On m’a souvent relancé, parfois avec une insistance appuyée, pour que je consente enfin à dévoiler un nouveau modèle économique, non pas une simple adaptation aux réalités de la RDC, mais une architecture conceptuelle capable de soutenir l’envol d’une nation de cette nature, quelque chose de véritablement inédit. L’éthosisme, en ce sens, s’inscrit comme un principe idéologique de politique économique pensé pour les économies avancées. Mais s’agissant des économies dites tiers-mondistes, la prescription relève d’un tout autre registre, que je n’ai cessé d’esquisser, par touches successives, depuis plusieurs années.
Pourquoi, me demandait-on, garder cela en réserve ? Par prudence ? Par stratégie ? Ou par crainte d’être mal compris ? La vérité est, au fond, plus dépouillée. Dans un environnement où les idées circulent avec célérité mais peinent à s’inscrire dans la durée, j’ai longtemps différé l’exposition d’un modèle qui requiert à la fois rigueur intellectuelle et courage politique, non en raison de sa complexité mais parce qu’il impose une rupture nette avec des réflexes profondément enracinés, chez les décideurs comme chez les observateurs. À cela s’ajoute une donnée plus subtile, dans nos contextes les idées sont souvent consommées plus rapidement qu’elles ne sont élaborées, reprises, simplifiées, parfois altérées jusqu’à en perdre leur substance avant même d’avoir été véritablement comprises, ce qui rendait nécessaire une certaine maîtrise du moment de leur dévoilement.
N’étant pas immortel, j’ai finalement choisi d’en transmettre la « recette », dans toute sa complexité, aux Congolais, afin qu’elle puisse être discutée, critiquée et, peut-être, éprouvée par le réel, tandis que ceux qui ont assisté à mes interventions à travers le tiers-monde en en reconnaissent déjà les lignes de force. Ce qui suit constitue une démarche exigeante sur le plan intellectuel, qui requiert du temps, de l’attention et une réelle persévérance. Le développement d’une nation ne relève ni de l’évidence ni de solutions immédiates ; il implique des diagnostics rigoureux et des réponses souvent difficiles, à rebours de certaines représentations simplifiées. Tous n’y trouveront pas une lecture aisée, et cela n’a rien d’infamant, tant la matière impose un effort soutenu pour en saisir pleinement la portée. Il convient toutefois de garder à l’esprit qu’il s’agit ici d’une condensation, une tentative de ramener en 4 pages l’essentiel d’un travail de recherche initialement développé sur 43 pages.
Sans plus attendre, s’ouvre ici le récit du modèle proposé, dans lequel l’État crée d’abord le capital, puis les capitalistes, avant de faire émerger le marché qui, à terme, rend sa propre intervention progressivement superflue.
Le problème mal posé : un capitalisme sans capital financier
Le débat économique en RDC se trouve, trop souvent, engagé sur de mauvaises bases, non par déficit d’intelligence, mais par une erreur initiale de diagnostic. On y discute de marché, d’entrepreneuriat, de libéralisation, de concurrence, d’accès au crédit, de financement des PME, de startups et d’innovation, comme si les conditions de possibilité de ces mécanismes étaient déjà réunies. Elles ne le sont pas. Le capitalisme repose sur un fondement que l’on tend à reléguer au second plan : le capital financier. Non comme une abstraction doctrinale, mais comme une réalité tangible, disponible, mobilisable. C’est lui qui rend possible l’investissement, autorise la prise de risque, structure les entreprises et soutient leur croissance dans le temps.
Dans les économies développées, ce capital se constitue lentement, par sédimentation. Des niveaux de revenus élevés permettent une formation soutenue de capital domestique, qui ne se limite pas à l’épargne des ménages mais s’inscrit dans un ensemble de mécanismes d’intermédiation et de valorisation financière. Cette capacité irrigue les systèmes bancaires, les fonds de pension et les marchés financiers, en leur fournissant une base stable de ressources mobilisables. À cette dynamique s’ajoute une accumulation intergénérationnelle qui consolide des patrimoines durables, capables de soutenir l’investissement productif. Le capital y circule, se transforme et, ce faisant, renforce continuellement la capacité productive de l’économie.
