La guerre dans la partie Est de la RDC a sensiblement ralenti la croissance du secteur de la sous-traitance dans le pays. Alors que la sous-traitance peut générer un chiffre d’affaires de 8 milliards USD, l’autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé voit ses chiffres en berne en 2025 principalement à la suite de la guerre dans le Nord et le Sud-Kivu. Pourtant, le secteur de la sous-traitance a enregistré une croissance considérable de son chiffre d’affaires entre 2022 et 2024. Pour autant, le DG de l’ARSP reste confiant que ce secteur devra contribuer à la promesse du président de la République de créer 6 millions d’emplois en RDC.

Le Ministre de la Communication et Médias, Porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, ainsi que le Directeur général de l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP), Miguel Kashal Katemb, ont co-animé, le lundi 27 avril 2026, un briefing presse au studio Maman Angebi de la RTNC.

Au cœur des échanges : « Régulation de la sous-traitance : décisions, mesures, résultats et perspectives pour les PME congolaises agréées, en vue de la création d’une classe moyenne en République démocratique du Congo. »

D’entrée de jeu, Miguel Kashal a expliqué que la sous-traitance, dans la chaîne de valeur, a des impacts directs sur la population, notamment à travers la création d’emplois. Une vision chère au Chef de l’État, qui s’est engagé à générer 6 millions d’emplois.

Impacts d’un succès

S’agissant des performances de cet établissement public, l’ARSP a présenté les statistiques couvrant la période 2022-2025.

« Dès notre prise de fonction, nous avons trouvé un chiffre d’affaires de la sous-traitance évalué à près de 300 millions USD. Aujourd’hui, les statistiques font état de plus de 2 milliards USD de chiffre d’affaires réalisés en 2023 », a déclaré le Directeur général de l’ARSP devant les professionnels des médias.

À la base de ces résultats, plusieurs leviers, notamment la sensibilisation et le dialogue avec les différentes parties prenantes. Ce dialogue s’est instauré en priorité entre les entreprises principales et la Fédération des entreprises du Congo, permettant d’aboutir à un consensus. Car, loin d’être des adversaires, ces acteurs sont appelés à travailler ensemble, conformément à l’esprit de la loi sur la sous-traitance, qui privilégie le partenariat.

Des partenariats ont ainsi été développés entre sous-traitants, mais aussi entre entreprises principales et sous-traitants. Par ailleurs, on note la création d’emplois déclarés, à la suite de l’enregistrement des entreprises.

Autre avancée majeure : le partenariat signé entre l’ARSP et l’ONEM, qui permet désormais un partage réciproque des bases de données.

Le Directeur général de l’ARSP a également souligné que la sous-traitance ne se limite pas au secteur minier, mais concerne l’ensemble des secteurs d’activités. Les opérations de contrôle ont ainsi été menées dans plusieurs provinces, notamment au Katanga, au Kongo Central, au Kwilu, à Mbuji-Mayi et au Kasaï Oriental.

Finances & Entreprises 

By amedee

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