrat chinois renégocié à travers l’Avenant N°5 qui avait porté les gains de la RDC de 3,2 milliards USD à 7 milliards USD avec un des financement annuels de 324 millions USD jusqu’à 2040.

En effet, dans le cadre du contrat chinois renégocié et signé en mars 2024 entre la partie congolaise et le GREC, représentant le groupement des entreprises congolaise, il était convenu que si le prix du cuivre sur le marché international oscillait au-delà de  12.000 USD la tonne, la RDC devrait bénéficier des avantages additionnels à hauteur de 30% par rapport à ce seuil.

« Les Parties conviennent, sans équivoque, de réaliser un investissement annuel pour les infrastructures de trois-cent-vingt-quatre millions de dollars américains (324 000 000 USD) de l’année 2024 à l’année 2040 (incluses), à condition que le prix du cuivre soit égal ou supérieur à huit-mille dollars américains la tonne (8 000 USD/tonne). A savoir, sept milliards de dollars américains (7 000 000 000 USD) moins un-milliard-cinq-cent-millions de dollars américains (1 500 000 000 USD) déjà empruntés et puis, divisés par dix-sept (17) années », renseigne l’Avenant N°5.

Cependant, le même document précise plus loin que «Si le prix du cuivre augmente d’au moins cinquante pour cent (50%) à partir de huit-mille dollars américains la tonne (8 000 USD/tonne), trente pour cent (30%) des bénéfices additionnels réalisés dans ces conditions seront consacrés au financement additionnel des infrastructures. Le financement additionnel des infrastructures sera calculé selon la formule suivante : Financement Additionnel des Infrastructures = [quantité annuelle du cuivre en métal commercialisée (en tonnes) × (prix du cuivre (USD/tonne) -12 000 USD/tonne)] ✗ 30% ».

Par contre, dans l’hypothèse où le prix du cuivre baisserait et se situerait entre huit-mille (8000) et sept mille (7000) dollars américains la tonne, le montant annuel des investissements sera déterminé selon la formule suivante: Montant annuel des investissements= [1-(8000-Prix du cuivre) /(8000-5200 324 000 000.

Et dans l’hypothèse où le prix du cuivre baisserait en dessous de sept-mille (7000) dollars américains la tonne, les parties prenantes devront se réunir pour déterminer le montant annuel des infrastructures.

Cependant, il est écrit noir sur blanc dans cet Avenant N°5 que les Parties reconnaissent expressément et acceptent que SICOMINES cessera de financer les investissements d’infrastructures dans le cas où le prix du cuivre venait à être égal ou inférieur à cinq-mille-deux-cents dollars américains la tonne (5200 USD/tonne).

Rappelons que la RDC avait négocié, en 2008, un contrat avec le GEC prévoyant l’octroi de gisements de cobalt et de cuivre en échange de la construction des infrastructures. Ce partenariat avait abouti à la création de la société congolo-chinoise SICOMINES, représentée par la GECAMINES et le GEC. En 2023, l’Inspection générale des finances (IGF) avait estimé dans une étude qu’il y avait, dans cette convention de collaboration, un important déséquilibre financier au détriment de la RDC.  Le Président Tshisekedi l’avait ainsi jugé défavorable aux intérêts congolais et avait demandé sa révision. Le Chef de l’État avait également abordé cette question avec son homologue chinois Xi Jinping lors de sa mission en Chine en mai 2023.

Amédée Mwarabu

By amedee

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