La RDC vient d’être classée parmi les pays où la concentration de l’extrême pauvreté atteint les niveaux les plus élevés au monde. Ce constat ne relève ni de l’accident ni de la seule conjoncture, mais s’inscrit dans une trajectoire longue. Le produit intérieur brut par habitant y demeure, depuis des décennies, parmi les plus faibles au monde, avant comme après l’indépendance. Les revenus, durablement contraints, limitent mécaniquement la capacité endogène d’accumulation du capital. L’accumulation intergénérationnelle reste marginale, les systèmes financiers peu profonds, et le capital financier, dans sa forme effectivement mobilisable, y demeure rare.
Cette configuration engendre une illusion particulièrement pernicieuse. On en adopte les formes sans en détenir la substance. L’initiative privée est invoquée dans un environnement où les acteurs ne disposent ni des ressources initiales ni des instruments nécessaires à leur émergence et à leur consolidation. Dans ce vide structurel, un acteur s’impose. L’État. Non par inclination idéologique, mais par détermination historique. Héritier d’actifs issus de la période coloniale et détenteur des principales rentes, il demeure, de fait, le principal pourvoyeur de capital financier, mais aussi le seul à disposer des leviers de création monétaire et de la capacité d’endettement à grande échelle, qu’il s’agisse de mobiliser des financements auprès des institutions internationales, telles que la Banque mondiale, le FMI ou les banques de développement, ou encore d’accéder aux marchés financiers par l’émission de titres souverains.
La question ne se formule donc pas en termes d’alternative entre État et marché. Elle réside dans une interrogation plus fondamentale : comment instituer un capitalisme là où fait précisément défaut ce qui en constitue la condition première, à savoir un capital financier abondant, structuré et mobilisable ?
Le piège de la privatisation : transfert, non transformation
Les réformes économiques mises en œuvre en RDC ont, le plus souvent, obéi à une logique présentée comme allant de soi : réduire le rôle de l’État, ouvrir les marchés et privatiser les entreprises publiques, puis laisser les forces du marché opérer. Sur le papier, la séquence conserve une certaine cohérence. Dans la réalité, elle repose sur une hypothèse implicite dont la validité est loin d’être acquise, à savoir l’existence préalable d’un tissu d’acteurs économiques en mesure de reprendre, de gérer et de développer ces actifs dans un cadre concurrentiel.
Dans un contexte marqué par la rareté du capital financier domestique, cette hypothèse ne se vérifie pas. Lorsque les entreprises publiques sont cédées, elles ne sont pas absorbées par un capital national en cours de structuration, mais le plus souvent par des capitaux étrangers ainsi que par des groupes disposant d’un accès privilégié à des financements extérieurs. Ce qui est présenté comme une ouverture du marché s’apparente alors, en pratique, à un transfert de propriété. La structure productive change de mains sans que les capacités locales ne se densifient réellement.
Il en résulte un capitalisme extraverti, au sein duquel la création de valeur se trouve dissociée de son ancrage territorial. Les profits peuvent être rapatriés, les centres de décision externalisés, tandis que les dynamiques d’accumulation domestique demeurent limitées. Dans une telle configuration, la privatisation ne constitue pas un levier de transformation structurelle ; elle opère une reconfiguration des détenteurs d’actifs sans corriger la dépendance initiale.
On a, en somme, libéralisé sans avoir préalablement façonné les acteurs capables d’en être les véritables porteurs.
