Environ 20 % de l’approvisionnement mondial en cuivre repose sur un procédé utilisant l’acide sulfurique pour extraire le cuivre des minerais oxydés. Avec près de 50 % des approvisionnements mondiaux de soufre transportés par voie maritime interrompus, les marchés du soufre et de l’acide sulfurique sont confrontés à une situation extrêmement tendue.
« Si la fermeture du détroit d’Ormuz se prolonge, nous sommes particulièrement préoccupés par la disponibilité des matières premières nécessaires à la poursuite des activités minières. La pénurie d’acide sulfurique, principal produit chimique industriel mondial, aura un impact indirect sur la production mondiale de cuivre », estime le co-président d’Ivanhoe Mines Robert Friedland qui commentait les chiffres de production de Kamoa-Kakula et de KICO au premier trimestre 2026.
A noter que l’unité de fusion de cuivre de Kamoa-Kakula, une filiale d’Ivanhoe Mines, a produit 117 871 tonnes d’acide sulfurique à haute concentration durant le premier trimestre 2026.
Dans ce contexte, Kamoa-Kakula occupe une position idéale en tant que producteur et vendeur, et non consommateur, d’acide sulfurique. « Notre fonderie de cuivre sur site produit de l’acide sulfurique à haute concentration comme sous-produit, que nous vendons aux exploitations minières de cuivre oxydé de la Copperbelt en RDC. Précisons que notre procédé industriel ne nécessite pas d’acide sulfurique pour produire des anodes de cuivre d’une pureté de 99,7 % », a déclaré Robert Friedland commentant la crise au Moyen Orient avec la fermeture du détroit d’Ormuz.
Outre l’acide sulfurique, l’industrie minière en RDC pourrait également être impactée par la pénurie de carburant dont 20% du pétrole passe par le détroit d’Ormuz, actuellement sous conflit entre l’Iran, les Etats-Unis et Israël.
Le co-président d’Ivanhoe Mines Robert Friedland l’a reconnu en ces termes : « Nous prévoyons que la fermeture prolongée du détroit d’Ormuz aura un impact considérable sur les chaînes d’approvisionnement mondiales. C’est pourquoi des plans d’urgence ont été élaborés sur l’ensemble des sites d’exploitation d’Ivanhoe afin d’assurer la continuité de ses activités, notamment par des achats anticipés de diesel. Nos responsables de sites miniers font preuve de prudence et d’optimisme quant à notre situation. »
Par ailleurs, Kamoa-Kakula a remis en état plus de 250 mégawatts de capacité hydroélectrique en République démocratique du Congo, qui alimentent ses opérations. Bientôt, cette société disposera de 60 mégawatts supplémentaires grâce à son nouveau parc solaire avec stockage par batteries. Kamoa-Kakula affiche un taux de consommation de diesel par tonne de cuivre produite très faible, renforçant ainsi l’avantage stratégique de nos opérations intégrées.
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