Repenser le rôle de l’État : de gestionnaire à investisseur transitoire
Le constat impose un déplacement du débat. Si le capital financier fait défaut et si la libéralisation, en l’état, ne produit pas les effets attendus, la question n’est plus de réduire ou d’étendre le rôle de l’État de manière abstraite. Elle consiste à en redéfinir la fonction. L’État ne peut durablement demeurer gestionnaire d’entreprises, au risque de reconduire des inefficacités désormais bien documentées. Il ne peut davantage se cantonner à un rôle de régulateur dans un environnement où les acteurs privés ne disposent pas des ressources nécessaires à leur émergence. Une fonction intermédiaire s’impose, celle d’un investisseur transitoire, capable d’intervenir là où le capital privé est absent, puis de se retirer à mesure que les conditions de marché deviennent effectives.
Cette logique s’inscrit dans une histoire économique éprouvée. Le dirigisme de la France d’après-guerre a montré qu’un État pouvait orienter l’économie, structurer des filières et accompagner l’émergence de champions nationaux sans renoncer à l’économie de marché. Le Japon, à travers le MITI, a dirigé le crédit et coordonné le développement industriel. La Corée du Sud a mobilisé un système bancaire étroitement encadré pour financer l’essor de conglomérats nationaux, les chaebols, tels que Samsung, Hyundai et LG. La Chine, sous l’impulsion de Deng Xiaoping, a combiné une ouverture progressive au marché avec le maintien d’un contrôle stratégique du capital. La Norvège, pour sa part, a structuré un modèle dans lequel l’État agit comme actionnaire de long terme, en gérant des participations stratégiques dans des entreprises telles que Equinor à travers des instruments publics comme le Government Pension Fund Global, devenu un pilier de la gestion du capital national. Toutefois, là où ces trajectoires reposaient sur des bases industrielles ou financières déjà consolidées, la réalité congolaise impose une inflexion plus radicale. Il ne s’agit plus seulement d’orienter le capital, mais d’en organiser l’émergence.
Dans chacune de ces expériences, l’État ne s’est pas substitué au marché ; il en a construit les conditions de possibilité. L’économie ne relève pas d’une orthodoxie figée, mais d’un pragmatisme ajusté aux contraintes concrètes.
Dans cette perspective, l’intervention publique change de nature. L’État n’agit ni comme un opérateur permanent ni comme un simple arbitre. Il devient un acteur de transition dont la légitimité tient à sa capacité à combler un vide structurel, celui de l’insuffisance de capital financier domestique. Son rôle consiste à rendre possible ce qui, en son absence, ne peut advenir.
L’État devient ainsi un actionnaire temporaire, un catalyseur de capital.
La mécanique du modèle : la main visible à durée déterminée
Le modèle proposé s’articule autour d’une logique à la fois simple dans son principe et exigeante dans sa mise en œuvre. Il ne procède ni d’un retour à l’État gestionnaire, ni d’un abandon au marché dans un contexte de pénurie de capital. Il repose sur une intervention ciblée, séquencée dans le temps, dont la finalité consiste à faire émerger les conditions d’un capitalisme opérant. La main visible n’a pas vocation à durer. Elle intervient, structure, puis s’efface.
Dans cette architecture, l’instrument central n’est pas la dette mais la participation. L’État entre au capital des entreprises par des prises de participation, assumant une part du risque au lieu de la transférer. Là où le crédit impose une contrainte de remboursement indépendante de la performance, l’investissement en capital permet d’accompagner la croissance et d’en capter une fraction des gains. Cette logique modifie en profondeur la nature de l’intervention publique. Elle ne se limite plus à financer, elle participe à la construction même des capacités productives.
L’allocation de ce capital obéit à une hiérarchie précise. Elle vise à soutenir les salaires, à ancrer l’activité dans le tissu local et à contenir les fuites de capitaux. Les salaires ne relèvent pas d’une simple charge ; ils constituent le point d’origine de la formation du capital financier, en organisant la circulation du revenu, en permettant l’émergence progressive d’une capacité d’accumulation et en structurant une base économique domestique. Les injections de capital ne sauraient prioritairement financer des importations massives d’équipements qui externalisent immédiatement les ressources. Elles doivent renforcer la capacité interne de l’économie à générer du revenu, à soutenir la demande et à densifier, par paliers successifs, des réseaux productifs locaux. Cette allocation doit également prévenir les phénomènes de concentration excessive et favoriser une diffusion territoriale de l’investissement, afin de déconcentrer les opportunités économiques et d’ancrer la création de valeur au plus près des réalités locales. C’est à ce niveau que se joue la formation d’un capital endogène.
Enfin, cette intervention est pensée, dès son origine, comme transitoire. Chaque prise de participation s’inscrit dans un horizon de sortie explicitement défini. L’État n’a pas vocation à demeurer actionnaire indéfiniment. Il organise les conditions de son retrait en cédant progressivement ses parts, idéalement au profit d’acteurs domestiques à mesure que ceux-ci se constituent. Ce mouvement ne se confond pas avec une simple privatisation. Il en représente l’aboutissement, le moment où le capital formé devient le socle d’un marché en mesure de fonctionner par ses propres dynamiques.
L’État intervient ainsi non pour se substituer au marché, mais pour en rendre possible l’existence, en investissant de manière temporaire afin de faire émerger le capital financier appelé, à terme, à prendre le relais.
Créer le marché boursier avant de s’en retirer
L’un des arguments les plus fréquemment opposés à une intervention de l’État sous forme de participation concerne la question de la sortie. À qui céder les parts dans un environnement où les marchés financiers demeurent embryonnaires et où le capital domestique est limité ? L’objection est fondée, mais elle repose sur une hypothèse implicite, celle de l’existence préalable d’un marché boursier. Dans le contexte congolais, un tel marché n’existe pas encore à l’échelle requise.
Dès lors, la question de la sortie ne peut être pensée indépendamment de celle de la construction du marché lui-même. L’émergence d’un capitalisme fonctionnel suppose la formation progressive d’acteurs capables d’absorber ces participations. Cela implique la mise en place d’institutions de capitalisation et d’investissement, qu’il s’agisse de fonds de pension, de systèmes d’épargne structurés ou de véhicules d’investissement collectifs. Ces dispositifs permettent de transformer des flux de revenus, même initialement modestes, en capital financier mobilisable à l’échelle nationale.
À mesure que ces acteurs se structurent, les conditions d’un marché boursier domestique prennent forme. La création d’une place financière nationale cesse alors d’être un projet abstrait pour devenir une nécessité économique. Les entreprises peuvent être introduites de manière graduelle, à mesure qu’elles atteignent un degré suffisant de maturité financière, garantissant leur stabilité et leur capacité de croissance. Dans cette configuration, elles deviennent elles-mêmes en mesure de participer au rachat des parts détenues par l’État, soit directement, soit par l’intermédiaire du marché. Ce mouvement contribue à une redistribution progressive de la propriété du capital, tandis que la formation des prix s’ancre dans des dynamiques domestiques. Le retrait de l’État s’inscrit alors comme l’aboutissement logique d’un processus qu’il a lui-même initié.
L’État ne se retire pas d’un marché préexistant ; il en organise l’émergence, puis s’efface à mesure que celui-ci devient capable de fonctionner par lui-même.
Rien n’est totalement nouveau sous le soleil
L’épisode de 2008 aux États-Unis rappelle une évidence souvent négligée : lorsque le capital privé se retire, l’État peut redevenir investisseur. Le Troubled Asset Relief Program (TARP), en français Programme de rachat des actifs en difficulté, autorisé à 700 milliards de dollars, a mobilisé environ 400 milliards, dont 205 milliards via le Capital Purchase Program (Programme d’acquisition de participations en capital). Le Trésor n’a pas prêté, il a investi sous forme d’actions préférentielles rémunérées autour de 5 %, avec des warrants. Ce n’était ni de la dette ni une subvention, mais une prise de risque partagée. Dans un système bancaire fragilisé, l’équité a absorbé les pertes potentielles et stabilisé les bilans, là où la dette aurait accentué la contrainte.
La sortie confirme la logique. Entre 2009 et 2012, les grandes banques ont racheté les parts publiques et versé des dividendes. L’État a ensuite cédé progressivement ses positions, notamment dans Citigroup et Bank of America. Dans l’automobile, environ 50 milliards de dollars ont été injectés dans General Motors, avec une prise de participation suivie d’une sortie via les marchés. Sur les ~400 milliards engagés, l’essentiel a été récupéré, avec un coût net limité. L’intervention a fonctionné comme un portefeuille : pertes et gains se sont compensés, dans le temps.
Le plus important est que les États-Unis n’ont pas financé leur intervention de 2008 à partir d’une épargne préexistante. Elle a été rendue possible par une expansion monétaire d’ampleur, conduite avec la Federal Reserve, ce que l’on désigne, de manière simplifiée, comme la « planche à billets ». Pourquoi le ciel ne s’est-il pas effondré ?
Risques, garde-fous et recomposition du portefeuille de l’État
Toute proposition de cette nature appelle des réserves. Le risque de clientélisme est réel, comme dans toute allocation de ressources publiques. La possibilité d’une mauvaise sélection des entreprises ne peut être écartée. À cela s’ajoute un risque macroéconomique. Une mobilisation mal encadrée du capital financier par l’État pourrait engendrer des déséquilibres, notamment en matière d’inflation et de stabilité monétaire. Ces critiques sont légitimes. Elles doivent être prises au sérieux, non pour disqualifier l’approche, mais pour en préciser rigoureusement les conditions de mise en œuvre.
Ces risques appellent des réponses institutionnelles précises. La création d’une structure d’investissement indépendante, dotée de critères transparents et orientée par la performance, permet de contenir les interférences politiques. La sélection des entreprises doit reposer sur des exigences strictes de viabilité économique, d’impact mesurable et d’ancrage local. La discipline monétaire constitue un autre pilier. Toute intervention doit être calibrée en fonction de la capacité productive réelle de l’économie afin d’éviter une expansion financière dissociée de la création de valeur. La mobilisation du capital financier peut impliquer une création monétaire endogène encadrée, à condition qu’elle demeure adossée à l’activité productive et ne se traduise pas par une simple expansion de liquidité sans contrepartie réelle.
Cette approche implique également une redéfinition profonde de la nature même du portefeuille de l’État. Celui-ci ne peut plus être défini principalement par la détention d’entreprises héritées de la période coloniale, souvent inadaptées aux dynamiques contemporaines. Il doit évoluer vers une structure plus agile, fondée sur des prises de participation dans des entreprises privées en croissance, ainsi que dans des filières stratégiques ciblées par la politique industrielle, notamment celles à forte intensité de recherche et développement. L’État devient ainsi gestionnaire d’un portefeuille de capital financier qu’il alimente, oriente, valorise, puis cède progressivement à mesure que ces entreprises atteignent une maturité suffisante. Il ne s’agit pas d’un désengagement au sens classique, mais d’une transformation de la nature même de la présence publique dans l’économie.
Ce modèle ne relève ni d’une planification centralisée ni d’un laisser-faire. Il repose sur une séquence ordonnée. Celle d’un État qui intervient pour combler un vide structurel, organise l’émergence du capital financier, puis s’efface à mesure que les acteurs privés prennent le relais. Le marché n’est pas écarté. Il est préparé. L’intervention publique n’est pas une fin en soi. Elle constitue une phase.
L’enjeu fondamental ne réside pas dans une opposition entre État et marché, mais dans l’organisation maîtrisée de la transition de l’un vers l’autre. C’est là, au fond, que se marque la ligne de fracture entre le néolibéralisme, matrice dominante de la pensée économique en RDC, qu’elle soit assumée ou intériorisée, et l’approche de la théorie monétaire moderne, orientée vers la recherche du plein emploi et de la pleine mobilisation des capacités productives.
Jo M. Sekimonyo, PhD
Chancelier de l’Université Lumumba
Économiste politique hétérodoxe

